160/11 - Plus de peur que de mal
Plus de peur que de mal - Jeudi.09.juin.2011 - (160/11)
Hum! Force était de constater que j’étais redevenu personna non gratta. J’avais vu Thomas hier soir, et malgré ses petits appels ou messages, il ne m’avait pas parlé de ce qu’ils faisaient ce soir, ni même proposé de sortir avec eux, il se disait certainement que c’était à Pascal de le faire!
J’avais bien l’impression que j’allais à nouveau me retrouver reléguée aux oubliettes... Je n’allais bientôt plus faire partie de leur cercle, et comme j’avais abandonné mes propres amis de sorties, aucune chance que je me retrouve dans les mêmes endroits qu’eux. Zut. Mais bon, voyons ce que ça donnera dans le futur...
Pascal ne m’a rien proposé non plus, et pourtant, dans la matinée, il m’avait envoyé plusieurs adorables petits messages, mais aucun d’eux ne me proposait un rendez-vous.
Ça a commencé vers les 10h avec juste un; “Bisous”, puis 1/2h après; “Je t’aime toi”, je ne savais pas quoi lui mettre alors je n’avais pas encore répondu, et moins de 3mn après le dernier; “J’ai envi de te voir... JTM”. Son dernier message m’a fait trop plaisir, mais pire que tout, j’étais bloquée, je ne savais pas quoi répondre; je t’aime aussi? Non, trop nul, envie de te voir aussi? Encore plus crétine. J’en étais là de mes réflexions, sans avoir même eu une idée valable, qu’il m’envoyait encore un message; “Zut Jane, tu me manques!”.
C’était trop mignon, alors je l’ai appelé. Ça m’évitait de me creuser la tête pour trouver quoi répondre. Iaaaah j’adore entendre sa voix, et pourtant, je me sentais toute intimidée ne sachant pas vraiment quoi lui dire de vive voix non plus. Dire que je ressentais toujours ça depuis tout ce temps, malgré avoir passé des vacances et plusieurs jours ensemble, c’était affligeant à la longue.
Je n’ai pas réalisé que Pascal ne m’avait rien proposé de concret. Il avait dit que je lui manquais, mais il n’avait pas vraiment cherché à me voir en fait. On avait même pas parlé de ce qu’on faisait ce soir, ni ce week-end d’ailleurs. Si je lui manquais vraiment, n’aurait-il pas cherché à me voir? Après notre conversation, silence radio, puis en début d’après-midi, encore un message, j’étais bourrée d’espoir avant de l’ouvrir, mais il me disait seulement qu’il m’aimait. Toujours pas de rendez-vous!
Rhaaaf! Je ne pouvais quand même pas moi lui dire; “Alors, on se voit quant?” Alors, j’ai simplement répondu qu’il me manquait en espérant qu’il aurait l’idée de me proposer quelque chose. Mais, je n’ai rien vu venir.
L’avantage de ne pas avoir à sortir pour courir dans tous les endroits où j’avais une chance de trouver Pascal c’est que je pouvais bosser et me reposer. Bon, je dis ça, mais j’étais perturbée, ma tête les imaginait en train de faire la fête totale, du coup, j’avais l’impression de m’emmerder.
Je n’ai pas pu m’en empêcher... J’ai fini par sauter dans ma voiture pour aller voir si je trouvais trace de Pascal quelque part... C’est lamentable.
J’ai d’abord fait le tour des endroits où l’on sortait d’habitude, j’ai vu la voiture à Thomas. Normal, elle est jaune pétante et tellement voyante. J’ai pu voir la bande par les vitres du bar, mais pas de Pascal. J’ai cru que j’avais mal vu, alors j’ai été parquer dans un coin pour pouvoir mieux voir. Pascal n’était pas avec eux, Caroline non plus, ce qui m’a fichu la chair de poule. J’espère que Pascal n’était pas avec Caroline!
Je serais vraiment furax d’avoir été la dernière des connes d’avoir été si contente qu’il me dise que je lui manquais, et d’avoir eu l’air de ne pas réaliser qu’il n’avait pas vraiment voulu me voir et en fin de compte, celle qui lui manquait vraiment et qu’il avait eu envi de voir, et vu, c’était elle, Caroline! Ah non, je serais super enragée!
J’ai encore fait un tour à d’autres endroits où j’aurai pu le trouver, rien, alors j’ai décidé en dernier ressort d’aller voir chez lui.
Pffff, j’avais eu des sueurs froides pour rien, Pascal était bien sagement à la maison, Jess était là aussi, donc pas de Caroline. Ouf de chez ouf, je ne crois pas que mon cœur aurait supporté autrement. Pour la peine, je lui ai envoyé un message où je lui disais que je l’aimais à la folie, que j’aurai aimé être dans ses bras. Je l’ai vu sourire en lisant mon message. Miam, je l’aurai bien croqué. Après ça, soulagée à mort, je suis rentrée sagement chez moi. J’avais eu plus de peur que de mal.
L’empêche après réflexion, ça ne changeait rien au smlimblick, je ne savais pas quant je le verrais!