109/2012 - Faut que ça change...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 18 avril 2012  -  (109/2012)  -  Faut que ça change...

Pascal m’a appelé tôt ce matin, Thomas lui a raconté ce qu’il m’avait dit et Pascal était préoccupé. Pascal a voulu me rassurer, me dire qu’il m’aimait malgré ce que Thomas avait l’air de dire, il voulait être sûr que je le savais et que je n’étais pas en train de remettre notre relation en question. Par contre, je lui ai dit qu’on devait discuter.

Jeeez, je n’aurai jamais dû dire ça comme ça, du coup Pascal était tout inquiet

J’avais simplement réalisé que je ne serais jamais à ma place, jamais acceptée, et si je voulais avoir une chance de ne pas le perdre bêtement, il fallait vraiment, mais vraiment qu’on soit le plus secret possible, il ne fallait plus qu’on sache pour nous 2, ou le moins de monde possible. D’après ce que je sais, Michael, Thomas, Paul et Caro sont au courant, Jess aussi, mais c’était mieux pas. Je savais qu’on pouvait compter sur les copains à Pascal pour garder leurs langues, mais avec Caro et Jess, c’était une autre histoire. Je ne pense pas que c’était bien que sa femme soit au courant, et pas plus Caro.

Là là, journée super chargée question boulot. On travaille sur un projet pour des tissus, pour des draps de lits, fourres de duvet pour une grosse boîte suédoise, et je dois dire que j’aimerai bien qu’un de mes dessins soit retenu, ce serait trop super. Bon, c’est clair qu’après la touche du chef de projet, on perd nos droits d’auteurs, on n’est pas reconnu, on ne signe pas son travail, mais moi je saurai que c’est le mien et ça me suffit.

La boîte suédoise avait déjà utilisé une de mes planches pour des boîtes, je pensais continuer sur la même ligne, les mêmes couleurs et pourquoi ne pas sortir une ligne identique pour les tissus, tout en préparant une autre série, au cas où ils ne veulent pas que les tissus fassent partie de la même série que les boîtes.

Le soir, j’ai été prendre un verre avec Fred, un copain, et Pascal, toujours inquiet, était passé chez moi… Ben, on ne s’est pas vu. Je n’avais même pas pensé regarder mon natel. Après avoir parlé avec Pascal ce matin, je ne m'attendais pas à sa visite, je pensais l'avoir rassuré. Je ne lui avais pas dit que je sortais ce soir et j'avais un peu peur qu'il s'inquiète en pensant que je prenais mes distances. Je n'ai vu son message qu'en rentrant. Trop tard pour l'appeler.

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