109/14 - Fin de notre week-end d amour

Publié le par JaneDo


Samedi 19, avril 2014  - 109/14 - Fin de notre week-end d’amour…

Pascal et Caroline sont sortis de la sauna légèrement gênés. Il n’y avait pourtant pas de quoi. Je levé les yeux de mon livre. Ils avaient dû regarder par la lucarne et avaient vu que je ne dormais plus. J’ai entendu les chuchotements, alors qu’ils se demandaient quoi faire.

Dès qu’ils sont sortis, je me suis forcée à bondir de ma chaise; “Alors? Qu’est-ce qu’on mange?”. En grimpant les escaliers en courant, Pascal m'a glissé à l'oreille que j'étais la meilleure. Hum! contente qu'il s'en rende compte! Ravi de voir que j’étais de bonne humeur, on est monté se changer. Pascal m’a suivi dans la chambre, seul. Il avait encore envi de faire l’amour? Il en avait pas assez? Ou il se sentait obligé?

Il n’imaginait tout de même pas que j’accepterais de passer en deuxième? Après Caroline? Je l’ai laissé m’embrasser, même me renverser sur le lit, mais j’ai repoussé ses ardeurs, sous prétexte qu’on devait se préparer.

Probablement parce qu’ils se sentaient coupables, Pascal avait passé son bras autour de mes épaules et Caroline marchait toute seule devant nous. C’est peut-être grâce à ça que Pascal était tout tendre, tout câlin, me faisant des tonnes de bisous pour un oui ou pour un non. Je ne me forçais pas à sourire, je me sentais bien et heureuse.

Je n’avais pas très faim, mais j’étais heureuse d’être en compagnie de Caroline et Pascal. Avec Caroline, il n’y a jamais de temps mort, elle a toujours quelque chose à dire, à raconter. Pascal aussi. C’était tellement agréable. Après, pour digérer, on est sorti danser. C’était une idée à Caroline. Moi, j’aurai proposé de rentrer, et j’aurai lu. Ennuyeux.

C’était chouette! Vraiment chouette! J’adore danser, j’adore danser avec Pascal. Il danse comme un Dieu, et on s’est amusé comme des fous. On était trempé d’avoir trop dansé. On était franchement un trio d’enfer. Les regards des autres, on s’en foutait pas mal. Je crois qu’on était à moitié ivre en rentrant. On ne marchait pas très droit et on avait le fou rire.

C’était une nuit mémorable… Presque aussi mémorable que la première qu’on avait passé ensemble tous les trois.

Samedi, on s’est levé tard. Pourtant, Pascal et Caro sont partis courir. Elle n’est pas vraiment fan de jogging, mais c’est un moment qu’elle peut partager avec Pascal. J’aime courir, mais seule, ou avec un chien à mes côtés, pas un humain. Un humain, ça parle trop et je déteste parler. Pendant ce temps, j’ai pris un bain.

J’ai entendu du bruit en bas, j’étais en train de m’habiller. C’était Paul… Zut! Il fait quoi ici lui? Il était avec une copine.

On buvait le café quant Pascal et Caro sont revenus. Les mecs étaient apparemment heureux de se retrouver. Paul avait appris par Thomas que Pascal était monté nettoyer le chalet et le fermer pour l’été, alors il était monté. Il pensait que Pascal était seul et s’ennuierait, mais apparemment, il se trompait.

Paull était monté avant midi, pour ne pas le manquer. Il pensait aussi qu’il aurait besoin d’un coup de main. Pascal lui a dit que c’était dommage qu’il soit venu, on pensait redescendre en début de soirée. Première nouvelle! On n’en avait pas parlé. Je pensais qu’on passerait tout le week-end ici moi!

On a donc déjeuner ensemble tous les cinq. Une fois l’estomac plein, on a terminé nos recherches à travers le chalet. C’était vite fait. On a fait un dernier passage partout pour être sûr, et on s’est préparé à partir.

A 14h tapante, la femme qui s’occupe du chalet est venue pour faire le ménage avec sa fille. Sa fille est sortie quelques fois avec nous, je sais que Thomas se la tape de temps en temps. Elle est plutôt jolie. Je crois qu’elle s’attendait à trouver Thomas, pas Pascal.

On était donc prêt à partir. Nos affaires étaient prêt. J’ai quand même dit à Pascal que j’aurai aimé être au courant qu’il avait prévu de quitter Gstaad aujourd’hui. Il s’est excusé. Il m’a prise à l’écart pour me dire qu’il n’avait pas vraiment prévu de partir, au début, avant de se l’entendre dire. Il ne voulait juste pas avoir Paul et sa copine sur le dos.

Pourtant, c’était ce qui avait été prévu; on ne devait passer que 2 jours au chalet… Depuis le début, je le savais…

Et zut, ce soir, il y aura toute la troupe. On sera noyé dans la foule. Plus d’intimité. On ne sera plus que tous les trois.

Maintenant, je me rencontre que j’aurai dû mieux profiter du temps qu’on passait ensemble, au lieu de le passer à cogiter dans ma tête, comme si j’avais tout le temps du monde. J’aurai dû profiter plus… Il ne me restait que des regrets.

Paul et sa copine ont pris la route avant nous. Dehors, debout tous les 3 devant la maison, on n'arrivait pas à se décider à partir et regardait le chalet avec nostalgie. Chacune d’un côté, Pascal avait passé son bras autour de mon épaule et celui de Caroline. J’avais passé mon bras autour de lui et posé ma tête sur son épaule. Caroline s’était accrochée à son bras droit. On avait le cafard à l’idée de rentrer.

Pascal a dit qu’il n’avait pas envi de rentrer. On pensait exactement la même chose, inutile de le dire à haute voix.

J’avais le coeur lourd. Rentrer signifiait; distance, voulait dire être à nouveau séparé de Pascal. Devoir à nouveau le voir sourire et rigoler avec toutes ces poules qui lui tournent autour. Etre à nouveau en arrière plan, à attendre et espérer un regard, un sourire, une parole, un baiser peut-être...


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article