144/2015 - Manuella en travers de ma gorge

Publié le par JaneDo


Dimanche - 24 mai 2015 - 144/2015 - Manuella en travers de ma gorge

Comme j’avais les clés à Pascal, je me suis allongée sur le canapé pour lire et l’attendre. Même si je m’endormais, je l’entendrais soit sonner, soit frapper à la porte. Je me suis endormie, et Pascal n’a pas eu besoin  que je lui ouvre. Thomas l’a ramené, et il a passé par les escaliers qui relient les 2 appartements. Je ne dormais que d’un oeil, j’ai tout de suite senti sa main se faufiler sous le plaid pour me caresser mes fesses.

A voir son sourire, la lueur sexuelle dans ses yeux verts à tomber par terre, pas de doute, Pascal était pompette.

Ses baisers, l’éclat de ses yeux verts à tomber par terre, ses caresses m’ont fait fondre sur place. On n’a même pas été jusqu’à la chambre à coucher. Je me souviens m’être demandée s’il avait bien fermé la porte entre l’appartement à Thomas et le sien. Mais entraînée par la passion, j’ai aussitôt oublié. Même où on était.

Magnifique soleil aujourd’hui, main dans la main, on a été à pieds jusqu’au petit café, qui vient de s’installer au bord du lac près de chez lui. Pascal a reçu un appel, c’était Thomas. Il lui a dit où on était et il est venu nous rejoindre.

On s’était levé tôt, je devais aller chercher ma nièce pour l’équitation. J’étais raide, et pendant le déjeuner, je me suis dis qu’après son cours, aux environs de 9h-9h30, je filerai vite fait chez moi pour me taper une petite sieste avant de retourner chez Pascal.

Comme toujours, rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu...

Après l’équitation, j’ai fait des allers-retours entre chez Séb et chez ma frangine pour trimbaler les rats. Ensuite, ils devaient rejoindre toute la troupe pour une grillade chez César. J’ai dit que je ne prenais qu’un café parce que je ne pouvais pas rester. Mais, comme d’hab., ils ont insisté pour que je reste. Cela semblait assez compromis pour ma petite sieste.

Vers 16h, j’ai enfin eu le courage de partir. J’ai appelé Pascal en chemin et on a convenu que je le rejoindrai directement à la Dolce Vita, à partir de 20h30. On mangeait avec quelques potes. Après ce coup de file, j’ai filé directement me jeter au lit pour récupérer quelques heures de sommeil. Je me demande comment faisait Pascal pour tenir le coup après une nuit à boire et sans dormir. Le matin, il était plus en forme que moi!

A mon réveil, traînant les pieds, j’ai pris une douche pour me réveiller. Ils étaient déjà au café quant je suis arrivée. Pascal s’y attendait. Et franchement, je n’avais pas faim, mais je ne refuse jamais un café. Quant ils ont décidés d’aller encore traîner de bar en bar, j’ai préféré rentrer chez Pascal et l’attendre.

Mon bouquin traînait chez lui, et il était passionnant. Une heure après avoir replongé dans mon histoire, je me suis dis que c’était bête d’être partie comme ça, après tout, c’était congé demain. J’ai donc décidé de rebrousser chemin et de faire plaisir à Pascal en lui faisant la surprise.

Mais en appelant Caroline pour savoir où ils étaient, j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir que Pascal leur avait faussé compagnie en quittant le restaurant. En fait, juste après mon appel. Caroline avait pensé qu’il était parti pour me retrouver quelque part et ne s’était pas inquiétée. J’étais dégoutée.

J’aurai pu en prendre mon parti, et l’attendre tranquillement à la maison, mais dans le feu du moment, je lui ai envoyé un message. Pascal m’a rappelée 2h plus tard; il venait de voir mon message. Il avait soi-disant été prendre un verre ailleurs avec Michael. Je savais qu’il mentait. Il a dit qu’il était en route pour la maison.

Franchement, j’ai eu envie de le planter là et partir. Il me prenait vraiment pour une idiote! A sa décharge, il a tout fait pour se rattraper et a été absolument adorable. Pascal m’avait même amené des fleurs et des chocolats! Je me demande où il avait trouvé ça! Au moment d’en prendre un, j’ai eu un frisson le long de la colonne vertébrale, et si c’était Manuella qui les lui avait donné?


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