111/15 - Trop de liberté??
Mercredi 21 avril 2015 - 111/15 - Trop de liberté??
J’étais pratiquement chez moi quant j’ai décidé de faire demi-tour. J’aurai dû accepter d’aller dormir chez lui. Ok, il y avait Caroline. Et puis? C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils se voyaient toujours. J’avais dans l’idée de simplement entrer et aller me glisser à ses côtés au lit. Comme ça, il saurait que je n’avais pas de problème avec Caro.
Je les entendais parler et rigoler. Ils était tellement dans leur truc qu’ils n’ont même pas entendu la porte, pourtant, je n’avais rien fait pour dissimuler mon arrivée, ni ma présence. J’ai été me déshabiller dans la chambre des visites, et j’ai pris un des t-shirt à Jess.
Quant j’ai poussé la porte, ils ont sursauté, et Caro a essayé de se faire toute petite. Je n’ai pas allumé, la lumière des tables de chevet éclairaient assez. Sans rien dire, je me suis glissée de l’autre côté, et j’ai posé ma tête au creux de ses épaules.
Le pauvre, il avait l’air si coupable. J’ai dis bonne nuit à Caro et je me suis installée confortablement pour dormir.
Pascal était raide. Il s’attendait probablement à une esclandre. Je ne vois pas pourquoi j’en aurai fait une. Comme ils restaient muet l’un comme l’autre depuis mon arrivée, je leur ai dis de ne pas s’en faire pour moi, j’étais naze et que ça n’allait pas m’empêcher de dormir. Apparemment, ils étaient trop gêné pour continuer à parler. Qu'est-ce que ç'aurait été si je les avais pris en pleine partie de jambes en l'air!
Puis Pascal a enfin retrouvé la parole, mais cherchait ses mots; «Tu n’avais pas dis que tu étais crevée et que tu préférais rentrer chez toi pour dormir?». J’ai bougé pour le regarder, mais effectivement trop crevée pour soutenir son regard, j’ai fermée les yeux; «Ça t’embête que je sois revenue?». Il a dit que non, alors j’ai dis qu’en route, j’avais changé d’avis, alors me voilà.
Caroline était couchée sur le ventre et s’appuyait sur ses coudes, et a juste dit qu’elle avait eu peur en voyant quelqu’un rentrer dans la chambre. Oui, oui!!! Pascal m’a serrée un peu plus fort. Je pense qu’il était content que je sois là. Je commençais à sombrer, Pascal m’a demandé quelque chose mais je n’ai pas compris, mon esprit était dans le coton. Je n’ai pas trouvé la force de lui demander de répéter, ni de répondre.
Caro a demandé quelque chose elle aussi, mais je ne sais pas si elle me parlait, j’ai juste senti Pascal me serrer encore un peu plus et je suis partie dans les nimbe du sommeil remplie de douceur ouateuse. Ils s’étaient remis à parler, mais je n’étais déjà plus connecté. Trop fatiguée, trop confortable.
Le matin, le réveil nous a tous tiré du sommeil. Pascal s’est levé aussitôt pour aller se jeter sous la douche, Caro s’est couchée sur le dos les bras en croix, elle n’avait pas envie de se lever. Tout comme Pascal, je me suis levée, sinon, je me connais, je serais restée plantée au lit et louperais l’occasion de le voir avant qu’il parte au travail, et le café.
Caro s’est habillée pendant que je préparais le café, elle a avalé une tasse et a attendu que Pascal sorte de la douche pour rentrer chez elle se changer. J’ai été prendre une douche pendant que Pascal s’habillait. J’ai donc pu prendre tranquillement le café avec Pascal après.
Il était tout sourire. Est-ce qu’il ne se posait pas de questions? Trouvait-il vraiment normal que je n’aie rien dit de voir Caro chez lui? Pascal a dit que c’était gentil d’être revenue hier soir. Il aurait cependant préféré que je l’avertisse. Je crois qu’il cherchait à savoir depuis combien de temps j’étais là, mais, j’attendais qu’il me le demande sans détour. Il n’a pas osé.
Pascal a voulu commencé à justifier la présence de Caro, mais je l’ai coupé pour changer de sujet. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable. J’imagine bien que Caro s’était pointée sans lui demander. Je ne pense pas que c’était prévu, sinon il n’aurait pas insisté pour que je rentre avec lui. Pascal m’a dit que je me suis endormie d’un coup.
- Ouais... je t’avais dit que j’étais crevée!
- J’ai vu ça! Et ce soir? On mange ensemble? J’ai le basket après, et on peut se retrouver ici ensuite? Ça te dirait?
- Woh, j’espère que tu ne demandes pas ça parce que tu te sens coupable ou un truc du genre?
- Arrête! Non, j’ai juste envi qu’on passe la soirée ensemble.
- Manger je pourrais pas. Je dois bouffer avec une copine. C’était déjà prévu depuis un moment.
- Bouffer?
J’ai rigoler. Pascal ne comprenait pas tous les mots d’argots. Pourtant, ce mot, il l’avait déjà entendu, mais il ne fait pas toujours la connexion. Et on avait peu l’habitude de se parler en français. Mais je pense que c’était à cause de Caro. On parle une sorte de franglais, et comme elle était là avant, on a simplement continué. Entre nous, je préfère nettement l’anglais.
J’étais naze toute la sainte journée. Le soir, je n’ai même pas eu le courage de ressortir pour mon rendez-vous avec Rosanna. J’ai annulé une fois de plus, et je suis restée tranquillement à la maison. Caro a essayé de me joindre, mais j’ai pas vu, alors elle m’a envoyé un message.
Caro voulait savoir si Pascal était avec moi. J’en ai déduis qu’il n’était donc pas avec elle, et pas chez lui non plus. Hum... c’était donc pour ça qu’il voulait connaître mon programme!!! Mais bon. Est-ce que je lui laisse trop de liberté? Peut-être que j’aurai dû lui faire une scène hier soir?