118/2013 - Je sens le danger rôder!
Dimanche, 28 avril 2013 - 118/2013 - Je me sens en danger face à Elodie!!!
Je restais dans mon coin, un peu embêtée d'avoir tout ce monde dans notre chambre. En plus, ils parlaient musique en majorité. J'essayais de faire semblant de les écouter avec intérêt. Mais, je ne comprenais pas grand chose. Quant ils parlaient de certains amis du groupe, alors là, j'étais paumée.
Comment ça se fait que, aussi bien Caroline qu'Elodie, elles avaient toujours quelque chose de sensé à dire; "Ah, mais ça c'est un de vos morceaux, ou encore, c'est le patron de la boîte qui vous a embauché?, ou, il vient souvent celui-là, je l'ai déjà vu". Bref, moi je ne trouvais rien à dire.

J'attendais seulement de les voir partir...
Je n'ai même pas eu la bonne idée de leur proposer à boire. C'est Caroline qui s'est improvisée hotesse des lieux. Lamentable. Je le lui ai donné un coup de main c'est tout.
En revenant autour de la table du salon, Elodie avait pris ma place à côté de Pascal. Je suis sûre qu'elle avait fait exprès cette garce.
Pour ne pas faire d'histoires, et par la même occasion me rendre ridicule, j'ai été m'asseoir à l'autre bout. En face. Pascal avait les coudes sur ses genoux et une main devant la figure en parlant avec Elodie, comme s'il se cachait ou pour qu'on ne puisse pas entendre ce qui lui marmonait. Comme s'ils avaient des secrets à partager.
"Jane, mais... viens là..." Pascal me désignait la place à côté de lui, de l'autre côté. Elodie avait incrusté ses fesses où j'étais, ça m'ennuyait de devoir m'asseoir de l'autre côté, en bousculant tout le monde pour que l'autre pouffe reste à ma place. Mais bon. Pascal s'était aperçu, après une bonne dizaine de minutes, que j'étais perdue dans mon coin de l'autre bout de la table.
J'ai eu un petit coup de blues, c'était passé minuit, donc ce n'était plus mon anniversaire, Pascal n'avait plus à être gentil... avec moi!
Il était presque 4h du matin quant Pascal les a viré. Elodie a voulu qu’il la raccompagne à son hôtel. Elle avait, soi-disant, peur de rentrer seule. Avant que j’aie pu dire ou faire quoi que ce soit, Caro a enfilé sa veste et annoncé qu’elle venait aussi. Smart! Ça m’avait tordu le ventre et je n’aurai même pas eu l’idée. Précieuse Caroline. Elle m’a fait un clin d’oeil en enfilant son bras sous celui de Pascal, comme si c’était sa propriété. Il n’a pas su quoi dire lui non plus.
Elodie ne savait pas à qui elle avait à faire! Avec Caroline dans les parages, toutes ses tentatives étaient vouées à l’échec. Hihihi.
Ils étaient de retour 10mn plus tard. Ils se sont seulement fait la bise en arrivant devant son hôtel et, Caroline et Pascal ont rebroussé chemin. Elodie lui avait proposé de monter, elle avait un truc à lui demander. Pascal n’aurait jamais laissé Caro toute seule dans la rue à une heure pareille. Il a simplement répliqué qu’il était un peu tard, et lancé un truc du genre.
Hahaha, la petite Elodie avait perdu son temps. Merci Caro!
Bon, pain sec cette nuit, on n’était pas seul. On a dormi comme des potes. Peut-être que j’aurai dû agir autrement, rappeler à Pascal le magnifique trio qu’on forme. J’ai eu de la peine à trouver le sommeil à me torturer l’esprit de questions. Le matin, j’étais persuadée que j’aurai dû, au lieu de dormir de rester là, à rien faire, de rester poser là comme une souche. Zut, j’avais raté une bonne occasion de lui faire changer d’avis. De vouloir qu’on soit à nouveau ensemble comme avant.
On a pris le déjeuner avec le groupe. Puis, ils sont rentrés de leur côté. Elodie a tenté de joindre Pascal. Il était sous la douche, alors, Caro et moi avons décidé d’effacer ses messages et ses appels en absence. Elodie lui demandait de la rappeler avant midi, après quoi, elle aurait quitter son hôtel pour rentrer. J’ai mis son natel sur silence. Caro proposait qu’on le planque, ou que je le mette dans mon sac. Mais, j’étais sûre que Pascal le chercherait.
Pascal n’a pas remarqué que son natel était sur silence, donc, midi, trop tard. C’est ce que j’espérais, sauf qu’Elodie a appelé encore avant de partir. Pascal a vu son appel, mais il n’a pas rappelé. Elle n’a pas eu l’idée de lui renvoyer de messages. Ouf pour nous. Caroline est partie aussi après le déjeuner. Je lui étais reconnaissante d’avoir été là hier soir.
Dès qu’on est arrivé chez Pascal, on s’est couché. Petite sieste crapuleuse, pourtant, on était crevé. Faut dire qu’on s’était couché à passer 5h du matin et debout à 10h pour déjeuner. Bref, on avait dormi que 4h.
J’étais tellement reconnaissante envers Caroline, que je l’ai invitée à venir manger avec nous le soir. Pascal nous a emmené dans un chinois. Il sait combien je raffole de la bouffe chinoise. C’était une soirée agréable. Caroline a toujours des tas de choses à dire, alors, je n’avais pas besoin de parler. Je les regardais se chamailler sur des broutilles en souriant.
Notre repas a été interrompu à 2 reprises; un appel d’Elodie, et le 2ème, je crois que c’était Jess. Jess voulait savoir si elle pouvait venir passer quelques jours en Suisse, chez lui. J'aurai bien voulu savoir ce qu'il lui a répondu.
Par moment, pendant la soirée, malgré la bonne ambiance qu’avait apporté Caro, je ne pouvais pas chasser de mon esprit, les images de Pascal et d’Elodie en train de s'embrasser. Peut-être parce qu’elle avait téléphoné et que Pascal s’était excusé pour aller lui parler à l’extérieur, loin de nos oreilles. J’aurai voulu être un moustique!
Pascal ne savait pas comment me demander de rentrer. Il a essayé, tourné autour du pot. Moi, j’ai fait celle qui ne comprenait pas. Je savais parfaitement ce qu’il cherchait à faire. Il a essayé de me provoquer pour que je me fâche, en me reprochant d’avoir mis Caroline dans nos pattes. Innocemment, j’ai dit que la prochaine fois, je ne l’inviterais pas, mais que j’avais pensé que ça lui ferait plaisir.
Il a fini par se rendre compte qu’il n’arriverait pas à se débarrasser de moi sans être désagréable. Alors, il a bâché. Il lui a fallu une bonne demi heure pour se calmer. Je sais qu’il lui a envoyé un message en cachette pour dire à Elodie qu’il ne réussirait pas à passer chez elle ce soir. J’avais l’oreille collée à la porte de sa chambre et j’ai entendu les petits bip-bip de son clavier.
Une fois calmé, il s’est détendu et on a pu apprécier la soirée… Pascal va finir par me prendre en grippe à m’avoir toujours dans les pattes!!!
Je me demande si je ne devrais pas le laisser aller au bout de cette histoire de coucherie avec cette gourde, une fois pour toute??? Il verra bien qu’elle n’a rien de spécial!!! Que c’était juste une greluche de plus! Plus je tenterai de les garder à distance, plus il risque de croire qu’il est amoureux d’elle… Et plus, elle lui manquera… Je risque de créer l’effet contraire à celui désiré! Aïe, je ne sais pas quoi faire… Je risque de morfler sec!