110/15 - Après moi... Caro...
Mardi 20 avril 2015 - 110/15 - Après moi... Caro...
Argh, je crois que ça va être ma seule journée tranquille de la semaine... Alors je me suis offerte un peu de solitude. Gis a été à la bibliothèque, alors j’ai eu toute mon après-midi à moi. Impossible de me souvenir ce que j’avais l’intention de faire sur la toile que j’ai commencé hier. Puis, je me suis rappelée que je devais passer chez papa hier. Complètement oublié. Je passe demain.
Pascal m’avait invitée à dîner chez lui ce soir. Hum, ça me faisait trop plaisir. Quant j’ai vu son nom sur l’écran de mon natel 1/2h avant notre rendez-vous, mon estomac est passé en mode essoreuse; il appelait pour annuler, j’en étais persuadé.
A moitié déprimée, mais avec un sourire à 100 balles, j’ai répondu, prête à lui balancer que ça m’arrangeait aussi.
Mais c’était seulement pour changer nos plans; il m’invitait au restaurant. Soulagement extrême, le programme d’essorage s’est arrêté aussi sec.
Je crevais la dalle, mais une fois face à ses magnifiques yeux verts, j’étais rassasiée, trop heureuse d’être avec lui. Je n’avais plus faim. J’ai joué avec les pâtes dans mon assiette. Hum, j’ai été aussi contente d’apprendre que Jess était repartie dimanche. Pourquoi ne me l’avait-il pas dit plus tôt!
Jess n’avait pas trop apprécié qu’il découche et qu’il ne la rappelle pas. Elle lui avait laissé une bonne douzaine de messages. En rentrant dimanche soir, il a trouvé un mot sur son oreiller; « Salaud ». Argh, il a regretté de n’avoir pas regardé ses messages, ni écouté ses messages vocaux. Jess avait raison, il avait agi comme un monstre salaud.
Hum, je ne pouvais pas me déterminer là-dessus. Pas à moi d’ouvrir ma gueule sur le sujet.
Pour moi la réaction de Jess n’était pas très clair. Elle semblait savoir et accepter le fait qu’il n’y avait pas grand chose entre eux depuis longtemps, et en même temps, elle réagit comme si Pascal lui devait quelque chose! Je ne comprends pas. Pendant le dîner, Caro m’a envoyé un message pour que je sache qu’elle savait qu’on dînait ensemble et où.
J’ai donc su qu’elle devait être quelque part là dehors...
En rentrant, je pétillais de joie, heureuse d’avoir passé un moment adorable avec cet homme qui me fait perdre la raison. Puis, le doute m’a assailli. J’avais oublié Caro, oublié Jess. Je me suis dit que j’étais peut-être trop naïve. Pourquoi Pascal a-t-il été troublé par le mot de sa femme?
Demi-tour illico. J’ai foncé chez lui. Juste pour être sûre que Jess était vraiment partie. Et disons que, le voir encore un peu, ça me plaisait bien. Mais j’aurai mieux fait de m’arracher une dent. Je suis arrivée juste à temps pour le voir laisser Caro pénétrer chez lui.
Flûte... Est-ce que j’aurai dû comme elle, lui envoyer un message pour dire que je savais qu’elle était chez Pascal? Aller carrément demander ce qu’elle faisait là? Et si j’appelais Pascal? Je me suis demandée s’il me dirait qu’elle était chez lui? Et puis, à quoi ça me servirait? Juste me faire du mal? Après je risque encore de passer des heures à me demander si c’était une bonne chose qu’il soit aussi franc, etc.
Non. Et Puis, je ne lui interdis pas de la voir, alors pourquoi me mettre martel en tête. Si je reste là, je ne ferais que me torturer pour rien. C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils se voyaient! Je suis rentrée avec la musique à fond. J’ai chanté à tue tête. Tout pour ne pas laisser ma tête divaguer.
Arhhh, la dernière image d'eux dans les bras l'un de l'autre essayait de briser mon fragile équilibre; quant elle est rentrée, elle l'a aussitôt enlacé, et les bras de Pascal se sont refermés autour elle, et en passant la main dans ses cheveux, il l'a embrassée sur la tête, avant qu'elle lui tende son visage pour récolté un... là, j'avais filé vite fait.
Si j'étais restée, j'aurai attendu pour la voir repartir de chez lui. Et si elle y était restée, j'aurai flippé. J'aurai été furax de savoir qu'elle dormait dans le lit où j'avais dormi il y a...
Bon d'accord, c'est moi qui ait refusé d'aller chez lui... Oui mais, c'est parce que je croyais que Jess était encore là... Pffff, STOP, je recommence à laisser ma tête diriger...