100/2013 - Déception sur déception!!! Down the drain!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 10 avril 2013  - 100/2013 - Déception sur déception!!! Down the drain!

Raté! Après avoir tourné près d’une heure, pour chercher un peu de courage, d’avoir répété mon texte, pour ne pas me retrouver à court de mots, j’ai appelé Pascal. C’était juste avant midi. J’avais envie de le voir. Les jours passaient, et je n’avais pas de nouvelles, alors il a bien fallu que je fasse quelque chose. A croire que je ne lui manquais pas du tout.

Comment ça se fait qu’on passe des années avec quelqu’un, et du jour au lendemain, tu n’existes plus? Ça veut dire qu’on ne laisse aucune trace? Hum, on est vraiment peu de chose!

Pascal était de joyeuse humeur, gentil et tout, mais il a dit qu’il avait déjà quelque chose ce soir… Il m’a aussi rappelé qu’on avait prévu de manger ensemble à midi. Vu ce qu’il m’avait dit, et en fait, parce que j’avais complètement oublié le dîner, j’ai prétendu que je l’appelais pour ça, en fait, ça ne jouait pas pour moi. En rigolant, il m’a dit que j’aurai pu l’avertir plus tôt, lui s’attendait à me trouver devant l’immeuble en sortant à midi.

La tristesse et la colère m’ont bouffé d’un coup. Hier soir, il avait bien trouvé du temps pour Caroline! Pour moi, il n’en avait pas?

Comment est-ce qu’elle s’y prenait pour réussir à se l’accaparer? Puis, tout cet effort; trouver le courage de l’appeler, me préparer à ne pas laisser de vide dans la conversation, me montrer joyeuse,  pour ce résultat? J’ai failli lui lancer tout ça à la figure!! Enfin, par téléphone, non, ce n’aurait pas été top. Dire qu’il m’a laissé me ridiculiser à lui dire qu’il me manquait, avant de me dire qu’il ne pouvait pas. Mais est-ce qu’il ne pouvait pas, ou ne voulait pas???

Après avoir raccroché, je me suis sentie dévastée, triste à mourir. C’est vrai qu’il me manquait. Beaucoup, beaucoup.

J’avais envie de le rappeler, mais c’aurait été un peu lourd. En plus, je ne savais pas quoi dire de plus, à part que j’avais juste envie d’entendre sa voix. J’avais vraiment l’impression que je ne lui manquais pas. Quant je pense à Londres, j’avais cru que les choses n’étaient pas si mal, il avait eu l’air passionné, amoureux, alors je ne comprenais plus rien. J’étais tellement déçue.

Mais à quoi est-ce que je m’attendais? Qu’il lâche tout pour moi? Ou qu’au son de ma voix, il n’ait qu’une envie, courir vers moi? Je suis vraiment idiote. Je sais bien que tout le monde me conseille de tourner la page, d’aller de l’avant, mais, je l’ai dans la peau ce mec. Je veux tellement le voir que ça me rend dingue. Et personne ne sait me faire grimper aux rideaux comme lui.

Il pleut, mais je dois absolument savoir ce qu’il faisait ce soir.

Je me suis faufilée chez lui et j’ai cherché le meilleur endroit où me cacher. C’était nul. S’il ne passait pas, j’allais sécher dans l’armoire de la chambre d’amis. Et s’il repartait aussitôt changé, je n’arriverais pas à le suivre. Donc, il me fallait faire autrement. Attendre à l’extérieur. Et changer de voiture serait une meilleure idée. J’ai appelé Caro pour lui emprunter la sienne.

Mauvaise idée!!! Caroline m’a appris qu’elle avait un truc avec des copines, et Pascal avait accepté de l’accompagner. Il avait une répète avec le groupe de son pote avant, ensuite il l’a rejoindrait au resto. Elle était toute excité et ne se demandait même pas pourquoi je voulais lui emprunter sa voiture. J’ai fait semblant de partager sa joie, mais en fait, j’étais morte d’envie. Sans imaginer que ça pouvait me faire mal, elle m’araconté l'avoir vu hier soir, qu'il avait même dormi chez elle.

Caroline n’avait pas imaginé que Pascal accepterait. A vrai dire, moi non plus. Je l’écoutais en ajoutant des “wahhh, quelle chance”, ou des “cool”, mais les larmes coulaient. Vers la fin, sans avoir relancer l’histoire de la voiture dont je n’avais plus besoin, Caro m’a proposé de me joindre à eux. Ça lui aurait fait plaisir, parce que j’étais sa meilleure amie.

Je savais que je n’aurai pas supporter de les voir ensemble, pu m’empêcher de pleurer devant tout le monde. Alors, j’ai prétendu avoir hélas déjà quelque chose. Tu parles! J’avais rendez-vous avec mon canapé et mes larmes. Il fallait juste que je me tire en vitesse de chez Pascal avant qu’il ne me trouve là.


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