131/2012 - Ce n'est pas ma faute...
Jeudi, 10 mai, 2012 - (131/2012) - Ce n'est pas ma faute...
Hafff, je suis crevée, mon rendez-vous avec Thomas était éprouvant. On a pratiquement fait que de parler de Pascal en fait. Je ne m’y attendais pas.
Apparemment, Pascal était taciturne, agressif, de mauvais poil presque tout le temps depuis jeudi passé. Thomas a pensé qu’on s’était peut-être disputé à cause de ça et avait cherché à me tirer les vers du nez. Hum, je ne pouvais quand même pas lui dire qu’en fait, cela n’avait pas grand-chose à voir avec ça, mais plutôt du fait qu’il m’avait posé un lapin le vendredi soir pour ensuite trouver la possibilité de se libérer miraculeusement le samedi soir pour voir Caro, non?
J’ai fait celle qui ne comprenait pas, mais en fait, c’était ça, je ne comprenais pas. Pourquoi Thomas pensait que j’avais quelque chose à voir là-dedans? Perso, je pensais qu’il s’était passé quelque chose de l’autre côté de la barrière, du côté qui ne me concernait pas. Peut-être s’était-il disputé avec sa femme? Ou peut-être avec Caro? Ou Jess lui avait peut-être demandé de ne plus voir Caro et qu’il était contrarié?
Thomas a essayé de me faire sortir, de m’encourager à l’accompagner ce soir, mais j’en avais aucune envie. Je tomberais sur Pascal et la blessure est encore trop fraiche pour que je prenne le risque de la voir se rouvrir. En plus, je ne savais pas quoi lui dire, ni si j’avais même envie de lui parler, mais si d’aventure il ne tentait rien, je savais que ça me ferait mal. Thomas avait essayé de faire parler Pascal, mais Pascal l’avait envoyé promener, il ne voulait pas parler. J’ai dit à Thomas que ça n’avait rien à voir avec moi, mais il a réussi à semer le doute dans mon esprit.
A la maison, j’ai vu que Pascal m’avait laissé des messages et j’ai eu bien du mal cette fois à me décider à les effacer sans les lires.
Afff, je n’aurai pas dû les regarder, parce qu’après ça, je me suis torturée la tête à me poser des milliers de questions. Pascal me disait qu’il espérait me voir ce soir, si vers 23h je n’étais toujours pas là, c’est que je ne sortais pas, alors il rentrerait, qu’il espérait toujours que je lui donne des nouvelles. Si je ne lui faisais pas signe, alors il en déduirait que je lui faisais vraiment la tête.
Après 23h, il n’allait certainement pas venir jusque chez moi, pas un jeudi soir, alors j'étais tranquille. Puis, il n’oserait pas vis-à-vis de sa femme, pour Caro surement, mais pas pour moi. Puis soyons sérieux, je ne lui ouvrirai pas.
Ben oui, je lui faisais la tête, je n’avais pas envie de le voir, ni de l’entendre, ses explications ne m’intéressaient pas.