160/2012 - Pascal reste à Munich ce week-end...
Vendredi, 8 juin 2012 - (160/2012) - Week-end à Munich… Pascal ne rentre pas...
Carrément chou, Pascal m’a supplié de le rejoindre à Munich pour le week-end. J’avais eu raison, il ne rentrait pas ce week-end. Après avoir déballé ma liste de réticences, j’ai fini par plié. Pourtant, c'était moi qui avait la première parlé d'aller le rejoindre, et l'idée a eu l'air de lui plaire. J’avais trop envie de le voir.
L’idée d’être loin d’ici, en tête à tête avec lui, loin de sa femme me plaisait. On serait libre comme l’air. De plus, son envie que j’y aille m’a rassurée, il n’avait rien à cacher et il ne se passait rien avec l’autre. Ouf, j’étais super soulagée. Je me giflais intérieurement, encore une fois, j’avais flippé pour rien.
Jeudi soir, peu avant minuit, alors que je coulais au fond du gouffre de la déprime, Pascal a appelé. Après mille excuses pour n’avoir pas appelé plus tôt, il m’a appris qu’il restait à Munich ce week-end. J’ai eu un petit pincement au cœur et la déprime m’a enveloppée comme un manteau. Pourtant, je ne voulais pas qu’il s’en rende compte, alors je continuais à sourire même s’il ne me voyait pas, ça traversait jusqu’à l’autre bout. Au moins, il ne pouvait pas voir que j’étais devenue toute pâle.
Je n’avais pas répondu à ses premiers appels, j’avais trop la trouille. Pascal m’a bombardé de messages en me demandant de lui répondre, qu’il était sûr que j’avais vu ses appels. Et j'avais raison, il ne rentrait pas. Ses appels étaient seulement pour me rassurer et se donner bonne conscience. Graouh, ça y est, je recommence avec ma négativité.
Alors j'ai proposé d'aller là-bas pour passer le week-end avec lui. Dès que je l'ai proposé, j'ai eu honte. Honte d'être si fragile, d'avoir si peur de tout. Puis, je ne pouvais pas tout envoyer sur les roses et filer à Munich. Mais quant il a insisté que c'était une bonne idée, qu'il n'aurait pas osé me le proposé, j’étais toute contente.
Pfff, heureusement qu’il ne pouvait pas me voir rougir à l'autre bout du fils, comme une midinette à 2 balles. Ça m’a fait très plaisir et terriblement touchée aussi. Pascal a dit qu'il allait immédiatement informé la réception que sa femme allait le rejoindre. Il n’était pas à l’hôtel que je connaissais, mais je savais où était l’autre. C’était l'hôtel à côté du pub où Caro et moi l’avions vu quant on l’avait suivi.
Mais ce soir, je ne pouvais pas, j’avais l’anniversaire de Carmine. Je n’ai pas su comment annuler pour filer à Munich.
Quant j’avais commencé à sortir ma liste d’empêchement, Pascal a dit qu’il viendrait me chercher, alors j’ai capitulé. C’était trop chou. Il n’avait pas sa voiture, alors il aurait pris l’avion juste pour me récupérer à l’aéroport et refaire le trajet inverse. C’était trop mignon, impossible de résister. J’ai passé une partie de l’après-midi au salon; me faire les cheveux, épilation, etc. En rentrant, j’ai préparé mes affaires, prête à sauter dans ma voiture, le premier avion ou le premier train pour l’Allemagne.
Pascal a essayé de m’appeler encore vers 22h pour être sûr que j’allais le rejoindre. J’avais laissé mon natel dans mon sac dans le corridor, alors comme il n’arrivait pas m’avoir au téléphone, il m’a laissé un message me demandant de lui confirmer que je venais à n’importe quelle heure. Hum, je trouvais drôle qu’il soit si phonique, alors qu’hier, je n’avais pas eu de messages de toute la journée! J’ai eu envie de le faire mousser un peu, mais, je ne voulais pas me retrouver à poiroter à Munich parce qu’il ne m’attendait pas.
J’avais hésité à utiliser le billet d’avion que Pascal m’avait réservé, j’avais plutôt envie de prendre ma voiture malgré le mauvais temps. J’aimais conduire, et je me sentirais plus libre pour l’heure de départ. Je pouvais aussi prendre le train, mais je détestais les transports en commun, et ce sera long. En plus, il ne fallait pas le raté. Comme je n’aimais pas trop les contraintes, j’ai décidé d’y aller en voiture.
J’ai quitté l’anniversaire vers 22h et j’ai pris la route direct pour l’Allemagne.
J’avais juste confirmé que je venais sans plus, mais je n’ai pas dis quant. Pascal s’attendait à mon arrivée que dans la journée du samedi. Je n’étais pas sûre moi-même de prendre la route ce soir et en voiture en plus. Maintenant que j’étais à Munich, petite frayeur en me disant que Pascal ne m’attendait peut-être pas et que je risquais de passer toute la nuit toute seule à l’attendre. Je savais que le concierge avait bien été prévenu, alors je suis montée. Après tout, ce serait cool de lui faire la surprise. Ça montrait à quel point j’étais impatiente d’être avec lui.
Rhhhh, personne… Poisse.
Choc. En pénétrant dans ce qui devait être les appartements qu'occupait Pascal, je suis tombée sur Nina enroulée dans un linge qui ne cachait pas grand chose. Visiblement, Nina sortait de la douche. Elle foutait quoi? Froidement, en me dévisageant de haut, elle m’a expliqué que Pascal était avec des collègues, qu'elle se préparait à aller les rejoindre, alors si je voulais attendre un peu. Ensuite, elle m'a laissé nager dans mon jus. Quoi faire? Envoyer un message à Pascal quand même? Ou attendre que Nina m’emmène vers lui? Si je lui envoie un message, elle pensera que j’ai peur et que je n’ai pas confiance en moi. Alors, j’ai demandé laquelle était la chambre à Pascal et j’ai commencé à sortir quelques affaires. Je devais me changer, je ne pouvais pas y aller en training!!!
Waouh, Nina s’était habillée sexy, j’avais l’impression d’être en haillons. Je ne pouvais pas recommencer à me changer, j’aurai l’air trop nulle. Dépitée, mal à l’aise, traumatisée de faire honte à Pascal, je l’ai suivie avec toute ma confiance au fond des pompes. Je me sentais mal fringuée. Je suis super conne, je savais qu’il était avec des collègues de boulot, alors pourquoi avoir eu la stupide idée de mette un simple jean et un pull comme une naze. Pfff.
Pascal ne nous a pas vu entrer, moi je l’ai tout de suite repéré. Je lui ai tapé sur l’épaule discrètement. Wahhh, j’adore l'expression froide et distante qu’il a en se retournant, quant il se croit importuné. Dès qu’il m’a reconnue, un large sourire a remplacé ses sourcils froncés et sa mine renfrognée. Il m’a soulevée dans ses bras pour me coller un baiser sans équivoque. Ensuite, il m’a présentée aux autres. Ce n’était pas nécessaire, ça me gênait plus qu’autre chose. Il y en avait 1 ou 2 que j’avais déjà rencontré d’ailleurs.
J’aurai dû l’avertir dès que je suis arrivée à l’hôtel, parce qu'il voulait rentrer aussitôt. L’espace d’un instant, j’avais oublié avoir trouvé Nina dans sa chambre, mais dès qu’on était dehors, j’ai voulu lui poser la question. Je n’ai pas pu. Il avait l’air si content de me voir, si empressé, si amoureux, que je n’ai pas eu le cœur de gâcher ce moment. Il me serrait contre lui, me faisait des bisous. Un sourire heureux illuminait son visage et restait accroché à ses lèvres. Ses lèvres que j’adore, qui embrasse comme personne au monde. Ses lèvres voluptueuses, douces et tendres. Et j’adore quant il me tient par la main.
A peine la porte fermée, Pascal m’a collée à la porte pour m’embrasser.
J’avais oublié Nina. J’avais oublié qu’elle m’avait juste montrée où le trouver, après je n’ai plus fait attention à elle. Loin de moi l’idée qu’elle était retournée à l’hôtel. Ça nous a surpris tous les 2 de l’entendre. Elle s’est juste raclée la gorge pour nous interrompre, c’est tout. Je crois qu’à ce moment-là, Pascal s’est rendu compte que ça devait me paraître étrange et suspect de la trouvé dans sa chambre. Mais, je crois qu’il était trop surpris pour réagir. Il avait l’air de ne pas s’attendre à la trouver là.
Nina voulait lui dire 2 mots, mais Pascal m’a entrainé dans la chambre.
Là, il a voulu commencer à m’expliquer, mais j’ai souri en le faisait taire de la main. Il n’avait rien à m’expliquer tout de suite, ça pouvait attendre. Pascal était mal, il ne voulait pas sortir de la chambre sans être sûr que je ne le prenais pas mal. Je crois qu’il se sentait un peu coupable. Il a juste dit qu’il avait préféré ne rien me dire, de peur que je refuse de venir. J’ai été à la salle de bains pour poser mes affaires, et surprise, il y avait les affaires à Nina.
Hum! Pascal a vu, et il m’a dit que ça n’était pas là, il ne comprenait pas.
Je ne voulais pas qu’elle ait l’impression qu’on se prenait la tête, alors j’ai souri et je l’ai poussé hors de la salle de bains. Qu’il aille régler ça avec l’autre là-bas. Je pense qu’elle avait dû revenir en vitesse du pub pour distribuer ses affaires dans la chambre de mon petit cœur pour m’énerver ou me faire croire qu’elle dormait avec lui. Garce. Ça ne prend pas. Quant j’étais venu plus tôt, il n’y avait rien. Je n’étais pas si stupide.
Pascal était furax. Il ne voulait pas que je l’entende gueuler, alors il essayait de parler doucement. J’entendais tout de même au son de sa voix qu’il n’était pas content. Mais alors pas content du tout. Nina a prétendu qu’il y avait eu un problème avec l’eau dans sa douche, alors elle avait utilisé la sienne. C’était faux. Je l’avais vu sortir de l’autre chambre quant je suis arrivée.
- Elle a si peu confiance en toi ? Faut lui dire de se calmer, cool.
- Arrête tes petits jeux, ça ne m’amuse pas du tout. Et pour ta gouverne, elle n’est pas du tout fâchée. Je crois qu’elle a deviné.
- Deviné? Tu es sûr de vouloir tout lui raconter? Vraiment tout?
- Il y a rien à raconter. Arrête, c’est même pas drôle.
- Quant c’est elle qui te fait des crasses, tu trouves ça drôle pourtant! Hum! Puis, tu avais dit que c’était ta femme qui venait, pas elle. Je suis surprise que tu continues à la voir. Mais qu’est-ce que tu lui trouve? Je comprends pas.
- T’as pas à comprendre. Ça ne te regarde pas. Te mêle pas de mes affaires.
Après ça, motus. Elle nous a fichu la paix. Pascal m’a expliqué qu’il y avait eu un problème avec sa chambre, et comme il n’y en avait pas d’autres de disponible, ils ont été obligés de partager la même. J’avoue que je trouvais ça extrêmement bizarre. Très très bizarre. Mais ça ne servait à rien de dire quoi que ce soit. Ça ne ferait que plaisir à l’autre. Je lui ai dit que quant je suis arrivée, il n’y avait rien dans la salle de bains, alors j’ai pensé qu’elle avait dû les mettre exprès. De plus, elle sortait de sa douche, et pas de cette chambre.
Soulagé de ne pas avoir à subir une scène ou de devoir trouver des tonnes d’explications, Pascal s’est détendu. Tant mieux, je n’aimais pas le voir tout tendu avec ses traits qui lui barraient le front. Avec quelques bisous, ça a disparu.
Comme je suis une petite vipère, je ne me suis pas gênée côté bruits. Elle pouvait deviner exactement ce qui se passait. Après tout, moi aussi l’année passée, j’avais dû supporter la même chose au chalet. Ça m’a fait du bien de lui rendre la pareille. J’espère qu’elle souffrait autant que j’avais souffert ce jour-là. Elle a dû supporter les bruits qui venaient de la chambre à Pascal jusqu’aux environs de 4h du matin. Après plus de 4h de route, 4h de corps à corps, j’avoue que j’étais naze de chez naze. Rompue, cassée.
Arfff, je pourrais passer le reste de ma vie juste comme ça, dans ses bras...