119/14 - Peine à sortir la tête de l eau...
Mardi 29, avril 2014 - 119/14 - Peine à sortir la tête de l’eau...
Contre toute attente, j’ai espéré des nouvelles de Pascal. Apparemment, il devait penser en avoir assez fait durant le week-end. Donc, rien. Steven m’a envoyé de choux petits messages, mais je n’ai pas répondu; trop déprimée. Thomas s’est tout de suite rendu compte que je n’étais pas en forme. Thomas a tout de suite senti les failles dans ma voix. Il a alors pensé qu’il s’était passé quelque chose, en rapport bien entendu avec Pascal.
Je ne crois pas que c’était seulement parce que je balisais à cause de Pascal, je m’inquiétais aussi à propos de ma soeur.
Désoeuvrée, l’envie d’apercevoir Pascal coûte que coûte, j’ai été faire la grue autour de la salle de sport où ils s’entraine. Cachée dans le noir à me ronger les ongles, j’ai enfin pu le voir. Il est sorti avec Thomas, 1 autre copain, 2 nanas, et Caroline qui suivait derrière. Un peu énervée de voir l'une d'elle s'accrocher au bras de Pascal. Qui est-ce?
Pascal lui a fait signe d’avancer et s’est reculé pour la tirer par la main. Quelle chance! Ravie par le geste de Pascal, ce qui a mis tout de suite les distances avec l'autre petite demoiselle. Bravo Pascal. Après avoir salué les copains, il lui a passé le bras autour des épaules, et ils sont montés dans sa voiture! Ils ont discuté un moment, puis Caroline s’est éloignée.
Ha! Caroline était venue en voiture, donc Pascal ne la raccompagnait pas. C’est déjà ça. Mais, il se pouvait que… Non. Pascal est parti avant qu’elle ne soit à sa propre voiture. J’ai démarré aussitôt, et je crois que Caro à remarqué ma présence. Pas Pascal, qui ne connaît pas ma voiture. Pascal avait l’air en forme. Joyeux en tous cas. Personne ne semblait lui manquer, en tous cas pas moi.
Paniquée, toujours aussi anxieuse, je l’ai suivi. Pendant tout le trajet, je me suis interrogée, à savoir si c’était parce qu’il voyait Caro, que Pascal ne m’avait pas appelée. Ou il allait la retrouver chez elle? Est-ce que Caro lui parlerait de ma présence à la salle? J’ai vérifié derrière moi pour savoir si elle me suivait. Je pensais que Pascal se dirigeait chez Caroline, mais pas du tout.
Pascal s’est parqué devant chez Michael, qui venait lui même d’arriver avec un autre copain. Ils sont montés tous les 3 chez Michael. J’ai essayé de trouver un point d’où je pouvais les apercevoir dans l’appartement.
J’ai trouvé un toboggan sur lequel j’ai dû monter. Ils étaient seulement en train de boire un verre. Rien d’épique! J’ai vu la silhouette de Caroline se faufiler dans le parc. Elle aussi à la recherche d’un endroit d’où elle pourrait les espionner. On était vraiment ridicule, aussi bien l’une que l’autre! A quoi est-ce qu’on s’amusait? N’avait-on rien d’autre à faire, que de suivre Pascal partout? N’avait-il pas le droit à un peu d’intimité?
J’aurai pu aller vers elle, mais j’ai choisi de discrètement me faufiler hors du parc sans être vue, pour rentrer chez moi. Là, je crois que j’avais un peu honte. Honte d’avoir tellement besoin de lui, d’avoir tellement besoin de le voir. Honte d’aller même jusqu’à grimper sur un toboggan pour l’espionner en train de boire un verre avec des copains.
Mais je savais aussi, une fois ce moment de désagréable remise en question passé, de la réalisation du ridicule, je ne pourrais pas m’empêcher de recommencer. Après tout, je ne faisais de mal à personne! J’avais juste besoin de le voir, juste un petit moment, même à plusieurs dizaines de mètres…