097/2020 - Sa femme simulait un malaise pour l’obliger à rentrer
Vendredi, 06 avril 2012 - (097/2012) - Sa femme simulait un malaise pour l’obliger à rentrer
4 jours de congé et Pascal et moi n’avions qu’une envie, c’était de les passer enfermé et collé comme des sardines en boîte. Evidemment, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait…
Pour ne pas nous encombrer, Michael n’est rentré que tôt dans la matinée. C’était cool. Il allait falloir que je trouve le moyen de le remercier d’être si compréhensif et gentil avec nous. Il fallait absolument que je trouve quelque chose, un cadeau ou un service, je ne sais pas.
Vendredi, j’ai eu de la peine à me lever, j’étais morte, crevée. Je n’avais pas assez dormi, ou presque pas, alors quant mon réveil à sonner, rhhh, j’ai repoussé d’une demi-heure, puis d’une autre, puis, je me suis forcée, je devais passer chercher la chienne, je ne pouvais pas la laisser seule trop longtemps. Malgré tout, je n’aurai pas réussi à vraiment dormir la sachant seule.
J’ai immédiatement vu qu’elle avait ses chaleurs… Je ne pouvais pas la prendre chez Michael et lui dégueulasser ses moquettes et tapis… La poisse! Et je ne pouvais pas la planter toute seule à la maison juste pour m’envoyer en l’air avec mon petit copain!!! Pauvre petite puce, je ne pouvais pas faire ça.
Petit coup de colère, mais en voyant les sauts de joie de la petite follette, ça a disparu…
Ce n’est peut-être qu’un chien, mais je l’adore cette petite touffe de poil et je sais qu’elle m’adore aussi. Donc, malgré les yeux dans les baskets, j’ai été la promener et j’ai averti Pascal que je ne pourrais pas revenir avec la chienne dans cet état, alors on se retrouverait le soir. D’ici là, il fallait que je trouve le moyen de lui fabriquer des pampers sur mesure, de trouver une solution pour qu’elle ne saigne pas chez Michael, ou sinon, je ne pourrais pas l’emmener avec moi ou peut-être même que je ne pourrais pas voir Pascal très longtemps… Je ne savais pas quoi faire.
Dol et Béa m’ont appelé après mon coup de fils avec Pascal. Elles me proposaient de passer prendre un café avec elles. Question de liquider cette corvée, je suis allée directement à Froideville, ensuite, je pourrais rentrer dormir un peu. Vers midi, je suis enfin rentrée.
Pascal m’avait proposé de manger avec lui à midi, mais je n’avais pas osé planter les filles, surtout que Béa racontait un truc atroce sur son passé. Je pouvais difficilement me lever au milieu de son discours, et j’étais aussi vraiment, vachement crevée. Je voulais au moins dormir 1h ou 2!
On a donc décidé de se voir vers 16h et d’aller promener la chienne au bord du lac.
Clair et net que Pascal pensait qu’on ne se quitterait plus depuis là, mais c’était sans compter le chien. Je ne pouvais pas. Je pensais rentrer, passer la soirée à la maison avec le chien, et lui de son côté, il pouvait sortir avec ses potes et tout ça, et on pouvait se voir plus tard, vers 1h, 2h ou même 4h du matin un petit moment, puis retour chez moi. Impossible d’imaginer rester avec lui en laissant la pauvre chienne toute seule.
Finalement, Pascal a décidé de venir chez moi et tant pis s’il se faisait prendre…
Ce n’était pas une très bonne idée, même si sur le moment, j’étais toute contente, j’ai vite réalisé qu’il se mettrait en mauvaise posture une fois de plus à cause de moi. Il avait une femme et une famille plutôt stricte, qu’il avait des obligations, je ne pouvais pas le laisser faire.
A contrecœur, j’ai dû essayer de le ramener à la raison. Pfff, ça me faisait chier d’être aussi raisonnable, mais je l’aimais assez pour supporter. Je suis rentrée le cœur en miette, mais aussi, contente de ne pas avoir laissé mes envies prendre le dessus.
J’oubliais que Pascal est Lion, et qu’il pouvait se montrer buté, aussi têtu que moi.
Il est rentré chez lui, il a bien essayé de se raisonner, pour se détendre, il a joué un moment à la guitare, mais quant sa femme a commencé à le saouler avec son envie de sortir, à essayer de jouer un peu trop à la petite femme, à celle qui pensait que tout était normal, qu’il n’y avait pas de problèmes, qu’il ne se passait rien en dehors d’eux, Pascal a pété un câble et il a foncé chez moi.
Elle avait été même jusqu’à suggérer que je n’avais peut-être pas vraiment envie de le voir, ni envie d’être avec lui, sinon on serait ensemble… Salope! Mais d’un côté, elle m’a rendu service!!!
Ses copains l’appelaient pour lui proposer de les rejoindre, mais Pascal a refusé toutes les invitations. Jess n’a pas arrêté de lui laisser des messages, de l’appeler, mais il n’avait pas envie de lui répondre. Puis, à peu près vers 23h, elle lui a laissé un message disant qu’elle ne se sentait pas bien, le suppliant de la rappeler. Pascal était persuadé que ce n’était que du cinoche.
Caro lui avait aussi laissé des messages, évidemment il n’avait pas besoin de me donner les détails, je devinais qu’elle voulait le voir et se plaignait peut-être de ne pas beaucoup le voir pendant ces congés. En général, il ne me parlait jamais de ce qu’elle lui écrivait ou ce qu’ils se disaient, mais quant il a lu qu’elle était passée chez lui parce que Jess était au plus mal, Pascal s’est décidé à rappeler sa femme.
Rien de plus normal qu’il s’inquiète de ce qui se passait chez lui, ni pour sa femme, mais il était toujours persuadé qu’elle allait très bien, qu’elle simulait, mais dans le doute, il devait quand même aller voir. Quelque part, moi aussi je pensais qu’elle faisait juste semblant pour le forcer à rentrer, pour nous gâcher la soirée, mais je ne pouvais pas le dire ou le montrer, ç’aurait été à mon désavantage.
Encore une fois, le cœur en miettes, je m’attendais à le voir me quitter et ne plus le revoir pendant le reste du week-end. Arf, j’avais mal au cœur, mais je ne pouvais absolument rien faire pour éviter ça, je l’ai vu se diriger vers la porte avec appréhension, me retenant de lui demander de rester et de laisser sa femme se débrouiller toute seule ou elle n’avait qu’à appeler son frère!
Puis, il s’est retourné pour me tendre la main… Il voulait que je l’accompagne? Non? Ben oui!