118/14 - Au fond du trou
Lundi 28, avril 2014 - 118/14 - Au fond du trou
Comme toujours, après avoir passé un super week-end, je tombe au fond du trou. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je me sens déprimée, anxieuse à mort, mal partout comme si on m’avait passé à tabac, bref, pas la top forme. Peut-être parce que j’ai toujours peur que ces beaux jours ne reviennent jamais, que c’était peut-être la dernière fois que je voyais Pascal.
Je me mastique le cerveau à fond, à me demander ce que j’aurai pu faire autrement, ce que je n’ai pas fait, à ré-étudier chacun de mes mots, mes gestes, me demandant si j’aurai du faire autrement. Une douce torture que je déteste. Je me demande aussi pourquoi il avait voulu me voir? S’il m’aimait toujours? Et pourquoi? Je suis loin des clichés de Top Model! Qu’est-ce que Pascal pouvait aimer chez moi? Je n’arrive vraiment pas à comprendre ce qu’il me trouve.
Ma soeur m’avait préparé la surprise d’un gâteau et un de mes plats préférés pour mon anniversaire. La soirée n’a pas fini tout à fait calmement. Tout le monde était adorable, oui. Mais, Carmine avait proposé son aide pour un truc pour ma frangine, elle avait juste un truc à lui fournir. Tout était réuni pour qu’il puisse lui sortir les infos demandés, mais voilà, en parfait trou du cul, comme d’hab, ce n’était que du bla-bla.
Ma frangine a fini en larmes, et Kaya et moi, réfugiées dans sa chambre, pour éviter de péter un câble et lui dire de lever son gros cul, sa stupidité, et de prendre la porte. Pfffouh. Quel crétin. Et blabla, je peux pas, et blabla, je suis crevé après une journée de boulot. Ouais, parce qu’il n’y a que lui qui bosse! Les femmes ne font que passer leurs temps à faire… aucune idée! Faudrait être dans sa tête pour deviner.
Une fois qu’il a passé la porte pour emmener son blabla sur lui et lui, ma soeur était en larmes. Encore. Je me demande ce que je pourrai faire pour qu’elle arrête de fréquenter ce connard. Et connard, c’est encore gentil. Donc, je suis restée presque jusqu’à minuit, question de lui remonter le moral. Je voulais lui changer les idée. Par contre, moi, je suis rentrée avec le moral encore plus dans les pompes, qu’à l’arrivée.