120/2012 - Week-end de rêve pour mon anniversaire
Samedi, 28 avril 2012 - (119) - Dimanche, 29 avril 2012 - (120) - W-E de bonheur pour mon anniversaire
Ohhhhh, je rougis de plaisir en pensant à ce que Pascal a fait pour mon anniversaire. Pour une surprise, c’était une surprise! Je l’adore à mort.
Déjà il a appelé dès qu’il a eu ma réponse à son message hier soir, il voulait passer me chercher, et j’ai dû lui dire que j’avais reçu un truc sur le pied donc je n’étais pas tellement d’humeur à sortir, j’avais la trouille que ce ne soit pas fini. J’ai entendu qu’il y avait un truc qui le gênait, aujourd’hui je sais qu’il avait peur que je n’apprécie pas ce qu’il avait concocté à cause de mes peurs.
J’avais tellement mal, mon doigt de pieds me tapaient dans la tête, je n’arrivais pas à poser le pied sans ressentir une vive douleur, alors mettre des chaussures ou quoi que ce soit, je ne pouvais pas et je ne pensais qu’à ça, je ne pouvais quand même pas le voir dans cet état. J’étais au bord des larmes, je n’étais pas d’humeur à faire semblant d’être joyeuse pour une fois. Malgré son insistance, j’ai refusé de bouger, donc je ne voulais pas qu’il vienne me chercher. Je ne savais pas qu’il était déjà en route et 10mn après il sonnait chez moi.
Waouh, heureusement que mon appart n’était pas en vrac…
Pascal a dû se rendre compte que quant quelque chose me préoccupe, je ne pense qu’à ça, je pense qu’à ça, je n’ai que ça dans la tête. Poisse, j’aurai préféré qu’il ne voit pas cette faiblesse chez moi. Bon, il avait l’air de me trouver amusante, ce qui m’a un peu rassurée et carrément changé les idées.
Il ne me l’a pas dit, mais Pascal avait prévu qu’on aille faire un tour en moto, alors il me demandait si je pouvais enfiler des bottes, des baskets, etc. C’est clair, sur le moment, comment j’aurai pu deviner. Ça m’a un peu surprise qu’il me demande si j’irai avec lui faire un tour sur les routes ou si je n’osais plus bouger aujourd’hui (samedi) aussi. Non non, je pense que c’était fini, ce qui devait arriver était déjà sur mon pied, alors je pensais que je ne risquais plus rien.
Pascal a passé la nuit à la maison et le matin, il m’a dit demandé de préparer juste de quoi me changer pour la nuit, 2 ou 3 petites affaires, on pouvait toujours acheter ce qu’il faut sur place, mais juste de quoi remplir un sac à dos. Il n’a pas voulu me donner plus de détails. Je tournais comme une hélice, je déteste avoir quelqu’un dans les jambes quant je me prépare, je suis vraiment brouillon. Patiemment, il est resté couché sur le canapé devant la télé à m’attendre.
Je lui ai demandé si je pouvais prendre ci, prendre ça, et il secouait la tête pour me dire si oui, si non. Bref, après 1h, pas très sure de moi, j’étais prête. J’avais enfilé un training et des shlaps. Il riait que j’aie perdu autant de temps juste pour ça. Hum, décidément, je déteste qu’on me regarde me préparer!
Pascal a été chercher la voiture, il devait passer en vitesse chez lui. J’ai attendu dans la voiture. Il n’a fait que 2mn. Jess a couru à la porte et quant elle m’a vue, son visage a pali et ses lèvres se sont pincés. J’ai détourné le regard, je ne pouvais pas soutenir son regard. Je n’ai posé aucune question à Pascal, je ne savais pas ce qu’il lui avait raconté pour se tirer.
Ensuite, on s’est arrêté dans un garage à moto. Je l’avais bombardé de questions pour savoir ce qu’on faisait, où on allait, mais niet, Pascal n’a rien voulu me dire. Quel n’a pas été ma surprise de le voir se ramener avec une moto. J’ai eu un petit haut le cœur, je n’aimais pas la moto, je n’étais plus montée sur une moto depuis la mort de mon cousin, j’avais peur, mais je ne voulais pas que Pascal le sache. Peur de la poisse à mon anniversaire, peur de ci, de ça, bref, j’aurai eu l’air d’être une nullos, alors j’ai rien dit.
Pascal m’a fait essayer des casques, des vestes, bref, 1/2h après, on était prêt à se lancer sur les routes en moto…
L’empêche, c’était chou son idée. Pascal m’avait dit qu’il avait eu envi qu’on parte à l’aventure se balader sur les routes en direction du Tessin, mais on pouvait s’arrêter où l’on voulait en chemin et passer la nuit à un endroit qui nous plaisait. C’était pour mon anniversaire, mais il a avoué que c’était aussi un peu égoïstement pour lui. J’avoue que l’entourer de mes bras, posé ma tête contre son épaule, sentir son corps bouger contre moi, c’était une autre façon d’apprécier le plaisir d’être tout contre lui et j’ai adoré. Du coup, j’ai oublié ma douleur au pied. J’ai grimpé derrière lui et on est parti. Ce n’est que quant on roulait que j’ai réalisé que ce n’était pas pour juste faire un petit tour au bord du lac et retour.
Pascal m’avait demandé de lui faire confiance, qu’il serait prudent, et je lui faisais confiance. Je crois que je ne serais pas montée derrière quelqu’un d’autre, et je n’aurai fait confiance à personne d’autre. C’était trop génial, quelle bonne idée. J’ai oublié toutes mes craintes, si je tremblais, c’était d’être si heureuse… Et ça aussi, ça me foutait les boules!
A Montreux, on s’est arrêté pour déjeuner. C’est vrai que j’avais oublié que je n’avais pas eu le temps d’avaler quoi que ce soit ce matin, mais je crois que Pascal voulait surtout s’assurer que j’allais bien ou si j’avais envie qu’on fasse demi-tour. Mais j’allais bien, je me sentais en confiance, j’étais heureuse, en pleine béatitude. Non, j’allais bien.
Pascal a sorti une petite boîte de sa veste, il m’avait fait un petit cadeau. Je rougi rarement, mais là, j’ai eu un gros coup de chaleur et j’étais toute rouge, et pas seulement les oreilles. C’était mieux ça que de pleurer, parce que j’avais envie de pleurer, pas de tristesse, mais de bonheur. Pascal arrivait toujours à me surprendre, à me faire plaisir. Il m’a offert un pendentif avec un petit cœur en diamant. Trop mignon, je ne vois pas quant je pourrais porter ça, c’est bien trop chic, mais ça me faisait tellement plaisir. Je pensais que le tour en moto était mon cadeau, je ne m’attendais pas à autre chose, c’était déjà beaucoup.
Ensuite on a repris la route et on a roulé. J’étais bien serrée contre lui, à suivre le mouvement de son corps dans les virages.
On s’est arrêté encore vers Sion pour se détendre les jambes, on a mangé un truc. C’était chouette. On s’est baladé la main dans la main, traîné un peu sur la terrasse du café, puis on a repris la route pour Locarno. J’ai vu un petit ilot en chemin et je me suis dit que j’aimerai bien savoir ce que c’est, si on pourrait y revenir tous les 2. J’allais lui en parler, il saurait surement où c’est. J’aurai peut-être dû lui faire signe de s’arrêter, on s’était arrêté à plusieurs reprises juste comme ça pour le plaisir.
On a passé la nuit à Locarno. Le soir, on a été mangé dans un restaurant super bon en bavardant à bâton rompu. Je l’adore. Il me couvrait d’attention, anticipait mes moindres désirs, me bombardait de bisous pour un oui ou pour un non. Je sais que j’aimerai l’avoir à moi toute seule, être la seule à qui il faisait des bisous, la seule à qui il fait l’amour, je voulais être la seule qu’il regarde de cette manière, à qui il sourit comme ça. Les yeux pleins d’étoiles, un sourire accroché je le regardais parler, j’écoutais sa voix chanter à mes oreilles, j’étais heureuse. C’était le nirvana.
Après avoir mangé, on a traîné un moment dans les ruelles de la ville, puis impatient de se retrouver corps à corps, on s’est précipité à l’hôtel. Comblée, et pourtant le corps endolori par de longues heures assise sur une moto et par l’amour, je me suis endormie dans ses bras.
Hahhh… J’étais trop heureuse, trop trop…
J’ai passé un week-end de rêve et je regrettais que le temps soit passé si vite. J'ai adoré nos promenades main dans la main à travers les rues de Locarno, se tenir par la taille, se faire des bisous où et quant on le voulait. C'était top de faire les magasins ensemble. En tous cas, il est hyper généreux, si je ne l'avais pas retenu, c'est une grande qualité chez un mec. Pascal m'aurait offert tout ce qui faisait briller mon regard. Je n’avais aucune envie de rentrer, ni de me séparer de lui dimanche soir, Pascal avait été si adorable, on avait été si proche, si complice. C’était apaisant d’être loin de tout le monde et un bonheur incomparable d’être ensemble, libre, de pouvoir être comme on le voulait.
Ça me rendait trop triste de devoir rentrer sans lui, ça m'a déchiré le coeur, mais j'ai gardé le sourire jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de la rue. Je n'avais plus qu'un gros vide au fond du coeur. Il me manquait déjà.