152/2012 - Béa me les gonfle!!!
Jeudi - 31 mai 2012 - (152/2012) - Elle me les gonfle!
J’ai passé la journée à tourner autour du bordel que Béa avait laissé dans la cuisine. Ok, on me dira que c’est pas grand-chose, parce que dit à haute voix, ça a l’air de rien ; filtre à café débordant, ce qui fait que le passage est sans doute bouché et j’ai dû le nettoyer si je voulais du café. De plus, la moitié du pot était encore rempli, elle n’avait bu qu’un café et en avait fait pour un bataillon complet.
Et puis, il y avait les miettes! Quoi? C’était pour jouer au petit Poucet ou quoi? Grrrrh. Et le couvercle des toilettes qu’elle ne pense jamais à rabattre, et le filtre qu’elle a laisse sur la place de travail au lieu de le foutre à la poubelle, et ses clopes qui traînent sur la table, le cendrier pas vidé, et ce n’était qu’une partie du cheni qu’elle avait laissé derrière elle en partant au boulot. Bref, grrrr, la rage! Ça m’énervait sec. Si je rangeais, elle recommencerait, vu qu’elle n’aurait pas été dérangée pour ça. Laisser jusqu’à ce qu’elle rentre et c’est moi qui devait poser les yeux sur ce bordel toute la sainte journée. Je fulminais.
Le soir, dès qu’elle a posé les pieds à la maison, je lui ai fait refaire le chemin pour ranger tout son foutoir.
Tout ce qu’elle a trouvé à dire c’est ; « Waouh, t’es de mauvaise! ». Je lui ai répondu que ça, ce n’était pas quant je l’avais mauvaise, j’étais calme. Mais, je lui ai rappelé que si je n’avais pas d’enfants ou que je ne vivais pas avec un mec, c’était justement parce que je détestais faire la police, et passer mon temps à devoir contrôler derrière quelqu’un, rappeler qu’il faut ranger ou ranger à sa place, ou encore faire des listings pour le lui rappeler. Je n’étais pas sa mère, et si elle n’arrivait pas à laisser la cuisine propre, elle n’avait pas à l’utiliser. Ok, peut-être que je suis un tantinet maniaque!!!
Après être passée à l’agence pour apporter mes croquis, je suis passée au salon de ma frangine. Je n’aurai jamais dû. J’ai fini par rentrer sans avoir rien pu faire de mon après-midi. Je voulais faire quelques courses, mais c’était trop tard, les magasins fermaient. Et zut.
Pascal était avec Caro ce soir. Il avait un match à Nyon. Comme d’hab, demain il bosse, donc je ne pense pas qu’il sortira. L’équipe prendra probablement un verre dans le truc avec l’autre équipe et leurs supporters, ensuite Pascal rentrera probablement chez lui. Quant on s’est parlé en fin de journée, avant qu’il quitte son boulot, il ne m’a pas proposé d’aller au match. Faut dire que je dis tout le temps non aussi, faudra que je change ça. Je suis trop prévisible. Pascal a glissé dans la conversation qu’il passait chercher Caroline pour aller au match. Je n’ai pas relevé et je n’ai pas posé de questions non plus. Peut-être que j’aurai dû.
On se voit demain peut-être, et j’avoue que je suis hyper impatiente. J’ai l’impression de ne pas avoir vu Pascal depuis des siècles, et pourtant, je l’avais vu jeudi passé! Son sourire et ses bras ma manquait à mort. Pascal n’a pas eu le temps de m’expliquer pour demain soir, on a dû raccrocher. J’espère que ça va jouer, sinon je serais super déçue. Pas fâchée, juste déçue et peut-être un peu triste.
Je sais que je devrais organiser ma soirée au cas où, pour ne pas rester à la maison à ruminer et peut-être chialer… Mais, comme la plupart des nanas complètement idiote, j’attendais juste demain! J’aurai peut-être dû faire un saut à son match pour voir ce qu’il faisait, ou peut-être même chez Caro??? Non, non, ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal. Je préfère rester dans lignorance.