096/2012 - La dèche!
Jeudi, 05 avril 2012 - (096/2012) - La dèche!
Arrrh, j’avais pensé voir Pascal ce soir, ou du moins, un petit moment, mais il m’a prévenu que ça n’allait pas être possible. Ça m’a flingué le moral, plongé dans une déprime sans fond et vidé de toute mon énergie. Je n’étais plus qu’un ballon dégonflé!
Dire que j’avais réussi à caser Béa chez Dol, donc débarrassé d’un problème épique, bon j’avais quand même le chien, mais je m’étais organisée en fonction. Autant prendre les choses par les bons côtés et rester positive, mais voilà, la nouvelle m’a complètement aplatie! Bon d’accord, j’aurai quand même dû demander… pfff!
Je n’ai même pas demandé pourquoi ! A quoi ça aurait servi de le savoir, ça n’aurait rien changé, je ne le voyais pas, c’est tout ce qu’il y avait à savoir! Rhhh, demain congé total et on ne pouvait même pas profiter de se croiser! Demain il ne travaillait pas, alors ça aurait pu être hyper sympa, et mince, ça me gavait.
Puis vers 22h, Pascal a appelé pour me dire qu’il passait me chercher dans une 1h. Héééé? Pas le temps de me laver les cheveux, de m’épiler, de préparer correctement mon sac, rien… La dèche! D’ailleurs, je ne savais pas vraiment ce qui était prévu, ni quoi prendre, il m’avait seulement dit qu’on dormirait chez Michael.
Petite mise au point en route; on sortait avec les potes, donc, toute la soirée à rester à distance, ou plutôt sur nos gardes, et enfin, en fin de soirée, on rentrait ensemble.
On a été rejoindre le groupe au resto, ils avaient tous déjà mangé et moi j’avais la dalle. Ça m’avait coupé la fin de savoir que je ne le voyais pas, donc, avachie, j’ai passé le reste de la journée après son coup de fils, écrasée sur mon canapé sans trouver la force de faire quoi que ce soit.
Vers 21h, j’avais été chercher Béa et l’ait larguée chez Dol qui dormait, donc son plouk nous a accueilli. Le pauvre, je ne suis pas très sympa avec, pourtant j’essaie parce que je sais qu’elle y tient. Puis, en rentrant, j’avais immédiatement enfilé un training pourri et je n’avais pas l’intention de faire le moindre effort pour le reste de la soirée, limite me coucher après avoir lu toute une série de manga à l’eau de rose pour compenser mon manque d’affection. Et voilà que le programme avait changé et pourtant, j’étais vidée, de la peine à retrouver la pêche.
Boum, boum, boum… Mon cœur ne cessait de faire des vagues hors de mon contrôle rien que parce que j’étais assise à ses côtés, dans sa voiture et qu’il était était à quelques centimètres… Ma conversation aussi était des plus passionnantes, c’était une série de « Hahh, hé hé hé, euh… », pfff, lamentable. Pascal m’a demandé à plusieurs reprises si j’allais bien et tout ce qu’il a eu comme réponse se limitait à ; hun, hun.
En arrivant au resto, j’ai été m’asseoir près de Thomas, et tout ça, pour ne pas le coller. Pascal a dû venir me chercher pour me ramener vers lui. Il m’avait fait une place à côté de lui. Super; ça m’a coupé la parole et transformé mes oreilles en générateur de couleurs rougeâtres. Pas top!
J’ai commencé à me détendre quant on a quitté le resto en réalisant que Pascal faisait des tonnes d’efforts pour me faire participer aux conversations, pour me garder près de lui, alors que je fuyais dès que je croisais le regard furibond de sa femme. Pourtant, elle faisait des efforts de ne pas le montrer.
Ses copains avaient l’intention de poursuivre la soirée en boîte, mais Pascal, ça ne lui disant rien. Je crois qu’il avait l’impression que je n’en aucune envie, alors il m’avait proposé de rentrer et je crois que j’ai été un peu rapide à accepter, ce qui a dû le convaincre. Glups, je n’avais pourtant pas vraiment envie de rentrer, mais peut-être plutôt avoir quelques minutes pour reprendre mes esprits et discuter un peu avec lui, ensuite, j’aurai pu aller n’importe où.
On est donc rentré… Une fois chez Michael, j’ai réalisé que j’étais drôlement contente de ne pas traîner en boîte tout le reste de la soirée sans pouvoir l’approcher. Et (rire), Pascal avait envi d’un peu d’intimité, il en avait un peu marre d’être toujours en groupe.
Ouf, je n’avais pas envie de lui saboter sa soirée juste parce que je n’arrivais pas à me mettre dans l’ambiance. J’avais tellement peur qu’il s’ennuie… Apparemment, c’est tout dans ma tête!