146/2013 - Petit à petit, je le perdais...
Dimanche, 26 mai 2013 - 146/2013 - Petit à petit, je le perdais…
Il me semble que les choses vont de mal en pire avec Pascal… Je n’arrive même pas à croire qu’il ait pu, comme ça, aussi facilement, me donner le faux espoir de le voir hier soir et me zapper. Ça m’a fait très mal. Je me réjouissais tellement et c’était pour des prunes. Dire que j’ai refusé d’aller l’emmerder vendredi soir, pour ne pas gâcher son rendez-vous avec Caro, parce que j’étais sûre de le voir hier. Je suis triste.
Abattue, fatiguée, triste, j’ai prévu de passer tout ce dimanche pluvieux et gris, sur mon canapé, devant la télé. J’avais pris la décision de ne pas répondre, si Pascal m’appelait. Pour être sûre de ne pas craquer, j’ai mis mon natel sur silence. Je n’ai même pas répondu à Thomas, qui s’inquiétait de ne pas avoir de mes nouvelles. Flûte, je n’étais pas d’humeur à rigoler ou faire semblant d’aller bien.
Je suis triste jusqu’au plus profond de mon coeur. Je ne sais pas ce qui pourrait me redonner l’envie d’avancer. Je me sens perdue, au bout du rouleau. Déprimée. Tout va mal depuis si longtemps, que les idées morbides me reprennent. J’en ai marre. Bah, non, je vais me ressaisir et reprendre du poil de la bête.
C’est vrai que Pascal est, pour moi, mon seul rayon de soleil, ma bouée. La seule petite chose à côté du ca hot qui me donnait encore l’envie de me lever chaque jour, qui m’empêchait de sombrer complètement. Mais ça non plus, ça ne va pas, ça ne mène à rien. Je n’ai rien à quoi me raccrocher, et je me sens m’effondrer. Plus de palpitations, plus d’amour, rien qui puisse me donner un coup de fouet.
Je ne voulais pas, mais, j’ai quand même lut les messages que Pascal m’avait envoyé… Il me suppliait presque de lui répondre. Puis, comme je ne répondais toujours pas, Pascal a écrit avoir été chez moi, avoir sonné longtemps, mais n’obtenant pas de réponses, il a fini par réaliser que je n’étais peut-être pas là. Dans le doute, Pascal aurait été voir chez Layne, ensuite il a demandé à Thomas s’il avait des nouvelles. Pascal s’excusait de n’avoir pas appelé, mais il voulait me parler. Bref, il voulait m’expliquer.
Pfff... Rien ne pourra remplacer la soirée manquée. Perdu., passé, fini. Ni les excuses, ni la désolation feinte ou pas de Pascal.
Je n’avais aucune envie de lui parler. Si je répondais, ce ne serait que parce que j’ai peur qu’il aille se consoler ailleurs, dans les bras d’Elodie! Et ce n’était pas une bonne raison. En tous cas, c’était la plus mauvaise. J’étais si déçue. Je n’existait pas hier, alors aujourd’hui non plus.
Pascal s’est alors lancé dans les plus longs sms qu’il ait jamais composé de sa vie!!!
Pascal a dit qu’ils avaient eu un tournoi en salle. Que je pouvais demander à Thomas si je voulais, il ne me mentait pas. Qu’après, l’entraîneur les avait invité à manger. Pascal avait dprévenu qu’il ne participerait pas au souper. Mais, une fois le match amical terminé, l’entraîneur avait insisté, et il s'est senti obligé.
Trop confiant, Pascal pensait me retrouver après comme prévu. Il avait quitté le resto vers 21h, et sur la route, Thomas l’a appelé. Il avait eu un pépin avec sa voiture, alors il était parti aussitôt le chercher.
Ils ont dû attendre le TCS. Thomas avait voulu suivre le remorqueur pour être sûr qu’on s’occupait correctement de sa voiture. Il a ensuite raccompagné Thomas.
Pascal n’avait pas eu de mes nouvelles non plus. Donc, il a pensé que je l’attendais à la maison, chez lui. Il avait regardé si je lui avais laissé un mot peut-être. Rien. Puis, il a essayé de m’appeler. Rien, Je ne répondais pas. Alors, il a pensé que j’étais occupée. Il a réessayé, mais je ne répondais toujours pas. Il m’a fait appelé par Thomas, pour voir si je répondrais. Mais toujours rien. Alors, il a commencé à s’inquiéter.
Après tous ses messages, Pascal me demandait de l’appeler… Je n’en avais pas envie…
Je comprenais, et j’étais soulagée de savoir que Pascal n’avait pas fait exprès de me laisser sans nouvelles. Mais tout de même! Il aurait pu m’appeler? Tous les téléphones n’étaient pas en panne que je sache? Comment avait-il pu imaginer que j’étais sagement, connement chez lui, comme ça, à l’attendre comme une cruche? Sans avoir eu de ses nouvelles pour savoir si ça jouait toujours? Et il n’aurait pas reçu mon message? Justement ce soir là? Non, rien à faire, je n’avais pas envie de lui parler. Pascal remarquerait aussitôt que j’étais déprimée. Il saurait immédiatement que je m’étais fait des films. Il saura que j’avais pleuré comme une pauvre cloche.
Non. La prochaine fois, il n’aura qu’à penser à utiliser son natel pour me tenir au courant. J’espère…
Je me disais aussi que, peut-être, je devrais l’appeler, parce qu’il n’avait pas de compte à me rendre. On ne sortait plus ensemble après tout. Et si je continuais à être aussi compliquée, chiante, il finirait par en avoir par dessus la tête de mes crises… Hum! Mais quand même, je n’avais aucune envie de lui parler. Et pour le coup, pas envie de le voir non plus, même s’il me manquait. J’avais trop de peine.
Je n’avais pas vu Pascal du week-end et ça me désespérait. Je sombrais de plus en plus dans la déprime. Je sentais que je le perdais petit à petit…