13/2013 - Mémoire courte moi!
Dimanche - 13 Janvier 2013 - (12/2013) - Mémoire courte moi!
En fait, je n’ai que ma grande gueule, en fait, je n’ai pas eu le courage d’aller au bout. Layne a été adorable, et d’humeur badine. Il a été drôle, parlé pour nous deux. Je n’ai eu qu’à sourire. Je me sentais un peu honteuse de l’avoir fait changer ses plans pour moi. Presque assez coupable pour aller quand même chez lui, mais… Pas pu. Probablement que la prochaine fois, il me laissera tomber, comme moi ce soir.
Bon Prince, Layne a dit qu’il comprenait, qu’il ne m’en voulait pas. Il a quand même essayer de me proposer un dernier café, et qu’après, je pouvais décidé si je voulais qu’on se fasse nos films ou pas. Mais, je savais que si j’allais chez lui, je partirais en me sentant très coupable. C’était mieux que je rentre. Je pense aussi que j’espérais avoir des nouvelles de Pascal. J’espérais qu’il soit chez moi, ou qu’il me cherche.
Et oui! L’espoir fait vivre… Peut-être, mais moi je dirais que; “l’espoir aide à ne pas sombrer!”.
Jusqu’à ma porte, j’ai espéré voir Pascal apparaître comme par enchantement. Très déçue de ne pas le voir. J’ai aussi vérifié mon natel en refermant derrière moi, et là aussi, pas d’appels en absence de lui. La tristesse s’est lourdement abattu sur mes épaules. Je n’ai pas eu le temps de fondre en larmes, j’attendais de me mettre en training avant. Le temps de jeter mon natel sur le canapé, d’enlever ma veste, me démaquiller et me changer, j’ai entendu frappé à la porte.
Mon coeur n’a fait qu’un bond. L’espoir à nouveau. Je voulais que ce soit Pascal. En courant ouvrir, sans même regarder dans l’oeil de boeuf, j’ai encore pensé que ce pouvait être aussi Layne qui venait avec ses films. Le temps de faire la grimace, de regretter de n’avoir pas vérifié qui était derrière, j’avais ouvert. J’avais aussi oublié que j’étais en training, et pas mon meilleur training en plus.
C’était Pascal... Lui... Le seul qui me fait perdre le nord! Le SEUL que je voulais vraiment voir...
Le bonheur… J’étais juste super contente de le voir là… Debout avec un air peu assuré. Hésitant même. Tout ce j’ai pensé, c’est que je l’adore. J’avais oublié que j’étais verte de colère, à peine quelques heures plus tôt. Oublié jusqu’à même pourquoi. Oublié aussi l’heure, le jour, la nuit, tout. J’étais tellement, tellement contente de le voir. Je suis restée à le regarder les yeux remplis d’étoiles. Il a dû le voir, parce qu’il a souri. Le manque d’assurance avait disparu.
- Tu pense me laisser entrer ou me laisser planter là?
J’ai rigolé. Bien sûr qu’il pouvait entrer. Il avait tous les droits. J’étais si contente. En entrant, il m’a prise dans ses bras. Me reprochant de lui manquer et de ne pas répondre au téléphone. Waouh, heureusement que je suis rentrée, sinon, je me serais tapé la tête contre les mûrs si je l'avais râté!
Après m’avoir embrassée passionnément, Pascal m’a demandé si on restait ici ou si on allait chez lui. Il a dit aussi que je lui avais trop manqué. Pour le taquiner, je lui ai rappelé que, c’était lui qui avait dit avoir besoin d’espace.
- C’est vrai… Je devrais m’y tenir, mais… C’est ta faute, tu n’avais qu’à venir quand même ce week-end mince! Puis, j’ai pensé que tu étais fâchée… Puis, tu me manquais trop.
Il a fait la grimace en disant que je lui manquais, même s’il sait très bien qu’il devrait faire de plus gros efforts. Pourtant, il a dit que c’était la dernière fois qu’il ferait une folie pareille; courir jusque chez moi. J’étais tellement contente de le voir que ça m’a délié la langue, et je lui ai raconté que j’avais dormi à sa place hier soir. Parce qu’il me manquait aussi. Ça l’a fait rigoler. J’adore le regarder rire.
- Tu te fou de ma gueule?
- Non… Je t’assure. J’ai dormi de ton côté. J’aurai tellement aimé être avec toi.
Pascal m'a expliqué qu'il était rentré ce matin. Il avait espéré me voir hier soir, m'avait envoyé des dizaines de messages. Mais, je ne répondais pas, mi à ses messages, ni à ses coups de fils. Il s'était couché tôt en me laissant un mot, pour dire qu'il m'attendait au chalet. Mais toujous rien. Ce matin, il a attendu 2h devant chez moi en pelant de froid. Il a fait un tour, pour chauffer la voiture, avait mis les sièges chauffant et tout. Il avait vu que ma voiture n'était pas là et avait commencé à s'imaginer des choses. Puis, vers 11h30, mes voisins ont commencés à naviguer un peu trop autour du parking, alors il est rentré. Je lui ai dit que j'avais quitté son appart vers midi. Mince, j'étais partie quelques minutes avant son arrivée. Quel dommage!
On venait de se rendre compte qu’on s'était croisé, alors on s’est mis à rire comme des fous. Pascal avait raison, j’avais effacé la plupart des messages sans les lire. Il allait falloir que je change d’attitude! Sinon, je risquais de le regretter une fois. C'est fou comme j'oublie vite que j'étais énervée! Avec lui, j'en perds mon latin!
Pascal est parti en 1er pour m’attendre chez lui. Je devais prendre quelques affaires pour demain. Sur place, je devais passer directement par en haut, par l’appart à Thomas. Pascal se changera en bas, et fera en sorte qu’on le voit, au cas où. Il fermera et viendra me rejoindre dès que j’arriverai.
Trop chou… Trop adorablement romantique… Il avait mis des bougies partout… Quel rapide! Tout ça pour moi? Waouh!
On a passé tout le dimanche à l’horizontale. Au programme, câlins, et encore des câlins… Juste le temps de boire, manger et on se serrait à nouveau l’un contre l’autre. Comme des drogués en manque. Je n’ai pas bougé le petit doigt de la journée, c’est Pascal qui a fait à manger. On a regarder des films d’horreur. J’adore ça! Pourtant, j’ai toujours autant la frousse. Ça le fait marrer. Je sursaute et ferme les yeux devant les scènes trop brutales ou gores. Parfois, il sursaute aussi!
Vers 20h, je suis partie. Jess et Thomas n’étaient pas encore là, alors j’ai préféré filer avant qu’ils arrivent. Ils n’avaient pas besoin de savoir que j’étais là. Même s’ils le devinent, au moins, ils ne m’avaient pas sous les yeux.