093/11 - Je me mentais!
Je me mentais à moi-même! - Dimanche 3.avr.2011 - (093/11)
On avait pas beaucoup dormi, Thomas était venu se coucher vers 6h du matin et il ne m’avait pas laissé dormir et à 11h, il était déjà debout, le tein frais et dispo. Grrr, j’aurai bien passé la journée à roupiller moi. Ok, j’avoue, c’était aussi parce que je ne voulais pas me retrouver face à Pascal, je me sentais mal à l'aise de devoir manger avec eux. Iak, ça faisait vraiment "couple"!
Jeeez, je ne pouvais pas lire ce que pensait Pascal, il avait l’air égal à lui-même, par contre, je ne sais pas si c’était mon imagination, mais il évitait de me regarder. Jess, elle tout comme son frère, semblait péter la forme. Comme à mon habitude, j’avais de la peine à desserrer les dents sans avoir avalé 4 ou 5 cafés, alors je les écoutais papoter en essayant de cacher mes baillements.
Petit coup de canif; Pascal était déjà là vendredi soir. Il avait été répéter avec le groupe de son pote Varios. Ils avaient un petit concert vendredi soir, Pascal avait été les voir, tandis que Jess avait passé la soirée avec sa copine Barbie (je crois). Samedi donc, il avait passé une partie de la journée avec le groupe de musiciens. Le soir, après le souper chez les parents, Jess avait été voir son mari jouer. Ils avaient été ensuite prendre un verre avec le groupe, puis ils sont venus nous rejoindre en boîte.
Donc, Thomas savait bien que Pascal était là! Et il ne m’a rien dit. De plus, j’ai appris qu’il avait accompagné sa soeur au concert. Hum, quel cachotier, je comprends pourquoi il était arrivé si tard! Il était venu me rejoindre après, au lieu d’aller prendre un verre avec le groupe.
Je ne savais pas si je devais lui dire quelque chose ou pas, après tout, il n’y avait pas de raison précise qui l’obligeait à m’en parler!!!! Arhhh! Ca aurait changé quoi de toute façon? A part me rendre légèrement distante à l’idée que peut-être Pascal se pointerait plus tard dans la soirée? Mouais, à la place de Thomas, je n’aurais rien dit non plus.
Après avoir avalé mes cafés, j’ai commencé à participer aux discussions; j’ai fait mine de m’intéresser au concert. Hum, ça ne m’intéressait pas du tout, c’était question de causer, de ne pas faire bande à part. Par contre, Pascal ne faisait pas la gueule, mais il restait silencieux, distant, il avait l’air dans la lune, de ne pas s’intéresser à la conversation. J’ai eu l’impression que ma présence le dérangeait, d’être de trop. Mais je me faisais des idées, il était seulement dans son mood du matin après avoir peu dormi. Pour ça, il me ressemblait beaucoup, Jess et Thomas étaient toujours très bavard le matin.
Jess avait l’intention de rentrer aux Etats-Unis, à New-York. Elle retournait s’installer dans leur appartement à New York. Pascal pensait aller avec elle, et resterait une semaine là-bas. Ils n’ont pas précisé quand, mais je pense que c’était pour bientôt.
D’entente tacite, on mangeait ensemble à midi, enfin c’était plutôt 14h. Ca me rendait nerveuse de me mettre à cuisiner comme si j’étais chez moi, et j’avais peur des éventuels critiques de Jess ou même de Pascal. En fait, j’étais juste nerveuse. Comme s’il avait deviné, Pascal s’est tout simplement occupé de tout, comme si c’était naturel.
Vers les 15h, les cops de Thomas ont commencés à envahir son appartement. Flûte, j’aurai voulu être chez moi au calme, devant ma téloche, sans avoir besoin de sourire, parler ou me casser la tête à écouter ou participer aux conversations. Pas très bavarde, je m’étais installée entre les jambes de Thomas.
Pascal et Jess sont parti vers 17h pour Munich.
Après le départ du couple, les garçons ont décidés de jouer à des jeux vidéos, sur ce, je me suis éclipsée dans la chambre pour dormir encore un peu. J’ai pleuré en silence avec la peur au ventre que Thomas ne me surprenne. Même si je ne voulais pas me laisser aller à y penser, je me mentais à moi-même, voir Pascal m’a touchée, me torturait, je l’aimais toujours et c’était difficile de se faire à l’idée que c’était fini, que jamais plus je ne pourrais me lover dans ses bras ou faire l’amour avec lui, ni l’embrasser ou le toucher. Je souffrais plus que je ne saurais le dire, ça me faisait comme un gros vide à l’intérieur, un gros vide que je n’arrivais pas à combler.
Bête à dire, mais je me sentais seule, perdue sans son amour, sans l’espoir de revenir à ce qu’il y avait entre nous. Il me manquait si fort que ça en devenait irrespirable.