100/11 - Je pense qu'il y a 1 chance
Je pense qu'il y a 1 chance
Dimanche-10.avril.2011-(100/11)
Folle d’angoisse, j’ai essayé d’appeler Caro, mais elle ne répondait pas. Ensuite, j’ai donc envoyé un message à Thomas, je n’osais pas lui parler directement. Mais, il m’a rappelée droit derrière, comme s’il était pendu à son natel à attendre un signe. Aïe, je ne voulais pas lui parler, mais il savait bien que j’avais mon natel sous la main, puisque je venais de lui envoyer un message.
J'ai prétendu être chez moi et que je n’avais pas vraiment envie de sortir. Il a voulu venir, mais en se rappelant tous les 2 de ce qui c’était passé le soir d’avant, hum, il y a eu un long silence embarrassé.
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Tu m’en veux pour hier soir, hein? Je peux venir si je te promets que je n’essayerai rien?
Je ne pouvais quand même pas lui dire que j’étais en route pour voir Pascal? J’ai donc cherché toutes les excuses du monde pour l’empêcher de venir chez moi. Aucune excuse ne tenait vraiment la route. J’aurai pu tout simplement lui dire qu’après son attitude d’hier, je préfèrais ne pas le voir pour le moment, mais je n’ai pas osé non plus. De toute façon, il a très vite compris que je ne voulais pas le voir, alors il a raccroché plutôt fâché. Je n’étais pas très cool et je m’en voulais, mais qu’aurais-je pu faire d’autre?
J’avais bien remarqué que Caro avait essayé de m’appeler pendant que je parlais avec Thomas, mais voilà, je ne sais pas prendre les doubles appels! Donc, dès que j’ai raccroché avec Thomas, j’ai rappelé Caro.
Pascal avait attrapé Caro en train de l’espionner, agacé, il lui avait demandé de rentrer chez elle.
Caro avait voulu se justifier, discuter, mais Pascal ne lui en a pas laissé l’occasion. Elle aussi était agacée par les petits airs que se donnaient l’autre pouffe. Pascal lui a demandé de filer avant qu’il ne s’énerve. Sans demander son reste, elle est partie la queue entre les jambes. Elle était terrifiée à l’idée qu’il la vire lundi du boulot et qu’il ne lui adresse plus la parole. Je lui ai dit de ne pas trop s’en faire, Pascal finirait par se calmer, puis sa tenacité la rendait finalement assez touchante.
J’ai voulu savoir ce que Pascal avait fait après, mais elle n’en savait rien, quant elle est partie, il était toujours avec l’autre. Elle ne savait pas s’ils étaient monté chez elle ou pas, elle n’avait pas osé revenir sur ses pas pour vérifier. La pauvre, sa voix tremblait... Mais pauvre moi aussi, il n’y avait pas que ma voix qui tremblait!
J’ai hésité, mais je crois que je n’étais plus à un faux pas prêt, j’ai appelé Pascal. Après tout, il m’avait demandé de le faire. Hhhhhha! Il n’a pas répondu. Et me voilà proche de la crise d’apoplexie. Heureusement, avant que je fasse une crise cardiaque, dans la minute, il m’a rappelée.
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Pfff, j’ai pas bien regardé, j’ai cru que c’était Caro... Excuse moi.
Jeeez, s’il savait! A l’autre bout du fils, je reprenais mon souffle, mon taux d’angoisse avait failli virer au rouge!
Pascal a voulu savoir ce que je voulais faire et j’ai proposé qu’il passe chez moi, Thomas n’avait pas l’intention de passer chez moi, qu’on pouvait être tranquille. Mais, Pascal se méfiait. Il a commencé à me dire que c’était tout de même trop risqué, qu’il était préférable qu’on en reste là pour ce soir et tout. Là j’ai craqué; il était clair qu’il voulait rester chez cette pétasse, et ça, je ne pouvais pas l’accepter. Rien à faire.
Dès que j’ai su que Pascal avait découvert Caro, j’avais déjà sauter dans un taxi pour retourner chez cette fille. J’avais appelé les taxis et pour calmer mon impatience, je suis même descendue un bout à pieds. Conduite? Je ne pouvais pas, je tremblais trop, attendre chez moi non plus, j’aurai explosé. J’étais contente d’avoir eu la présence d’esprit de retourner là-bas dès j’ai su que Pascal avait renvoyé Caro chez elle. Quitte à me faire remballer aussi, quoique j’en doute, elle n’avait pas eu assez de temps pour lui monter la tête, puisque j’allais débarquer, et ça, elle ne s’y attendait sûrement pas.
Quant je suis arrivée chez elle, ils étaient encore vers la voiture à Pascal. La garce était collée à lui. J’ai pratiquement bondi du taxi dès qu’il s’est immobilisé. On aurait pu réécrire l’expression de surprise sur leurs visages. Hum, en tous cas la sienne, pas de doute, elle ne s’attendait pas à me revoir de si tôt! Elle m’a vu en 1er et Pascal a simplement suivi son regard.
Ben voilà... On était bien là tous les 3... Et maintenant?
Prise de court, je lui ai dit que je trouvais qu’il faisait long alors j’ai voulu voir ce qui le retenait, qu’il m’avait dit qu’il n’avait pas l’intention de la voir. Elle, miss-l’air-de-ne-pas-y-toucher, a secoué la tête l’air de dire, “non mais elle fou quoi celle-là”, en plus elle a mormoné un truc du genre; “Elles se sont donné le mot ou quoi!”. Ca m’a énervée, mais j’ai gardé mon calme, j’étais dans des eaux mouvantes, fallait que je fasse gaffe.
Pascal avait reculé d’un pas en me voyant arriver. Tant mieux, elle ne le touchait plus. Elle restait là comme un plot, et détournait la tête comme si c’était son mec et qu’elle le laissait se débrouiller avec l’emmerdeuse que j’étais. En tous cas, c’était l’impression que ça donnait, le sang me montait à la tête et je me mordais la langue pour ne pas exploser. Je pense que ça devait être pour m’énerver, parce que quant Pascal s’est penché pour lui faire la bise, elle l’a tiré vers elle pour lui chuchotter quelque chose à l’oreille. J’ai bien failli lui sauter à la gorge. J’étais assez près, alors j’ai enlever le bras qu’elle avait passé autour des épaules à Pascal et je l’ai, en quelque sorte, poussée.
Mon geste les a surpris, mais c’était ça ou on en venait aux mains. Elle a poussé un petit cri étouffé et a regardé Pascal l’air de lui demander de faire quelque chose. Glups! Pascal allait-il finir par s’énerver contre moi?
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Oh là, vous commencez à me courir toutes... On va gentiment rentrer chacun chez soi, ok?
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Puis à elle; Ecoute, j’y vais. On en reparlera demain ok. Bonne nuit.
Ca m’a énervée qu’il dise tout haut qu’on rentrait chacun chez soi, c’était clair que c’était pour qu’elle sache qu’il ne venait pas chez moi, ou qu’on ne restait pas ensemble. C’était pour la rassurer et pour me dénigrer. Ah oui, j’ai vu rouge. Et malgré qu’elle soit là;
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Elle t’a chuchotté de revenir en douce ou quoi?
Pascal m’a regardé médusé. J’avais vu le petit sourire de l’autre là, et ça m’a fait trembler dans mes baskets. Pourquoi ce sourire? Qu’est-ce qu’ils avaient concocté tous les 2? Il revenait après avoir fait semblant de rentrer ou quoi? J’avais fermé ma voiture et même si j’avais une amende pour avoir parqué sur la place de quelqu’un, m’en fiche. J’avais l’intention de partir avec lui, et je ne le lâcherai pas. Exclus qu’il revienne ici. Je lui ai dit que j’étais trop nerveuse et trop fatiguée pour conduire, alors je laissais ma voiture ici. L’autre ne partait pas, elle restait plantée là, on aurait dit une poule qui avait pondu son 1er oeuf.
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Jane, on y va! Je n’ai pas l’intention de revenir en douce.
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Alors qu’est-ce qu’elle t’a chuchotté à l’oreille? C’est mal poli. Je veux savoir ce qu’elle avait à chuchotter.
Pascal lui a jeté un regard en biais, puis il a dit qu’effectivement, elle lui a demandé de revenir après, ou dès que je lui aurai lâcher les baskets, mais il n’en avait pas l’intention. Il me l’a juré devant elle. Il avait l’intention de rentrer sagement chez lui.
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Pascal, elle ne peut pas rester là, ce sont des places de parc privées?
Pascal m’a pris les clés pour aller parquer ma voiture ailleurs, et enfin, on est parti. On a roulé peut-être 5mn en silence, je n’osais pas le regarder, j’avais peur qu’il soit en colère, mais tout à coup, je l’ai entendu rire. Il était en train de rigoler? Pascal rigolait de m'avoir vu repousser l’autre, il riait de ma jalousie. Comme il faisait bon, on a été se parquer au bord du lac, et on est resté dans la voiture.
Hum, je ne savais plus de quoi je voulais lui parler, j’avais la tête vide... J’avais plutôt envie d’être dans ses bras... Je voulais qu’il ait aussi envi de me prendre dans ses bras, je l’espérais, j’attendais qu’il fasse le 1er pas. Comme il ne faisait rien, je lui ai encore une fois proposé d’aller chez moi, mais il ne voulait pas.
Pascal se rendait très bien compte que j’étais jalouse et que je ne voulais pas le voir fréquenter une autre fille, d’ailleurs ça le faisait marrer, mais je me suis rendue compte que ça ne lui déplaisait pas. Il ne me trouvait pas très clair, étant donné que j’étais avec quelqu’un. On évitait soigneusement de parler de Thomas, son nom était tabou. Mince, j’avais envie d’être dans ses bras, collée contre lui, je voulais sentir ses bras m’étouffer, les sentir autour de moi, pfff, j’avais envie de lui.
Je l’ai remercié de ne pas m’avoir envoyé sur les roses, il l’aurait pu. Il regardait le lac, la tête lovée sur l’appuie-tête, il a souri; il a dit qu’il n’aurait pas voulu m’humilier devant quelqu’un, pourtant, ce que j’avais fait ce soir n’était pas cool, mais que ça lui faisait plaisir que j’ai réagi, que je me sois débrouillée pour le trouver et que j’ai eu le courage d’aller le chercher quitte à me ridiculiser. Là, il m’a regardée et il m’a demandé si j’avais rougi, il avait l’impression que je rougissais. Il avait raison, j’avais les oreilles en feu.
Encouragée, parce qu’il avait l’air de beaucoup s’amuser de ma réaction et aussi parce que ça avait l’air de lui faire plaisir, je lui ai avouée que j’avais envie de dormir dans ses bras, je n’avais pas envie qu’on se sépare. Il m’a demandé si ce n’était pas plutôt parce que je n’avais pas confiance en lui et que je pensais qu’il allait retourné chez Nathalie? Donc, la pouffe s’appelait Nathalie! J’ai prétendu que non au début, puis je lui ai dit que oui aussi, mais c’était pas seulement ça, je voulais ses bras.
Enfin, un petit geste; il a pris ma main. Il souriait.
Pascal m’a dit qu’on ne pouvait pas rester éternellement dans la voiture, on ne pouvait pas aller chez moi, parce qu’on ne sait jamais, Thomas pouvait très bien passer chez moi comme jeudi, et chez lui c’était trop risqué. Il m’a rappelé que non seulement Thomas avait une clé, il était curieux de savoir comment je pensais pouvoir filer après? On a fait le tour de nos options; il n'y en avait aucune!
Zut... Il n’y avait aucune solution. J’avais beau réfléchir, je ne voyais pas ce qu’on pouvait faire. Comment faire pour rester près de lui, dormir dans ses bras? Bête comme chou, j’ai proposé qu’on aille chez Caro? Pascal a refusé net. Ca m’a surprise, je pensais qu’il aurait sauté sur l’occas, mais non. Alors, je lui ai dit que je me foutais de rester chez lui jusqu’à son départ et même d’attendre la nuit pour filer en douce.
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Qui te dit que j’ai envi de te supporter jusque là, hein? Et si Thomas se pointe, on fera quoi? Tu es prête à lui faire face, à lui parler? Non. Non, je ne veux pas que Thomas... Non, il nous en voudra... Pfff... Jane, qu’est-ce que tu veux? Tu ne pense pas que tu es mieux avec lui? Lui au moins peut t’offrir ce que je ne peux pas t’offrir, vous allez bien ensemble, puis, vous avez l’air heureux!
Je ne voulais pas parler de Thomas, ça me gênait, parce que j’étais en train de courir après son meilleur ami. Ca ne me donnait certe pas le meilleur rôle!
J’ai insisté pour qu’on aille chez moi, mais Pascal ne voulait toujours pas. De plus, il ne voulait pas marcher sur les plates bandes à Thomas, si cela faisait assez longtemps que c’était terminé avec Thomas et si j’étais célibataire, il n’aurait pas hésité, mais voilà, ce n’était pas le cas. Pascal préférait garder ses distances, il ne voulait pas d’histoires.
Pascal ne m’avait pas embrassée, il m’avait simplement attirée contre lui, peut-être seulement parce que je l’avais demandé, et là, il me raccompagnait cheu moi. Il m’a juré qu’il ne retournerait pas chez Nat, m’a assurée que je n’avais pas de soucis à me faire. J’étais à 2 doigts de le supplier de me permettre d’aller alors chez lui, mais je savais qu’il ne le voudrait pas. J’étais trop déçue.
Comme on le faisait d’habitude, il me déposait vers le collège et au moment de se dire au revoir, là (ENFIN), il m’a embrassée... Afff... Encore... Je ne voulais pas rentrer. Je me suis mise à califourchon sur lui, je voulais encore qu’il m’embrasse, je ne voulais pas qu’il arrête et peut-être que...
Il a reculé son siège et posé ses mains sur mes hanches. J’ai d’abord cru qu’il allait me repousser. C’était d’ailleurs certainement son intention. Ses mains étaient chaudes et j’ai senti la pression de ses doigts se faire plus intense. J’ai senti ou je me suis doutée qu’il ne me repousserait pas, alors j’ai commencé à défaire sa ceinture, mais là il m’a arrêté, pourtant sans m’ôter les mains.
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On peut pas... en tous cas pas ici Jane...
Après une grosse inspiration, il a fait mine de vouloir me repousser, mais ça n’a été qu’une demi seconde, il se mordillait la lèvre, alors j’ai su qu’il aurait de la peine à résister. Je voyais dans son regard qu’il était un peu perdu entre son envie de prendre la fuite et que je reste. Puis zut, la raison a dû gagner... Dire que j’avais réussi à l’approcher, à presque combler l’énorme brèche qu’il y avait eu entre nous, être si près et vlan. Zut et re-zut.
J’étais dégoûtée, parce que si ça avait été une autre, il lui aurait fait sa fête, mais pas moi :(
Chez moi, j’ai tourné en rond, hésité à aller le relancer chez lui, rhha nul. Je n’arriverais pas à dormir. Et aussi, je me demandais s’il avait été chez l’autre ou chez Caro, après tout, je l’avais allumé et maintenant, n’importe laquelle ferait l’affaire pour l’éteindre. Mais je me trompais. Dès qu’il est arrivé chez lui, il m’a appelée. Lui aussi pensait qu’il aurait de la peine à dormir et aussi, il voulait me rassurer, parce qu’il était sûr que j’avais encore des idées tordues. (rire... ben oui).
On a papoté longtemps, jusqu’à ce que je tombe... Je l’adore!
Pfff, je m’étais couchée si tard que j’ai dormi jusqu’en début de l’après-midi. Pascal m’a rappelée après que Thomas soit passé déjeûner avec lui. Il lui a posé tous pleins de questions sur sa soirée, comme s’il se doutait de quelque chose. Il lui a dit avoir vu Caro, mais il n’a ni parlé de Nat, ni de moi. Pascal avait prévu de partir vers les 16h et je lui ai demandé s’il pourrait passer et il m’a dit que Thomas avait prévu de passer chez moi.
J’étais triste de ne pas pouvoir le voir avant son départ.
Thomas est effectivement passé après le départ de Pascal. A la tête que je faisais, il a pensé que je lui en voulais toujours. J’évitais qu’il m’approche trop, je n’avais pas grand chose à dire. Je me trouvais injuste et j’avais de la peine de la manière que je le traîtais. Pour finir, je me suis radoucie. J’étais complètement injuste envers lui, il a toujours été adorable, je n’avais pas le droit d’être aussi froide et distante. Mais dès qu’il a ressenti que je capitulais, il en a profité.
Ce n’était pas de sa faute si j’étais triste et abattue, c’est seulement que Pascal me manquait et que j’étais triste de n’avoir pas pu le revoir avant son départ pour l’Allemagne. Il me manquait tellement que je me sentais raplapla et anéantie. J’aurai voulu être avec lui... J’aurai voulu l’appeler pendant son long trajet, mais je ne pouvais pas tant que Thomas serait là, et il n’avait pas l’air de vouloir s’en aller.
Même si la présence de Thomas me faisait plaisir, qu’il faisait tout pour me faire sourire, et qu’il me sauvait de la déprime, j’étais triste et j’avais le coeur encore lourd.