119/11 - Rhhh, Pascal m'avait menti...
Pascal m’avait menti
Ven.29.avril.2011 (119/11)
Soirée chez Aurore, au lieu d’aller à mon rendez-vous avec Thomas. Maeva avait prévu de retrouver Thomas, et de l’inviter à manger, alors j’ai averti Thomas que j’avais un truc avec mes copines, et que plus tard, on s’appelle pour savoir comment on fait. Au pire, je sortais de mon côté et je le retrouverai après en boîte. Ils allaient sur Genève, et ça m’embêtait de sortir si loin et sans ma voiture. 20mn après mon coup de fils, je l’ai rappelé, quant j’ai su par Maeva, qu’ils étaient ensemble pour lui dire que je ne voulais pas aller à Genève, qu’on se verrait demain.
Maeva ne se mettait jamais à la même table que Thomas, elle ne connaissait ses copains que de vue. Elle était restée une outsider. Thomas l’avait saluée et ils avaient parlé un moment, puis ils ont dansé ensemble, mais elle restait dans son coin avec ses copines. Il avait refusé son invitation à manger arguant qu’il avait déjà prévu autre chose avec ses potes. Ses copains passaient toujours avant elle, et ça l’avait toujours énervée.
Caroline avait quitté l’Allemagne et était rentrée, elle m’a laissé un message, alors en partant de chez ma cops vers les 1h du matin, je suis passée vers elle. Caro m’a bien sûr demandé si j’avais des nouvelles de Pascal, après m’avoir raconté qu’il avait pris congé mercredi après-midi, alors je lui ai dit que j’étais à Munich, c’était mon anniversaire, alors elle a avoué nous avoir vu.
Elle voulu savoir si on avait recommencé ensemble, je n’en savais rien, je savais seulement qu’il ne refusait pas l’idée qu’on se voit. Caro pensait qu’il ne quitterait jamais sa femme, parce que même s’il avait l’air de dire qu’il n’y avait plus rien de physique entre eux, ils avaient pourtant l’air de bien s’entendre et de s’apprécier énormément. Elle pensait qu’il y avait une sorte de complicité incassable entre eux. Je le pensais aussi.
Curieuse, et peut-être parce que ça me tracassait depuis longtemps, j’ai voulu savoir si son installation n’avait pas été planifiée à l’avance entre elle et Pascal, de même que son travail au sein de la même entreprise, si son licenciement n’était pas aussi en fonction de son déplacement en Allemagne. J’ai demandé ça comme si je savais quelque chose, prêcher le faux pour savoir le vrai.
Et là, j’ai failli tomber à la renverse...
En effet, c’est Pascal qui lui avait trouvé l’appart près de chez lui, et même le boulot de réceptionniste. J’ai dû faire un gros effort pour ne pas lui montrer ma surprise. Je ne savais rien de tout ça. Elle m’a dit que la 1ère semaine, elle n’avait pas vu Pascal, mais après ça, ils se sont vu assez fréquemment, qu’ils passaient presque toutes leurs soirées ensemble. Ils formaient un couple, secret, mais ça fonctionnait bien. Elle était super heureuse pendant cette période.
Puis, quant il a commencé par revenir le week-end en Suisse, les choses ont changé, puis il y a eu Nina. Et elle avait su que Pascal avait toujours des rapports avec sa femme puisqu’elle était tombée enceinte et qu’il avait pensé que ça aurait pu être le sien. Ça l’avait fait souffrir, parce qu’elle étaient persuadée à l’époque, qu’il ne touchait plus sa femme.
Je n’étais plus à un choc près, alors je lui ai carrément demandé s’ils s’étaient parfois arrêté en chemin quant ils faisaient la route ensemble pour venir en Suisse. Je me rappelle que mon cœur battait douloureusement en attendant sa réponse, j’espérais un démenti, mais je crois que je me doutais de ce qu’elle allait me dire; effectivement, ils avaient souvent fait de petits arrêts coquins.
Caroline souriait gaiement aux souvenirs de ces moments là, elle ne se rendait pas compte qu’elle venait de briser mes illusions! Je n’étais plus aussi pressée de rompre avec Thomas. En fait, juste là, j’avais envie de courir me réfugier dans ses bras.
J’étais venue voir Caro, parce que je voulais me retrouver sur place, près de chez Thomas, j’attendais un message de Maeva pour aller faire mon cinoche. Finalement, je n’en avais plus envie. Je suis rentrée avec un bloc dans la poitrine.
Dire que j'avais envoyé une tentatrice pour séduire mon petit chéri, alors que je ne savais pas où ça allait finir avec Pascal! Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais???
Ma voisine avait reçu les fleurs que Pascal m’avait fait livrer pour mon anniversaire, en partant de chez Caro, je suis passée chez Pascal pour aller chercher mon cadeau d’anniversaire. Oh Pascal, je t’adore! Une montre. Elle était fine, élégante et elle m’allait super bien. C'est fou ce que j'oublie vite ce que Caro venait de me raconter!!! Ce qui me plaisait surtout, c’est qu’elle ressemblait à la sienne, je crois bien que c’était la même marque, la version féminine. Trop chouette, ça me faisait super plaisir. Je jouais souvent avec la sienne, j’aimais l’allure que ça avait sur son poignet, miam, j’aimais son poignet, j’aimais son bras (glups, je débloque).
En même temps, je me suis dit qu’il allait falloir que je sois inventive, à la limite, j’aurai préféré ne rien recevoir pour ne pas avoir à me creuser les méninges pour son anniversaire.
Rouler me permet de réfléchir, alors quant je suis arrivée chez moi, j’avais retrouvé un peu de courage, après tout, je voulais faire partie de la vie de Pascal. Je m’étais battue pour ça, j’avais assez souffert de son absence. Est-ce que le fait de savoir tout ça changeait quelque chose? Non. Est-ce que le fait qu’il m’ait menti changeait quelque chose? Non. Alors tant pis, s’il m’avait menti. Après tout, franchement, je préfère qu’il m’ait menti plutôt que de me dire tout ça en face. Ça voulait dire qu’il ne voulait pas me faire souffrir, et ça, ça me suffit.
Thomas m’a appelée en rentrant de Genève vers les 5h du matin, il voulait savoir si je voulais venir dormir chez lui. Ben v-ouiii, j’ai accepté. Le connaissant, je pense qu’il se renseignait pour savoir s’il rentrait ou continuait la soirée avec ses potes, ou peut-être aussi, s’il rentrerait avec Maeva... Quant bien même, j’avais envie d’être avec lui.