132/2013 - Pleurnicheuses...
Dimanche, 12 mai 2013 - 132/2013 - Pleurnicheuses...
On avait peut-être un peu trop d’imagination. J’ai voulu m’en aller, et Caroline voulait rester. Alors, j’ai pris un taco pour retourner chez Pascal. A défaut de l’avoir lui, je pouvais avoir l’impression d’être près de lui, allongée dans son lit. Sentir son odeur, l’ombre de sa présence.
Pascal avait dû partir peu après moi, parce que 10mn plus tard, j’ai entendu sa voiture. Puis, des voix. Bruits d’une conversation. C’était la voix de Caroline et Pascal. Pourtant, Caroline savait que j’étais là, je lui avais mentionné mon intention d’aller chez Pascal.
Caroline semblait pleurnicher. Pascal semblait fatigué et ne semblait même pas avoir la force de s’énerver; “Tu ne va pas t’y mettre toi aussi?”. Il était clair que Caroline l’avait suivi. Elle voulait savoir s’il était chez Elodie. Mais, Pascal l’a fait entrer. Wow, j’étais mal barrée. Ou je sortais illico de sa chambre, ou je restais planquée. Je n’aurai plus qu’à faire semblant d’être endormie. Mince.
Elodie avait aussi pleurniché. Elle ne comprenait pas ce que Pascal faisait avec une fille, alors qu'il était sensé être avec un copain. Elle se sentait flouée. Elle avait pleuré parce qu’il avait annulé, coup sur coup, tous leurs rendez-vous. Elodie avait aussi entendu pour la douche!
Bref, Pascal avait passé un mauvais moment. Il ne se sentait pas déjà prêt à rendre des comptes à une fille avec qui il ne sortait même pas encore.
Rassurant… J’enviais la facilité avec laquelle il semblait pouvoir se confier à Caroline. Mais, en même temps, je n’aurai pas voulu qu’il me parle aussi ouvertement d’une autre fille. Je préférais avoir la tête dans le sable moi.
Caro aurait voulu rester, mais Pascal voulait être tranquille. Alors, petit compromis, il l’a raccompagnée. J’avais les palpitations à l’idée qu’il passe la nuit chez elle. Et je l’attendrais pour rien. D’ailleurs, était-ce une bonne idée de l’attendre? Il avait été clair; il voulait rester seul ce soir. Fallait mieux que je me casse. Mais, je voulais savoir s’il restait chez Caro, alors je les ai suivi.
Pascal est resté en bas du porche. Caro avait mis son bras sous le sien, l’encourageant à rester. C’était de bonne guerre. S’il reste, je rentre. Mais, Pascal lui a fait la bise et est reparti. En fait, il revenait vers moi, alors j’ai dû plonger dans les fourrés.
Après quelques minutes d’hésitations, et après avoir vérifié que je n’étais pas couverte de feuilles, ni de branches dans les cheveux. J’ai sonné. Je ne savais pas si c’était une bonne idée, mais, j’avais simplement envie de le voir, de dormir dans ses bras.
Pascal n’avait pas l’air content quant il a ouvert. Son expression a aussitôt changé en me voyant debout, la mine gênée, les bras croisés dans le dos. Je m’attendais à ce qu’il me serve la même rengaine qu’à Caro, mais au contraire, il a simplement souri et m’a fait rentrer.
Pascal a dit qu’il espérait me voir, que je viendrais. Alors, j’ai dit que je l’avais vu partir avec Caro, que j’avais décidé d’attendre 10mn, ensuite, si je ne le voyais pas revenir, de rentrer. Je pense qu’il n’avait pas dû se sentir bien en sachant que je risquais de passer chez lui. Je pense aussi que c’est pour ça qu’il avait préféré couper court avec Caroline.
C’était bon de se réveiller dans ses bras le dimanche matin, même si j’avais eu trop chaud toute la nuit.
On a fait un dimanche tranquille. J’imagine que Caroline avait dû essayer de nous appeler, l’un comme l’autre. Elle devait se sentir bien seule. Ça me faisait un peu mal au coeur de lui avoir volé la vedette. C’était certainement dû au fait que, Pascal n’avait pas dû apprécier de savoir qu’elle l’avait suivi.
Hum, heureusement qu’il ne savait pas que j’étais avec elle! Elle payait pour nous deux!
Thomas est descendu déjeuner avec nous. Puis, il avait des copains qui sont passé pour traîner avec lui. Nous, on est resté en bas, seuls tous les deux. Le soir, quant j’ai voulu rentrer, Pascal m’a demandé de rester. Je ne me suis pas faite priée! J’aime prendre le café avec lui le matin avant qu’il parte au boulot. C’est ce que j’appelle, bien commencé la semaine.
L’empêche que je ne comprends rien! Est-ce que c’est parce qu’il aime être avec moi? Ou parce que les choses ne s’étaient pas passé comme il le voulait avec l’autre grognasse? Ou, il n’avait tout simplement pas envie de passer le dimanche tout seul? Hum, peut-être que je me pose trop de questions!