095/11 - Des crises de chaleur d'amour??

Publié le par JaneDo

Des Crises de Chaleur d’Amour?
Lundi.4.avr.2011 (094/11)

J’ai toujours un gros trou au fond de l’estomac. Ciel, je n’ai jamais aimé quelqu’un autant que j’aime Pascal, c’est écrasant, horripilant, ça me rend complètement raplapla, sans énergie et sans volonté. Je pense à lui 24h sur 24h, c’est carrément insupportable et aussi épuisant.

J’ai passé le plus clair de ma journée à essayer de trouver le courage de l’appeler... mais pour lui dire quoi? Je n’arrive pas à t’oublier? Reviens? Ne me laisse pas tomber? Aime moi encore ou sinon, je t’en supplie, fait le moi croire une fois de temps à autre? Pfff, lamentable. J’étais devenue une de ces pauvres filles désespérée, amoureuse à sens unique, qui n’arrive pas à se faire une raison, qui n’arrive pas à accepter une rupture! Lamentable, lamentable, je me déteste.

J’ai encore des crises de chaleur en pensant à lui, Pascal, de véritable crise de chaleur, j’ai l’impression d’avoir l’épiderme en feu! C’est peut-être de grosses crises d’angoisses et ça m’arrive n’importe où! Je peux être en train d’acheter du pain et tout à coup, hop, crise de chaleur; mon regard a quelque chose qui me fait penser à lui et je me mets à bouillir littéralement de l’intérieur. Et je languis de lui. Purée, c’est insupportable. Est-ce que c’est ce que ressente ces personnes qui se disent amoureuses? Alors, j’avais raison d’avoir fui ce sentiment pendant si longtemps.

Je déteste ne pas avoir le contrôle... Parfois, j’ai tellement envie de le voir, de le sentir, de l’entendre que je me sens au bord de la folie. Même l’odeur du printemps me tord l’estomac, le chant des oiseaux le matin, la vue du lac, tout me donne des frissons; j’ai envie qu’il soit là, à portée de main. Je ne veux pas ressentir ces choses là, je veux me concentrer sur ma vie avec Thomas et oublier cet autre sourire, ces expressions, cette façon d’aimer, cet autre regard... Je ne veux pas y penser.

Le soir, ouf, souper chez ma frangine. J’étais contente de voir mes nièces, les entendre raconter leurs histoires, sourire de leurs blagues.

Une pensée assez triste m’a traversé l’esprit; dans 100ans, j’aurai disparu de ce monde, je ne serais plus qu’un amas d’os ou de poussières, toutes traces de ces sentiments que j’imaginais si grands, auront disparu. Et même en regardant mon sourire figé sur une vieille photo, personne ne pourra deviner à quel point j’étais consumée d’amour pour cet homme aux magnifiques yeux verts brûlants. Pascal, Pascal qui? Peut-être n’auront-ils qu’une vieille photo d’un vieil homme bedonnant et chauve? L’idée m’a fait sourire. Personne ne pourra imaginer que cet homme là aura provoquer en moi les affres d’une passion dévorante!

22h, j’étais de retour dans mon repaire!

Après avoir mis mon journal à jour, je n’ai pas pu me retenir d’envoyer un message à Pascal; “Est-ce que j’ose t’appeler demain?”.

Je ne pensais pas recevoir de réponse, en tout cas, pas avant demain, alors j’ai été agréablement surprise de recevoir un message de sa part 5mn après; Bien sûr voyons! Tu peux m’appeler quant tu veux, toujours!!! Bisous. J’ai réalisé que j’avais été si nerveuse en composant le message, dans ma hâte, j’avais oublié de dire; bisous à la fin. Pfff.

Alors à demain, gros bisous :)
Gros bisous à toi aussi ;)


Sauvée de la détresse! Grâce aux messages de Pascal, j’avais l’impression que le poids que j’avais au fond de la poitrine était moins lourd. Je pouvais enfin dormir grâce à l’espoir de l’entendre demain, d’être en contact. Je ne pensais pas qu’il me répondrait aussi gentiment. Afff, il me plaît.


Et 1 jour de repos - Mardi.5.avril.2011 - (95/11)

Mardi j’étais si crevée du week-end, qu’après avoir passé quelques heures à peindre, je me suis effondrée et j’ai dormi une partie de l’après-midi. Je n’ai pas appelé Pascal.

Après tout, l’idée que je pouvais l'appeler et l’entendre a suffit à alléger mon angoisse. Je pouvais remettre mon appel à demain, ou après-demain, au moins j’avais cette petite escapade, ce petit espoir, grâce à ça, je me sentais bien.

J’ai parlé avec Thomas vers midi, et en fin de journée. Je lui avais dit que j’irai “peut-être” chez lui après son entrainement et après avoir fini mes trucs, mais je n’avais pas envie de bouger de la maison.

Mince, il faut que je passe chez Dol, chez mon papily aussi, que j’achète du vin pour compléter, que je fasse un saut à l’agence, que je pense aussi à appeler Vania, mince Caro aussi... Pfff... Demain... Oui, demain. Aujourd’hui, je n’avais pas envie de faire grand chose.

Comme je ne l’avais pas appelé, en début de soirée Pascal m’a envoyé un petit message; Tu ne devais pas m’appeler aujourd’hui? J’ai attendu ton appel. Tout va bien?. J’ai pas répondu parce que je dormais quant je l’ai reçu, et après, je ne savais pas quoi dire.


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