132/2012 - Encore une scouateuse... marre...
Vendredi, 11 mai, 2012 - (132/2012) - Encore une scouateuse
Oui, je sais que parfois, je suis une super peste, je n’ai rien à envier à Jess ou même Caroline. Tout en est-il que Pascal n’a pas arrêté d’essayer de me joindre au téléphone, mais j’ai zappé tous ses appels. Et ses messages? Ben, je les effaçais sans les lire. Inutile de fondre comme une mauviette pour quelques mots jeter à la va-vite dans un texto. Si Pascal me manquait? Je ne sais pas, mais je ne pense pas. Je crois que ma colère me tenait chaud et m’empêchait de sombrer dans les dédales du chagrin, donc, tout allait bien.
Ce soir, je suis sortie prendre un verre avec 2 copines. Je n’en avais absolument pas envie, j’aurai préféré rester tranquillos, peinard chez moi, mais si je voulais éviter d’avoir Pascal derrière la porte et finalement lui ouvrir, parce que ça m’aurait fait trop de peine de le laisser frapper et le planter comme un idiot devant une porte fermée, j’avais meilleur temps de sortir et ne rentrer que tard.
De plus, grosse déveine, Béa m’a appelé pour me supplier de la laisser venir scouater Ca encore quelques temps chez moi, et ne sachant plus quoi inventer comme excuses, et franchement, je n’avais pas le cœur de la laisser dans la rue. Me voilà une fois de plus avec une personne indésirable dans les pattes, mon terrier violé encore. Pfffiouh, j’espère que je tiendrais le coup! Franchement, ça me faisait hyper chier, mais j’ai pas pu refuser. Quant est-ce que tout le monde comprendra que si j’ai un 3 pièces, c’est pour moi et mes affaires de peinture et pas pour les scouateurs!
D’un côté, ça refroidirait Pascal direct. Enfin, j’espère…
Bon, j’avais l’intention de traîner dehors jusque vers les 1h du matin pour être sûr que si Pascal passait chez moi, ben il en aurait eu marre d’attendre, mais je n’ai pas tenu plus d’1h au bistrot. On ne peut pas fumer, et je me faisais chier de ne pas être tranquillement installée sur mon canapé avec mes cafés, coca, mes bouquins, la télé qui tourne pour les fantômes, mon vieux training troué avec par-dessus mon vieux pull en laine mité que je ne peux plus porter qu’à la maison et mes grosses chaussettes. Donc, après une excuse bidon, j’ai planté mes copines pour courir me jeter sur mon canapé avec l’espoir de pouvoir profiter un peu de ma tranquillité avant que Béa ne se ramène.
Chance phénoménale, elle traînait à Morges. Elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle pensait être là vers 23h et si ça jouait pour moi. Elle m’avait déjà dit qu’elle serait là vers 18h. J’ai commencé à préparer une réponse pour dire qu’il n’y avait pas de problème, mais avant de l’envoyer, j’ai changé d’avis. Je lui ai finalement répondu que j’étais aussi de sortie, que je ne savais pas quant je rentrerais, avec dans l’idée de lui dire que j’étais là vers minuit, ou peut-être même 1h. Mais c’est elle qui m’a tendu la perche vers 22h30 en me disant qu’elle pensait dormir sur Morges, que ce serait plus pratique pour aller bosser le lendemain.
Youpiiiiii, je pouvais me larver à fond la caisse et jusqu’à pas d’heure. Du coup, j’ai zappé la petite sieste que je m’étais programmée, et j’ai prolongé mon état végétatif jusqu’à 6h du matin. J’avais trop envie d’avoir un week-end entier tranquille, je cherchais comment me débrouiller pour que Béa ne vienne pas avant lundi.
Avant de me coucher, j’ai effacé les messages de Pascal, par contre, j’ai eu la mauvaise idée de lire les 2 messages de Thomas, qui avait aussi essayé de me joindre, mais comme mon natel était sur silence, je n’avais rien entendu et heureusement. Thomas me demandait de le rappeler, que Pascal lui avait demandé de me demander de le rappeler. Niet. Je n’ai donc pas répondu, ni rappelé Thomas.
J’ai eu de la peine à dormir après. Pascal devait se sentir un peu ridicule ou humilié de devoir passer par Thomas, et ça, ça me faisait un peu de la peine. Tant que ce n’était qu’entre lui et moi ça allait, mais que quelqu’un d’autre soit au courant me gênait beaucoup. Je ne voulais pas qu’il ait l’air idiot devant qui que ce soit malgré ce qu’il avait fait. Nos histoires ne regardaient personne. Mais, je n’arrivais toujours pas malgré tout à me résoudre à entrer en contact avec lui…
Non, je n’avais pas envie de le voir, ni de l’entendre, rien que d’y songer me mettait en colère! Pour lui transmettre un peu de ma rage, comme c’était 6h du matin, je lui ai envoyé un bref message ; « ha ! vu ton message, on s’appelle ok. ». Pas de bisous, ni quant, ni rien, c’était tout ce que je pouvais faire, fallait pas m’en demander plus. J’imagine qu’il allait se demander ce que je foutais jusqu’à 6h du matin et s’imaginerait pleins de choses.
Tant mieux, ça lui fera les pieds. A Thomas j’ai mis aussi que j’avais vu son mot et que c’était un peu tard, mais j’avais vite envoyé un petit mot à Pascal. A lui, j’ai pu lui mettre des bisous.