159/11 - Temps pluvieux
Temps pluvieux - (mercredi.08.juin.2011 - 159/11)
Comme je le fais souvent ces derniers temps, j’ai passé l’après-midi avec ma nièce. On a été acheter des mangas et on est rentré lire. J’avais un projet à rendre demain, mais, ma nièce passait avant tout. Dès que je l’ai ramené à la maison, je me suis jetée à corps perdu dans le travail.
J’avais tout plein d’idées grises qui se mariaient avec le paysage pluvieux de Côme. On pourrait penser que gris c’est triste, mais pas pour moi, j’aime le paysage lourd des temps grisâtres, la pluie qui lave tout, qui atténue les douleurs ou qui aide à verser toutes les larmes de son cœur lourd et pour moi, c’était comme si le ciel pleurait aussi ces êtres chers qui ont disparus. Pour moi, ils sont porteur d’espoir, l’espoir d’un lendemain ensoleillé.

Pascal me manquait et j’ai dû résisté 10’000 fois à l’irrésistible envie de l’appeler...
Je voulais qu’il me parle de tout, alors je lui avais promis la même chose. Je savais qu’il avait des problèmes à la maison et j’espérais que cette fois, il n’ira pas courir vers Caroline quant il aura besoin de parler. J’aurai dû lui parler de la visite de Caro et je comptais bien le faire la prochaine fois que je le verrais, pour autant qu’il ne se soit pas tourné vers elle.
Thomas m’avait invitée à prendre un verre, et j’ai accepté. Pourquoi pas hein? C’était toujours un très bon copain.
Thomas s’était douté que j’étais partie avec Pascal, je n’étais pas chez moi et je ne répondais pas à mes appels. J’ai prétendu que c’était faux, que j’étais partie avec une copine et je lui ai dis que d’après ce que je savais, il était parti à Ibiza avec Caroline. Apparemment, je faisais toujours ça quant j’avais quelque chose à cacher. Il m’a raconté à quel point que sa sœur était désespérée, elle ne supportait plus les frasques de son mari, qu’elle avait passé presque tout le week-end à pleurer. Elle se sentait si seule, elle ne supportait pas que Pascal la traite ainsi.
Je me demande s’il ne me parlait pas de Jess pour me culpabiliser? Je ne voulais pas me sentir coupable d’aimer Pascal, je ne voulais pas.
Pour changer de sujet, je lui ai demandé comment ça allait avec Maeva. Je n’aurai jamais dû, il y a certaine chose qu’on préfère ne pas savoir. Alors, ils avaient repris leur relation où elle était restée, mais ils se voyaient beaucoup plus souvent. Maeva lui avait fait accepter de la prendre plus souvent quant il sortait avec ses amis. Elle ne semblait pas réussir à s’intégrer, ni à se faire accepter, alors ça l’embarrassait un peu. Mais, il faisait des efforts. De toute manière, il n’y avait rien de définitif, ni de sérieux entre eux, et ça, elle en était consciente. Maeva savait qu’il continuait à fréquenter d’autres filles, c’était comme ça.
Thomas m’a raccompagnée après avoir insisté que j’aille prendre un verre chez lui. Mais, ça hélas, je ne pouvais pas, Pascal risquait de l'interpréter de travers et je me méfiais que Thomas lui raconte autre chose. Thomas m’a embrassée en me disant bonne nuit, j’ai pas su l’éviter. Ça par contre, je ne sais pas si je le dirais à Pascal.