119/2013 - Attirance passagère... j'espère!!!
Lundi, 29 avril 2013 - 119/2013 - Attirance passagère pour Elodie… j’espère!!!
C’était décidé. Je me suis décidée, j’allais laisser Pascal aller au bout de sa folie, que j’espérais passagère, avec cette Elodie. Ça ne servait à rien que j’essaie de m’immiscer dans cette histoire. D’ailleurs, en partant ce matin, avant son réveil, je lui ai laissé un petit mot. Je voulais que ce soit lui qui ait envi de me voir. Je ne voulais plus lui forcer la main.
J’en ai parlé à Caroline, qui m’a jeté un petit regard bizarre. Puis, elle m’a demandé si c’était ce que j’avais fait avec elle. J’ai confirmé. Je savais que Pascal l’aimait beaucoup, et je ne voulais pas qu’il passe son temps à se demander ce que ça aurait pu être. Ou passer son temps à penser à elle.
Je lui ai raconté à quel point je la détestais à l’époque. Elle était toujours partout, toujours dans mes pattes. Il n’avait peut-être pas envi de coucher avec elle à ce moment là, peut-être n’y avait-il pas encore pensé, mais pour éviter que ça n’arrive, j’ai préféré prendre les devants. Au moins, c’était réglé. C’était pour ça que je l’avais poussé dans ses bras.
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Faut admettre que je n’avais pas eu tout tord, hein? Pascal tient à toi. - Mais pas autant qu’à toi… Et, il n’avait jamais réussi à s’éloigner de toi!
Oui, Caroline avait utilisé le passé; “avait”, donc, elle aussi se rendait compte de la grosse brèche qui nous sépare aujourd’hui! Caroline n’était pas sûre qu’elle arriverait à lui foutre la paix. Elle avait trop prit l’habitude de le pourchasser, de toujours tout fait pour savoir ce qu’il faisait, quant, où, comment et avec qui. Après réflexion, elle m’a dit qu’elle n’y arriverait pas.
D’ailleurs, j’y comptait. Au cas où, je pourrais toujours me renseigner auprès d'elle. Ça allait être dur pour moi aussi. Et on était que lundi! Il me manquait déjà, et pourtant, ce matin encore, j’étais dans ses bras. Je savais que je ne devais pas attendre de ses nouvelles de toute la semaine, mais quand même, quelque part, tout au fond de moi, j’espérais me tromper.
Je savais, ou, je me doutais que si j’étais passée chez elle, c’était parce que Pascal était tout près. C’était pour me sentir proche de lui d’une manière ou d’une autre. J’avais la folle envie de faire un détour par chez lui. Mais, je me suis abstenue. Pour une fois, j’ai été plus forte que moi! Puis, je savais que Caroline irait sûrement faire sa ronde. Elle savait toutes les fois où j’ai été chez Pascal et quant j’y ai passé la nuit aussi.
J’ai voulu savoir pour elle, de son côté, combien de fois, ce qu’ils ont fait quant ils se sont vus, s’ils avaient passé la nuit ensemble, etc. Mais, quant elle a commencé à me raconter, je me suis sentie malade. Mal au point de vouloir lui scotcher la bouche. J’ai changé de sujet une ou deux fois. Je n’étais pas encore assez forte, et pourtant, même si ça passait mal de l’écouter, je voulais savoir.
Brave Caroline! Pourtant, je me demande si elle se rend compte à quel point ça peut me faire mal? Elle avait vu plus de Pascal que moi, ces dernières semaines. Pascal lui a même raconté pour Layne. Alexia voyait toujours Layne, et elle m’a avoué qu’elle n’avait rien raconté à Alexia, sinon, Alexia me haïrait.
Layne était vache avec elle, et ne la voyait que quant elle faisait le forcing. D’ailleurs, il ne l’appelait jamais, ne lui proposait jamais de sortir, c’était toujours elle. Ça m’a fait penser à moi et Pascal… Je me demande pourquoi! Ça m’a donné envie de le voir, de lui parler, lui raconter ce qui se passait, avoir son avis. Mais, j’avais trop peur que Pascal me surprenne et le prenne mal.
Souper de famille comme d’habitude. Donc, au moins ce soir, je serais occupée… Rhhh, pourtant, je n’avais aucune envie d’y aller ce soir! J’ai fait un fondant au chocolat pour le dessert. Tout cassé, presque en morceaux. Drôle. Les gamins ont adorés.