126/2012 - Anniversaire... et des larmes de déception...
Samedi, 5 mai 2012 - (126/2012) - Anniversaire et… des rivières de larmes de déception…
J’avais essayé de ne pas me coucher trop tard parce qu’aujourd’hui, j’avais des tonnes de trucs à faire, et ça n’a pas manqué. J’avais pensé et même programmé qu’il y ait des imprévus, mais j’avais quand même pensé que je pourrais passer une journée plus ou moins tranquille en attendant l’heure du rendez-vous à la salle où se passait la fête, mais j’avais révé.
Le matin, vers 10h, Lilice m’envoyait un message pour me rappeler le rendez-vous avec le photographe, et celle-là, je ne m’y attendais pas. Je croyais que c’était annulé. Donc, j’ai passé le reste de la matinée au téléphone pour m’assurer que les sœurs et frère seraient tous là. Je devais être de retour chez moi vers 18h pour attendre mon papa pour les emmener à la salle à Denges, donc, je devais être prête aussi.
J’avais quelques courses à faire, donc j’ai vite expédié tout ça, puis je suis rentrée me préparer pour aller à la séance photos. Je n’avais pas beaucoup de temps, 20mn à tout casser. Je suis arrivée en retard, j’ai eu la bonne idée d’appeler pour savoir où ils étaient, et tant mieux que je n’étais pas en avance, parce que j’aurai dû poiroter 1h au salon avant d’aller chez le photographe et ça m’aurait énervé.
On a eu fini vers 17h15, et Lilice m’a demandé de la conduire à Denges. C’était pas génial parce que mon père allait se retrouver derrière la porte, parce que comme il y avait la Fête du Soleil à Lausanne, il y avait des bouchons partout. On est arrivé à Denges vers 18h15! Bon, il y avait une bonne chose, c’est que maintenant, je savais où était la salle. Hier soir, j’avais cherché sur internet, mais niet, je n’ai pas réussi à voir où ça se trouvait. J'avais râté mon papa!!!
Je devais aussi passer chercher Cindy, l’ex à Marco, donc je ne suis arrivée qu’à 20h20… au lieu de 19h...
L’actuelle et future ex à Marco s’est immédiatement collée à Cindy, comme si elle appliquait l’adage qui dit de garder ses amis proches, mais ses ennemies encore plus proches. Il y avait aussi la famille à Gillou, et presque tout le monde en fait, on est arrivée pratiquement les dernières. Vers 22h30-23h, j’ai été ramené Cindy.
C’était sympa, on a passé une soirée super agréable, pourtant, j’étais crevée et j’avais envie de rentrer. Je n’avais pas prévu de rester trop longtemps, en plus, il s’était mis à pleuvoir. J’ai voulu m’éclipser discrètement, et j’étais sur le chemin de la maison quant j’ai réalisé qu’il était presque minuit, donc le réel anniversaire de ma sœur, alors j’ai fait demi-tour. Je ne pouvais pas rentrer avant de l’avoir embrassée pour son anniversaire.
Mon frère avait déjà fichu le camp, l’autre sœur n’était pas encore arrivée, donc je me sentais obligée d’être là et de rester encore un peu. Pourtant, j’avais déjà dit à ma frangine que je rentrais. J’ai encore dansé et chanter, fait la conversation avec tout un tas de gens que je ne fréquentais pas, question d’être là pour ma sœur, elle le méritait bien et ses enfants s’étaient donné un mal fou pour organiser la soirée.
Enfin vers 2h du mat, j’ai enfin pu partir le cœur tranquille.
J’avais follement envie de voir Pascal, je ne supportais pas l’idée de ne pas le voir, de ne pas pouvoir dormir dans ses bras, de ne pas savoir ce qu’il faisait, de ne pas savoir où le joindre. C’est clair, c’était 2h du mat, mais bon, on était quand même samedi, donc je pouvais quand même tenter ma chance; je lui ai envoyé un message, puis un 2ème, puis un 3ème... C'était un peu frénétique...
Quant mon natel a sonné, j’étais toute contente; il était toujours debout et il avait vu mon message. Je me suis donc arrêtée sur le côté pour lire. Au cas où je devais le rejoindre quelque part, inutile de rentrer jusqu’à chez moi. Mon natel s’est mis à sonner, et c’était Pascal. Enfin, c’était ce que je pensais, mais ce n’était pas lui, mais Jess, sa femme. Elle utilisait son natel?
Jess m’a dit que c’était inutile de continuer à lui envoyer des messages, il n’avait pas son natel avec lui, qu’il était sorti hier soir pour aller chez Caro et qu’il ne rentrait pas de la nuit, donc inutile à ce que j’espère un appel de sa part ce soir.
Glups! Je suis restée tout con au téléphone, je ne savais pas quoi dire. Je me suis entendu dire « merci » avant de raccrocher. Carrément nulle. L’appel terminé, je suis restée tétanisée pendant au moins 10mn sans savoir à quoi je pensais. C’était comme si j’avais la tête vide. Puis, j’ai commencé à comprendre ce que Jess venait de dire et à comprendre la signification.
Pascal était donc avec Caroline? Ha bon? Comment? Pourquoi? Hier soir, il n’avait pas osé la laisser toute seule pour me voir, alors pourquoi ce soir, alors qu’il savait que j’avais quelque chose, pourquoi "osé" pour elle, pour Caro? Alors, c’est qu’il tenait plus à elle qu’à moi? Merde, ça me faisait hyper mal, j’enviais Caro et j’étais super en rage contre lui.
En fait, j’étais follement, rageusement jalouse. Jalouse qu’il ait pu se libérer pour elle et pas pour moi, jalouse de penser qu’il était en train de lui sourire, de lui faire des câlins, furax de ne pas pouvoir empêcher le défilé d’image dans mon stupide cerveau. Je le voyais lui passer les mains dans les cheveux en lui faisant de petits bisous dans le cou, de la serrer contre lui, etc, etc, et ça me rendait encore plus malade de jalousie.
S’il voulait continuer à nous voir toutes les 2, il allait devoir s’arranger pour qu’on ait un traitement équitable...
Mouais, c’était une pensé furtive, parce qu’après, j’ai réalisé que je le voyais souvent, que j’avais un traitement de faveur, alors pourquoi ça me faisait encore si mal? Avec le recul, je sais que j’étais de mauvaise foi, je le savais bien, et c’était peut-être parce que quant je voulais le voir, je voulais qu’il soit disponible… Zut, j’étais pas net moi! Ça allait mal dans ma tête, je savais que je n’avais pas de raison d’être aussi ravagée de douleur, mais je n’y pouvais rien, je pleurais comme une madeleine, ça me faisait trop mal de le savoir avec elle et pas avec moi, de ne pas pouvoir le voir parce qu’il était avec elle. Je n’arrivais plus à respirer, je suffoquais de douleur. C’est dingue ce que ça pouvait être douloureux.
Ça m’a calmée quelques secondes de me dire que je n’avais qu’à aller le chercher chez Caroline?
Oui mais, j’aurai l’air stupide! Et sous quel prétexte? Qu’est-ce que je pourrais dire, une fois sur place? Et aller là-bas juste pour voir un appart plongé dans le noir, ça me servait à quoi? Ce serait pire, parce que je savais que je n’aurai pas le courage d’aller sonner, ni même d’intervenir. Trop bête. Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi.
J’avais la tête en vrac, le cœur dans les pompes, des larmes pleins les yeux et je ne pouvais même pas retenir mes pleurs… Ridicule. En plus, d’aller me pointer là-bas si d’aventure j’osais aller jusqu’à sonner, quelle spectacle lamentable je lui offrirais; le visage bouffis et les yeux rouges? Ouais, super sexy!
J’avais meilleur temps de rentrer pleurer de tout mon soul chez moi, lécher mes plaies derrières des portes fermées aux yeux des autres. Personne n’avait besoin de savoir que je souffrais le martyre, ni que je pleurais de toute mon âme parce que l’homme que j’aimais de tout mon cœur était avec une autre femme. C’est une honte que j’avais meilleur temps de garder pour moi toute seule, et je ne voulais pas que Jess puisse se réjouir de ma peine. Mince, j'avais tellement envie de le voir que ça me faisait mal, ça me rongeait de l'intérieur.
L’empêche que s’il arrivait maintenant, même après tout ça, je lui pardonnerai, je fermerais les yeux sur tout.