130/2013 - Peur au coeur...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 10 mai 2013  - 130/2013 - Peur au coeur...

Ce matin, alors que Pascal est sorti courir avec Caroline. Pendant ce temps, j’ai farfouillé dans son natel. Il y avait en effet pleins de messages d’Elodie. Il était bel et bien prévu qu’ils se voient hier soir. Dans les premiers messages elle disait l’attendre, qu’elle ne réussissait pas à le joindre et ainsi de suite. Puis ensuite, elle demandait ce qui se passait, il avait 1h de retard, elle commençait à s’inquiéter.

Une 1/2h après, Elodie lui demandait s’il venait toujours, si elle pouvait compter dessus et l’attendre. N’obtenant aucune réponse, Elodie lui a ensuite demandé de l’avertir au moins s’il ne pouvait pas. Peu avant minuit, après avoir encore essayé de le joindre 3x par téléphone, Elodie lui laissait un dernier message, pour dire, que malgré l’heure, elle l’attendrait. Elle lui laissait une clé dans la boîte à lait.

Hum! Elodie ne montrait aucun signe d’énervement. Elle n’avait même pas l’air d’avoir mal pris le fait qu’il ne lui ait pas répondu, qu’il n’ait même pas pensé rappeler pour lui dire qu’il ne pouvait pas. Elle semblait savoir qu’il aurait éventuellement du retard. Elodie semblait assez sûre que Pascal irait la rejoindre chez elle.

Je ne sais pas si je devrais être si contente d’avoir pu empêcher Pascal de voir Elodie hier soir. Peut-être que j’aurai dû le laisser consommer cette histoire.

Ce matin, elle lui laissait encore un message; un petit bonhomme qui pleure, en disant qu’elle avait été triste de se réveiller toute seule. Pascal lui avait manqué, le petit bonhomme au-dessus de son lit était tout triste. Grosse sonnette d'alarme!

Avaient-ils déjà dormi ensemble? Donc, ils avaient déjà couché ensemble??? Grrrh. C’était comme si elle avait l’habitude que Pascal se glisse chez elle durant la nuit??? Son dernier message, je trouve, le laissait entendre!!! Ça me fichait la trouille. J’avais eu l’impression qu’il ne s’était encore rien passé entre eux. Est-ce que je me trompait?

Il fallait que je me dépêche de trouver une idée lumineuse pour ce soir… Elodie travaillait aujourd’hui, alors on était presque tranquille pendant la journée… Pendant que Pascal se douchait, Caro et moi avons comploté pour que Pascal reste là…

J’ai raconté à Caroline ce que j’avais vu sur son natel. Pendant leur jogging, Caroline a un peu tâté le terrain. Apparemment, Pascal avait prévu de sortir ce soir. Soi-disant, avec des copains. Mais, Caro et moi, on savait très bien que c’était faux. Il avait certainement l’intention de retrouver Elodie et se faire pardonner pour lui avoir posé un lapin hier soir. Caroline l’avait presque supplier pour qu’on passe le week-end ensemble.

Il était clair qu’il ne voulait pas, ou en avait pas envi. Donc, Pascal avait prévu de passer la soirée avec Elodie! Comment l’en empêcher? S’il la voyait ce soir, je ne le reverrais pas du week-end, et ça, c’était juste pas possible.

Caroline a proposé qu’on file tous les 3 au chalet à Gstaat. Je n’étais pas sûre que ça risque d’intéressé Pascal. J’étais sûre qu’Elodie allait être en contact avec Pascal pendant la journée, et ils allaient certainement se donner rendez-vous pour ce soir. Il fallait absolument trouver mieux. Pour une fois, j’espérais presque que Pascal jouait avec le groupe. Avec la peur en arrière plan, ma tête fonctionnait au ralenti. Je ne trouvais rien.

Ma tête a commencé à me faire un mal de chien, je ne me sentais pas très bien. Le stress et la tension sans doute. Peut-être aussi la trouille. C’était parti, j’avais de la fièvre!

C’est clair que j’aurai eu encore la force de rentrer. J’aurai aussi pu prendre quelque chose et j’aurai peut-être été mieux après une petite heure, mais j’avais bien trop peur pour le lâcher d’une semelle. Pendant que Caro prenait sa douche, j’ai pris le café avec Pascal. Thomas avait appelé pour dire qu’il allait retrouver Paul ce soir, et Thomas voulait savoir si on était partant. J’en ai parlé à Pascal et il n’en avait pas envi. Il a prétendu ne pas avoir envi de subir tout ce monde ce week-end. Hum, il cherchait déjà une échappatoire. Il m’a posé la question en retour, et j’ai dit que je n’en avais pas envie non plus, et que je ne me sentais pas très bien. Pascal a touché mon front. J’étais brulante.

Pascal m’a suggéré d’aller me coucher un peu. Je n’en avais pas envie, au contraire, j’ai proposé qu’on aille se faire une partie de Paint Ball avec Thomas et ses potes avant qu’il monte au chalet. Pascal a eu l’air de trouver l’idée assez intéressante. Après Caro, j’ai été prendre ma douche et j’ai filé pour aller me changer chez moi. Je les retrouvais au terrain.

On s’est vachement bien amusé. Même si j’ai su par Caro, que Pascal avait parlé avec Elodie. Ils avaient rendez-vous ce soir vers 21h. Après une partie virulente, on a tous été manger ensemble. Ni Caro, ni moi, n’avions trouvé comment retenir Pascal ce soir.

Dès qu’on est rentré, je me suis avachi dans la chambre. J’étais fièvreuse. Pascal est venu voir comment j’allais et m’a grondée de n’avoir pas écouté ses conseils et d’avoir présumé de mes forces. J’étais brulante avec un peu de fièvre, mais j’exagérais un peu mon état. Tout pour qu’il ne me renvoi pas. C’était surtout les nerfs, j’étais en train de craquer. J’avais la tête en bouilli, et après que Pascal m’ait bordée, j’ai somnolé un peu. Pour Pascal, j’ai fait celle qui sombrait. Qui dormait.

Caroline lui tenait compagnie, et je les entendais discuter. Caroline semblait joyeuse, plaisantait à propos de la journée, la la bataille de Paint Ball. Puis, le sujet est devenu un peu plus sensible. Caroline lui a carrément demandé ce qui se passait avec Elodie. Ce que je n’aurai jamais osé faire.

Le petit silence qui a suivi sa question, me faisait deviner l’embarras de Pascal. Mais, il lui a répondu. Il aimait bien Elodie. Il la trouvait très chouette, mignonne, et intéressante. Pascal se sentait bien avec elle, il voulait la connaître mieux...

Ohhhh, le ton de sa voix m’a crucifiée… Je sentais bien qu’il y avait plus que les mots ne laissaient paraître. Je crois qu’il est sous son charme. Elodie l’intéresse. Si je la laisse faire, il serait complètement sous sa coupe. Et je l’aime, je ne peux pas laisser les choses se faire sans intervenir. Pourtant, il fallait que je trouve aussi le moyen de le laisser la connaître et réaliser qu’il n’y a rien, à part l’intérêt de l’inconnu, du changement, de la nouveauté.

Pascal est revenu voir comment j’allais. J’ai fait semblant d’être endormie. Oh, le contact de sa main, le petit bisou sur la tempe… Comment j’aime! Pascal a passé la main sur mon front, puis il est ressorti de la chambre à pas de loup. Pascal a dit à Caro que je n’allais pas mieux, qu’il avait bien peur que je ne couvre quelque chose. Caroline a proposé de me faire une soupe, il fallait que je mange quelque chose.

Ils ont décidé qu’on se ferait une petite soirée tranquille. Pascal a appelé Elodie pour lui dire que c’était foutu pour ce soir, qu’il avait du monde à la maison. Je me suis sentie nettement mieux quant il lui a dit que ce serait un peu difficile pour ce week-end. Elle devait être très déçue, ou pleurnicher, parce qu’il a eu l’air de la consoler en quelque sorte. A la fin de la conversation, Pascal a promis de la rappeler demain.

Pour lui parler, Pascal avait laissé Caroline au salon et s’était enfermé dans la salle de bain de la chambre! Alors, j’étais au première loge pour tout entendre! Ou il faisait exprès???

Je me suis demandée si je ne devais pas me lever dans un moment, et lui dire d’aller rejoindre ses potes et retourner me coucher. Comme ça, il sortirait un moment. Il ne pourra pas me laisser comme ça toute la nuit. Si je m’arrange pour que Caroline rentre chez elle peut-être, Pascal se sentirait obligé de revenir. Comme ça, il ne passera pas la nuit avec Elodie?

Mais, peut-être que ça ne ferait qu’allumer un semblant de passion, parce qu’ils ne pouvaient pas être ensemble? Ouais, mauvaise  idée!

Quant je me suis levée, il était à peu près, 20h. Je ne me sentais pas au top, mais j’avais dormi un peu. Caroline et Pascal étaient avachi dans le canapé. Pascal avait l’air un peu triste, mais il m’a accueillie avec le sourire et a été adorablement gentil. Il me cocolait comme un bébé, m’entourant d’attention.

Caroline avait été loué des films. J’ai avalé la soupe qu’elle m’avait préparée sans trop d’entrain. J’avais la dalle…

Après avoir mangé, je me suis sentie pas trop bien. Mais, j’étais au chaud, entourée des bras de Pascal. La tristesse avait quitté son regard, il était plus jovial, me couvrait de petits bisous. Caroline avait enfilé son bras sous le sien et posé sa tête sur son épaule, alors que j’étais assise entre ses jambes. Pascal me serrait contre lui. De temps en temps, il embrassait aussi Caro.

Je n’avais pas envie de retourner m’enfermer dans la chambre. Je me suis endormie pendant le film; “Grave Encounters”. De loin, dans mon semi-sommeil, je les entendais plaisanter sur le sujet. A un moment, Pascal a passé la main sur mon front, ça m'a réveillé. Il a paru rassuré, la fièvre avait baissé.

On a passé une bonne soirée dans l’ensemble, malgré l’homme d’Elodie!

Qu’est-ce qu’on va pouvoir inventer pour demain??? Ou est-ce que je devrais le laisser faire ce qu’il veut? Les hommes sont si fragiles, ils couchent avec une nénette qui les font croire qu’ils sont leurs princes charmants, il suffit encore d’ajouter une dose de compliment, et ils se croient amoureux!


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A
Comme quoi avoir de la fièvre a plutôt joué en ta faveur, et ce n'était même pas voulu ! ;)
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