145/2013 - Mensonges & Faux espoirs
Samedi, 25 mai 2013 - 145/2013 - Mensonges & Fausses promesses
Peu après son arrivée chez Pascal, Caroline me proposait de la rejoindre chez lui. Je ne voulais pas. Ça m’embêtait aussi que Pascal sache qu’on était encore ensemble après avoir quitté le bar hier soir. Pendant qu’on discutait au téléphone, Pascal lui a arraché le téléphone pour me demander de venir. C’était passé 3h30 du matin, ça ne servait à rien.
Le matin, j’ai trouvé un message de Caroline: “Cool, j’ai dormi chez Pascal. T’aurai dû venir Jane. Bisous bisous.".
Samedi, j’avais des tonnes de choses à faire durant la journée. Tchoy s’ennuyait, et en fin d’après-midi, il m’a demandé de passer le prendre. On est passé à Moudon pour qu’il installe la télé pour la petite. Puis, de retour sur Lausanne, il devait passer chez Donato. J’ai été avec lui.
Vers 18h, j’ai essayé une première fois de joindre Pascal. A 19h encore, je refaisais une tentative, sans succès. J’ai commencé à avoir des palpitations. Pourquoi ne répondait-il pas? Il avait promis! Je lui ai laissé un message pour lui dire que j’attendais son coup de fils. 20h, toujours pas de nouvelles de Pascal. Là, j’avais quand même les boules. Presque affolée à l’idée qu’il faisait exprès d’ignorer mes appels, j’ai téléphoné à Caroline.
Pascal était parti vers midi, sans lui dire où il allait, et elle était rentrée. Elle était étonnée, elle savait qu’on était sensé passer la soirée ensemble. Je suis restée avec Tchoy en attendant qu’il m’appelle. Je n’avais pas l’intention de sortir, mais juste de passer une gentille petite soirée à la maison, donc, ça ne me prendra pas des lustres pour rentrer me changer avant d’aller chez Pascal.
Mais, vers 22h30, j’ai compris que c’était foutu, que je ne le verrais pas de la soirée. Peut-être même du week-end. J’étais furax. Je lui en voulais à mort. Et même encore plus.
Tchoy a invité ma frangine et moi à manger au Tucano chez Donato. Comme je n’avais toujours pas de nouvelles de Pascal, j’ai accepté. Je me sentais triste et déprimée. J’avais envie de me poser dans un coin et pleurer, mais j’ai fait l’effort de continuer à sourire.
Vers 23h, Pascal m’envoyait un sms pour me demander si je voulais aller chez lui. D’abord c’était; “Tu fais quoi?”. J’ai juste répondu; “Resto”. Pfff, il se foutait de ma gueule, ça c’est sûr. Mais bon, je ne vais pas lui donner le plaisir de voir que j’étais complètement dévastée. Pascal m’a ensuite proposée de passer chez lui. D’abord, j’ai été contente, puis, en réfléchissant au fait qu’il n’avait ni répondu à mes appels, ni à mes messages, pour ensuite avoir le culot de me demander d’aller chez lui, j’ai arrêté de lui répondre.
On a quitté le resto vers 23h30. Ma première réaction avec été d’aller chez lui. J’avais accepté son invitation. Mais après réflexion, en pleine route, j’ai fait demi-tour. Je n’ai pas jugé utile de l’avertir. Pascal pouvait bien passer la soirée à m’attendre, comme je l’ai fait toute la journée, et toute la soirée. Vers minuit et demi, ne me voyant toujours pas arriver, il a commencé à essayer de m’appeler. Je n’ai pas répondu.
Vers 1h30, Pascal m’a envoyé un message me demandant si tout allait bien? Il savait que je voulais passer d’abord chez moi me changer. Ensuite, il a dit qu’il s’inquiétait. Ha! Ben, il pouvait goûter à sa propre médecine. Moi aussi je m’étais inquiétée avant. Il pouvait voir aussi ce que ça faisait quant on ne prend pas la peine d’envoyer un petit message d’avertissement et quant on ne répond pas à son natel.
Ma soeur pensait que je restais en ville, alors elle, je l’ai avertie que je rentrais.
Quand même, c’était moche de ne pas répondre à Pascal, mais en même temps, j’étais si énervée, que j’éprouvais un certain soulagement. Si j’aurai été chez lui, j’aurai dû faire le poing dans la poche, et ne pas faire de scène. J’aurai transporté ma rage étouffé toute la nuit, et je me serais réveillée toujours en colère, sans oser demander d’explications. Tout ça pour éviter qu’on se prenne la tête.
L’empêche, je me suis endormie en larmes… J’ai détesté comment Pascal m’avait traité ce soir… Comme si je ne comptais pas pour lui… Comment avait-il pu me faire une saloperie pareille! Mensonges, fausses promesses… Je le déteste. Il me brisait le coeur.