129/2013 - De Duo en trio infernal ;)
Jeudi, 9 mai 2013 - 129/2013 - Duo à trio infernal ;)
Ça m’était complètement sortie de la tête qu’aujourd’hui était un jour férié. Waouh, trop contente que Pascal m’ait demandé de passer. En arrivant, Pascal m’avait submergée de câlins. Avant de sombrer dans le sommeil, il m’a demandé s’il pouvait espéré que je ne disparaisse pas pendant la nuit comme hier. Hihihi, on pourrait croire que ça l’avait surpris et même un peu embêté!
J’ai voulu être sûre qu’il ne me demandait pas ça à la légère, et c’est là qu’il m’a rappelé que, demain congé, donc, on pouvait larver toute la journée si on le voulait. Il n’avait pas à se lever.
Héééé! Comment avais-je pu oublié un truc pareil, je n’avais rien pris pour me changer. Et, effectivement, j’avais pensé partir avant qu’il ne me pousse vers la sortie. Franchement, ça m’aurait fait chier. Et mal.
Quand même, j’étais surprise qu’il n’ait rien prévu avec sa Elodie! A moins qu’elle ait eu autre chose, du coup, j’étais le bouche-trou de service? Bah, je n’allais pas me mettre à me poser des questions débiles, qui finissent par me faire agir comme une débile. J’étais bien contente d’être là, quelqu’en soit les raisons.
Le matin, j’ai été réveiller Thomas. Ça n’a pas enchanté Pascal, qui aurait préféré qu’on reste rien que les 2. Il me cache ou quoi? Pascal m’a fait une petite crise à propos de Thomas. Il était jaloux des relations que j’entretien avec Thomas. Pascal avait l’impression que j’étais plus proche de Thomas que de lui. Il a dit qu’au chalet, ou même en soirée, même si on ne se parlait pas tout le temps, on pouvait sentir qu’on était proche. Il nous avait déjà vu échanger des regards, des grimaces suivant les blagues ou les situations. Il aurait aimé qu’on puisse avoir la même entente.
Hum, comment lui dire que ce n’était juste pas possible… Je l’aimais bien trop pour me contenter d’une amitié platonique!
Thomas a déjeuné avec nous et a filé juste après. En plaisantant, il m’a expliqué qu’il avait fait en sorte de ne pas passer le week-end tout seul. J’ai compris que Thomas avait rendez-vous avec son ex, Maeva. C’est vrai que Thomas déteste être seul, et ce week-end, Pascal et Thomas faisait le pont. Vers midi, après plusieurs tentatives au téléphone, Caro s’est pointée avec une ribambelle de croissants! On lui a dit qu’on avait déjeuné depuis longtemps, mais on n’a pas osé la mettre tout de suite à la porte.
Déjà hier soir, Thomas aurait pu aller rejoindre ses potes. Paul avait organisé le long week-end dans celui de ses parents. La moitié de nos amis en avait profité pour filer quelques jours, donc, il n’y aurait pas grand monde. J’ai compris que Pascal n’avait, lui, pas prévu d’aller au chalet. Une alarme s’est allumée dans ma tête; il avait prévu autre chose! Comme voir Elodie? L’angoisse m’a subitement dévastée. Comment faire l'empêcher de partir rejoindre Elodie?
Dans l’après-midi, je suis sûre que, ce devait être Elodie, quant Pascal s’est éclipsé pour parler à son téléphone…
Panique à bord. J’ai aussitôt appelé Caro, et je suis sortie pour lui parler. Je ne savais pas quoi faire. J’avais peur que Pascal me prévienne qu’il avait quelque chose et que je sois obligée de partir ce soir. Ou pire, qu’il disparaisse quant je passe chez moi pour aller chercher quelques affaires. Ou encore, qu’il me dise que c’était inutile, il avait un “truc”. Message assez équivoque pour me dire de dégager.
Caroline m’a encouragée à garder la tête froide. On n’allait pas se laisser faire. On a donc décidé de s’associer pour lui donner envi de rester avec nous. J’ai raccroché et je suis retournée m’asseoir sagement sur le canapé. Dès que Pascal est revenu, je me suis calée dans ses bras. Je le sentais un peu tendu. Il avait sûrement rendez-vous dans la soirée avec l’autre.
Quelques minutes plus tard, Caroline venait en renfort, les bras chargé de victuailles, en demandant, haut et fort, qu’on ne l’a renvoi pas. Elle a proposé avec son sourire le plus enthousiaste, qu’on se fasse une soirée bouffe et télé. Je me suis aussitôt précipité pour lui donner un coup de main. Je me montrais aussi joviale que possible, malgré les battements terrifiés et désordonnés de mon coeur. Pascal était abasourdi. Il a dit que c’était un peu tôt, qu’on avait pas faim.
Qu’importe… On prépare maintenant pour manger plus tard… Et alors quoi? C’était une bonne idée. C’était évident que Pascal avait rendez-vous plus tard avec Elodie. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que Pascal cherchait un échappatoire. Mais avec Caro dans mon camp, il n’avait aucune chance.
Subtilement, on l’a amené là où on voulait… Notre petit trio s’était reformé tout naturellement… Et Pascal a oublié Elodie! Hihihi.
La pauvre! Elle a bien tenté de l’appelé, mais on était trop occupé et on lui avait enlevé son natel, et on l’a jeté avec les nôtres dans un coin du salon. J’avais pris soin de le mettre sur silence en même temps que le mien. J’ai bien vu à un moment que, Pascal a dû penser à l’appeler pour l’avertir, mais on l’a empêché de quitter la chambre. Et après, il était bien trop tard.
On avait gagné pour ce soir… mais demain… Il allait falloir trouvé autre chose! Mais ce soir, Pascal était notre prisonnier...