131/2013 - Affronter... l'autre rivale... (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 mai 2013  - 131/2013 - Affronter… l’autre rivale!  (1)

Je me suis encore endormie presque au début du dernier film. Je n’ai rien suivi. J’étais juste trop bien dans les bras de Pascal. Rassurée surtout d’être là, et qu’il soit là. Quant Pascal a voulu me transporter dans ses bras pour me mettre au lit, je me suis réveillée. J’ai réalisé que Caroline n’était plus là. Une petite seconde de panique, parce que je comptais sur elle, mais vite occultée, tellement j’étais fatiguée. Le stress moral, ça fatigue!

Pascal a été un amour de tendresse, Il était au petit soin pour moi. C’est lui qui avait demandé à Caroline de rentrer chez elle. Pascal est drôlement naïf, il a pensé que je risquais de la trouver envahissante et de m’énerver. Il ne se doutait même pas que j’avais insisté pour qu’elle vienne. Pascal pensait que c’était juste comme ça, que par hasard elle est passée, par hasard ça ne m’a pas dérangée, par hasard aussi je l’ai invitée à rester… Bref, il ne doutait de rien!!! Bon, tant mieux!

Elle a appelé samedi, en fin de matinée, pour savoir si on avait prévu quelque chose et si elle pouvait venir. C’est là qu’elle m’a raconté que Pascal lui avait demandé de rentrer. Il voulait qu’on soit un peu seul. J’ai pensé que peut-être Pascal pensait que ce serait plus facile de se débarrasser ensuite de moi. Alors ça m’a fichu un poil la trouille.

On a passé un début de journée plutôt sympa, en tête à tête. Petit déjeuner, puis séances de câlins. Je n’arrive pas à croire qu’il puisse sérieusement penser me quitter en étant aussi adorable, et en me faisant l'amour encore et encore, jusqu'à plus soif. L’après-midi, on a été en ville, il avait des trucs à acheter pour sa guitare, et il m’a traîné dans quelques magasins de sports; baskets, trainings, t-shirt, etc. Il m’a acheté le même training que lui, même si je ne voulais rien acheter. En général, j’aime faire les magasins seule, c’est rare que j’achète quoi que ce soit si je suis avec quelqu’un.

Entre deux, on a dîner. C’était drôlement agréable. Il me prenait tout le temps la main, me faisait des bisous dessus, ou dans le cou. Comment penser qu’il puisse ressentir quelque chose pour une autre femme?!

C’était une des premières fois où l’on pouvait se balader en toute liberté, main dans la main, dans des endroits où l’on aurait pu croiser des gens qui connaissent l’existence de Jess. Pascal m’avait rappelé, il y a pas si longtemps, qu’on n’était plus en couple, et pourtant, il avait passé son bras autour de ma taille ou me tenait par la main dans la rue! Alors, je m’interroge!

Dans le dernier magasin de sport où l’on était, il a reçu un appel. Il m’a demandé de l’excuser et il est sorti. J’étais sûre que c’était Elodie. J’ai remarqué qu’il surveillait ses arrières. Juste pour faire chier, parce qu’il me tenait ostensiblement à l’écart, et parce que je trouvais humiliant qu’il agisse comme ça, alors qu’on était ensemble, j’ai profité d’un petit moment d’inattention, alors qu’il était tout concentré dans sa conversation, pour le surprendre et lui demander, assez fort, si on rentrait ou s’il voulait encore essayé quelque chose dans le magasin.

Pascal a blêmi… Là, j’ai été certaine qu’il parlait avec Elodie et qu’il n’avait pas dû me mentionner…

La suite était assez prévisible. Elodie a dû lui demander qui lui parlait et il ne pouvait pas, devant moi, dire que c’était la vendeuse ou dieu sait quoi. Assez mal à l’aise, il a répondu qu’il était avec moi. Elodie a dû continuer à l’interroger pour comprendre ce qui se passait. En voyant Pascal se passer la main dans les cheveux, j’ai compris qu’il était pris au piège. Je suis restée là à le fixer, il n’avait pas d’échappatoire. Malin, il a voulu coupé court en lui disant qu’il allait la rappeler, qu’il devait y aller. Mais, Elodie a dû continuer à le questionner, parce que j’étais assez contente de l’entendre lui dire qu’on avait fait les magasins.

J’étais là, devant son nez, il ne pouvait pas lui dire qu’il m’avait croisée par hasard… Trop marrant… Enfin, presque!

Pour l’enfoncer encore plus, je lui ai demandé si c’était Thomas, et je ne crois pas que ça a plut à la miss. J’ai même rajouté, de demander à Thomas de descendre manger avec nous, et c’était par pure méchanceté, parce que j’étais en colère. Pascal n’a pas osé lui dire qu’il voulait la voir ou qu’il passerait plus tard vers elle. Il était coincé!

Pascal n’a pas beaucoup parlé sur le chemin du retour. Il devait certainement réfléchir au moyen de rattraper les choses avec Elodie qui était restée sur sa faim. Elle ne devait rien comprendre et devait se poser milles questions. Et Pascal n’osait pas non plus me renvoyer sans autre. Ça devait bouillonner dans sa tête. Moi, j’ai fait l’idiote, lui posant la main sur les genoux, lui faisait de petits câlins en lui faisant des bisous sur le bras. Au début, il faisait tout pour ne pas réagir ou répondre à mes câlins, me retournant un vague sourire.

Puis, sous mes assauts, il a fini par me prendre la main, puis un bisou dans la paume (miam, j’adore ça et il le sait), puis, il me caressait la main posée sur ses genoux, et ses sourires sont devenus plus tendre.

A la maison, alors qu’il se changeait, j’ai été lui sauter dessus. Il n’a pas résisté. Puis, son satané téléphone a sonné. Pascal n’a pas osé répondre. Normal, il venait de faire l’amour avec moi. C’était Elodie encore. Grrrh. Puis, j’ai voulu aller me doucher. Mais, une fois dans la salle de bain, j’ai soupçonné qu’il en profiterait pour appeler Elodie. Et BinGo, j’avais raison.

Pascal était là, dans le coin de la cuisine, appuyé au frigo, à lui susurrer dieu sait quoi. Pascal a sursauté en me voyant rappliquer, le linge enroulé autour de moi. Vache, je lui ai demandé s’il venait prendre la douche avec moi en lui faisant un bisou. Je savais qu’elle m’entendrait, et Pascal était trop surpris pour avoir eu le temps de raccrocher. Il n’y a pensé que quant je me suis tourné pour ouvrir le frigo, réalisant qu’il ne saurait quoi lui dire, ni comment justifier encore ma présence.

Son natel bourdonnait. Après son premier rappel, Pascal a mis son natel sur silence. Il était de plus en plus mal à l’aise. Je savais que cette fois, il essayerait surement de me dire de partir, comme il l’avait fait avec Caro. Alors, je l’ai fixé et je lui ai montré que j’avais remarqué son malaise.

Pascal est devenu plus distant, et je sentais, gros comme une maison, qu’il cherchait comment se tirer… Alors, j’ai pris les devants...


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