106/2013 - Juste oublier...
Mardi, 16 avril 2013 - 106/2013 - Oublier!
Pascal n’était pas à la maison. Il devait être à l’entraînement. Il était aux environs de 21h. Il devrait arriver chez lui d’un moment à l’autre. Au plus tard, vers 22h et quelque. Je me suis installée sur le banc balançoire sur son balcon. Il était préférable que je n’entre pas chez lui sans être invitée. Et j’ai attendu. J’ai attendu longtemps. 2h du matin, il n’était toujours pas rentré.
J’aurai très bien pu lui envoyer un message, qu’il sache que je l’attendais. Il faisait froid et il pleuvait à verse. J’étais gelée de la tête aux pieds. Thomas est rentré vers 22h20. Il n’a pas fait attention et ne m’a pas vue. Tant mieux. Vers 2h20, j’ai commencé à me sentir super idiote, alors j’ai abandonné. Je suis rentrée encore plus triste que si je n’avais pas été chez lui, avec la tête remplie d’angoisse, à me demander ce qu’il pouvait bien faire, où est-ce qu’il traînait et avec qui. Est-ce qu’il s’amusait.
D’autres pensées encore plus terribles me givraient le moral, accompagnées d’images encore plus terrifiantes. Celles avec lesquelles je l’imaginais étaient beaucoup plus minces et plus belles que moi. Des tops models. Ça me brisait en petits morceaux. Pourquoi est-ce que ça faisait si mal? Pourquoi est-ce qu’aimer quelqu’un faisait tellement souffrir? Pourquoi est-ce que je me torturais autant pour lui?
Je lui ai parlé ce matin. A 9h, je ne dormais pas encore, donc, quant il a appelé, j’avais trop envie d’entendre sa voix pour résister. Pourtant, on s’était promis, avec Caro, de l’éviter jusqu’à vendredi. Je ne lui ai pas dit que je m’étais traînée chez lui hier soir, ni que j’étais passée chez Caroline, vérifier qu’il n’y était pas. Avec Caro, on voulait voir ce qu’il pouvait inventer pour reconquérir nos coeurs. Je n’ai pas tenu le coup. Après avoir raccroché avec Pascal, je me suis sentie coupable, alors j’ai appelé Caroline et je lui ai tout raconté. Sauf le tour chez elle avant de rentrer.
Ensuite, j’ai passé la journée à faire les films avec Maria. Pour me remercier, ils m’ont forcée à dîner avec eux. Rhhh, je ne rêvais que de rentrer chez moi, être un peu tranquille. Lire ou regarder des films. Bref, je n’ai retrouvé mes petites affaires que vers 21h30. Puis, j’ai eu envie de peindre. Alors, j’ai peins.
Ça me permettait de mettre de l’ordre dans ma tête. Ce matin, j’ai fait un reproche à Pascal. S’il avait voulu me parler, ça ne me gênait pas, même, ça m’aurait fait plutôt plaisir, mais demander à nous voir toutes les deux, à Caro et à moi? Ça, ça ne m’avait pas plut. Il a dit, qu’il n’avait pas osé me le proposer à moi toute seule, parce que Caro était à côté de nous, c’est pour ça qu’il avait proposé aux deux.
Puis, oubliant toute fierté, j’ai demandé si on pouvait se voir demain soir. Pascal a dit oui. J’étais toute exitée et maintenant, j’espère que les heures passeront vite. J’ai hâte d’être à demain soir.
En tous cas, j’avais l’impression que ce n’était pas pour nous engueuler à propos de notre comportement avec Nina. Ça me soulageait. J’ai l’impression que c’était pour faire la paix, ou pour simplement, au cas où, se faire engueuler en 1 fois. Mais, j’avais aussi l’impression qu’il ne voulait pas vraiment reparlé de ça. Ce qui était parfait, parce que, moi non plus. Par contre Caro, probablement.
Moi, si je pouvais oublier cette soirée là, je ne m’en porterais que mieux. Je voulais juste effacer ce samedi soir de ma mémoire, et ne plus y penser jusqu’à la fin des temps. Pourtant, j’aurai bien voulu savoir ce qu’il foutait hier soir!