101/2013 - Yeux bouffis... encore!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 11 avril 2013  - 101/2013 - Yeux bouffis...

Pour ne pas me faire battre sur le fils, j’ai envoyé un sms à Pascal assez tôt ce matin. J’espérais qu’il trouve un peu de temps pour passer la soirée avec moi. Je l’ai invité à manger. J’aurai voulu attendre que ce soit lui qui m’appelle, mais j’avais bien peur qu’il n’en fasse rien. Donc, j’ai pris les devant.

Message bien reçu. Joie qu’il m’appelle 1h plus tard. Puis grosse déception.

Pascal a dit qu’il ne pouvait pas, il avait déjà quelque chose. Ça m’a rendu malheureuse. On dirait qu’il ne voulait pas me voir. Comme s’il cherchait à m’éviter. Cette fois, je n’ai pas pu cacher ma tristesse. De toute façon, j’ai eu l’impression qu’il cherchait à écourter la conversation, alors je n’ai pas traîner. J’étais trop triste. C’était comme si j'avais reçu un coup de poing dans la tête.


On était en début d’après-midi déjà, mais j’avais la folle envie de sombrer dans un sommeil sans rêve. Je ne voulais pas voir la soirée s’annoncer. Je ne voulais voir personne, ni entendre mon natel. J’avais même pas la force d’essayer de savoir ce qu’il faisait. J’étais lessivée, fatiguée, plus triste que les mots ne pourraient le dire. Je voulais juste ne plus penser, dormir. Disparaître dans le sommeil.

Plus tard, quant je me suis réveillée, j’étais un peu vaseuse. Je me suis traînée jusqu’au canapé pour lire et m’avachir devant la télé. J’aurai voulu pouvoir m’abrutir avec n’importe quoi pour ne pas penser à Pascal. Ne pas me demander où il était et ce qu’il faisait. Je n’ai vu qu’une 1h plus tard que Pascal avait essayé de m’appeler. Puis, il m’a laissé un message pour me demander si j’aurai envie qu’on aille prendre un verre ensemble.

Non. Cça ne me disait rien. J’avais les yeux bouffis, la tête à l’envers. Sans compter la mèche folle qui ne voulait pas s’aligner. J’étais crevée, et la tristesse me collait à la peau. Non, je n’étais pas visible. Et je crois qu’il me proposait ça, parce qu’il avait eu pitié de moi. Je ne voulais pas de sa pitié. J’ai fait comme si je n’avais pas vu son message. De toute façon, je ne savais pas quoi lui répondre.

Dire oui, et courir comme une damnée juste pour passer quelques heures avec lui? Et je fais quoi pour ma tête, ma mèche folle et mes yeux? Puis au diable les bonnes résolutions, et j’ai sauté sur mon natel pour le rappeler…

Mais, j’ai changé d’avis in extrémis. Si je le vois ce soir, je ne le verrais sans doute pas du week-end? Alors non, je préférais trouver un autre moment ce week-end. Je ne voulais pas avoir à me contenter de quelques heures, un soir de semaine. Son appel me donnait l'impression que ce n’était que question pour lui de se débarrasser du problème, c’est-à-dire moi,  avant le week-end. D’ailleurs, je me demande s’ils vont au chalet ce week-end?

Je m’inviterais. Je n’ai pas à demander de permission. Mais, est-ce que Pascal y sera?


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