161/2012 - C'est l'amour de ma vie!

Publié le par JaneDo

Samedi, 9 juin 2012  -  (161/2012)  -  L’amour de ma vie.

Le matin, Pascal m’a apporté le déjeuner au lit. Il l’avait commandé en bas. Il savait ce que j’aimais. J’ai pensé qu’il aurait envi d’aller se balader, mais non, il n’avait pas envi de se bouger, ni de quitter la chambre. Et on a remis ça, entrecoupé de petites siestes. On a dîné en milieu d’après-midi et on a encore traîné le reste de la journée au lit.

Pascal avait peur que je m’ennuie et pensait que j’avais peut-être envie de sortir, d’aller faire les magasins, traîner en ville à visiter. Mais pas du tout. J’étais bien enroulée au creux de ses bras. Je n’avais envie de rien d’autre.

Le soir, on a voulu aller manger rien que les 2, en tête à tête, mais Nina s’est imposé. Elle a aussi rameuté des gens que Pascal connaissait aussi, et on s’est retrouvé encombré. Malgré tout, ça ne semblait pas gêner Pascal. Il me tenait ma main sur la table sans se préoccuper de ce que les autres pouvaient en penser. Quant il se calait dans sa chaise, il me passait le bras autour des épaules en me serrant contre lui, aussi sans exagération, Pascal me faisait des tonnes de petits bisous. Il s’occupait de moi tout le temps.

Nina m’ignorait, mais je m’en foutais. Elle faisait exprès de parler allemand tout le temps. Je ne parle peut-être pas, mais je comprends la plupart. Nina a beaucoup de chance que Pascal ne soit pas un sadique sinon il l’aurait envoyé balader depuis longtemps. Elle passait son temps à nous couper la parole dès qu'on se parlait rien que tous les 2 ou quand il me faisait des mamours. Les mamours; rien de trop crade, il me faisait juste un petit bisou dans le cou, sur le coin des lèvres ou dans les cheveux, ce n’était jamais des séances de lèches, comme des adolescents pré-pubères. Je l’adore.

Ma main était calfeutrée dans la sienne, je flottais sur mon petit nuage rose de barbe-à-papa, tandis que Pascal me faisait un petit sourire en me serrant les doigts. Nina l’interpelait, le demandait son avis sur ceci ou cela, et la plupart du temps en allemand. Tout le monde faisait l’effort de parler en anglais. Le choix de la langue, c’était probablement pour moi, mais je ne parlais pas beaucoup, ça me gênait.

Aussi, je n’avais pas envie de faire connaissance ou de trop m’attacher à des gens que je ne reverrais probablement jamais.

Afff, je peux très bien pardonner à Nina ces petites attaques. Je sais que ce n’était pas pour emmerder Pascal, mais plutôt contre moi. Après tout, j’avais été une épine dans ses pattes quant elle s’imaginait sortir avec Pascal. Ça m’a fait m’a fait un petit pincement au cœur de repenser à cette période, ciel,  j’avais eu si mal. A cette époque, j’avais été à 2 doigts de le perdre, j’avais eu si peur. C’était normal qu’elle m’en veuille. Le souvenir de cette horrible époque me provoquait encore de vives piques de chaleur, de tristesse et de douleur.

Pascal est l’amour de ma vie, je n’aurai pas supporté de le perdre. Je ne laisserais personne me l’arracher aussi facilement.

En quittant le restaurant, Pascal voulait rentrer. On voulait enfin être un peu seul. Iaaaah, j’adore trop fort être avec lui. Quant on est tous les 2, c’est trop super. Je pourrais l’écouter parler pendant des heures. Je m’en fou, je pourrais même l’écouter lire le dico en long et en large. J’adore regarder les expressions de son visage. Je ne me lasse jamais d’examiner ses différents sourires et les changements dans son regard, les milliers de tons de ses yeux verts. Je l’aime trop fort. Je me perds dans son regard et quant il me fait l’amour, je ne sais plus comment je m’appelle. J’aime son corps, sa peau, son odeur, j’aime comme ses cheveux tombent et me caressent le visage. J’aime sentir sa bouche se promener sur moi. Et ses mains, et mes mains. J’aime toucher sa peau, sentir ses muscles fermes se tendrent sous mes doigts… Miam.

Comme on était samedi soir, les autres nous avaient proposé de sortir. Moi, j’avais suivi Pascal sans rien dire, ça me convenait très bien de rentrer. Je n’avais pas spécialement envie de sortir. Sur le chemin, il m’a posé la question de long en large. Il voulait être sûr que je ne le trouvais pas ennuyeux de toujours vouloir rentrer s'enfermer à l'hôtel. J'avais peut-être envie d'aller me balader en ville, prendre un verre? Ennuyeux? Lui? Que non, j'étais bien rien qu'avec lui! Je ne demandais que ça! Pascal n’aimait pas décider pour nous 2 sans me demander mon avis. Mais moi, j’avoue que j’aime bien quant il fait le petit chef, j’aime bien jouer à la femme soumise, hihihi. Pour lui, je veux bien être soumise tout le temps, ça me va très bien.

Pourtant, j’ai réalisé que Pascal avait travaillé ici pendant plus de 6 mois, ça faisait longtemps que ses anciens collègues ne l’avaient pas vu. Peut-être qu’ils avaient envie de le voir, sortir et faire la fête ensemble, comme au bon vieux temps. Je suis sure qu’ils en avaient profité depuis qu’il était là, mais c’était pendant la semaine. J’ai alors changé d’avis, j’ai pensé qu’on pouvait bien faire la fête avec eux, c’était samedi soir après tout. Je ne voulais pas être l’empêcheuse de tourner en rond.

Mais peut-être que je m’étais trompée? Pascal n’avait pas l’air de vouloir sortir! Puis, avec un petit air coquin dont il a le secret, il a proposé qu’on passe d’abord à l’hôtel. Je n’avais pas besoin de lui demander pourquoi, je pouvais facilement le deviner. Hihihi, j’aime l’entendre composer ses phrases, j’adore l’entendre parler. J’aime tellement  l’entendre me dire qu’il avait envie de moi en se mordant la lèvre inférieur, avec son petit sourire embarrassé.

Rien qu'en marchant côte à côte, son bras autour de mes épaules et sentir chacun de ses mouvements m’enivraient. J’étais épatée de faire encore partie de sa vie, qu’il ait toujours autant envie de me sauter dessus. C’était toujours comme au début, pour moi en tous cas, j’avais toujours des immenses coups de chaud-froid, tellement émerveillée de voir ma main dans la sienne, chaque fois qu’il m’embrasse et aussi chaque fois qu’il me prenait dans ses bras. Trop bizarre de ressentir les choses de manière aussi forte après toutes ses années. Pascal me faisait toujours autant d’effet. Je dois parfois vraiment me pincer pour réaliser que celui qui me fait craquer à mort est bien mon petit ami. Je nageais dans le bonheur et ça me faisait peur.

On a donc été rejoindre ses collègues après avoir fait un petit tour par l’hôtel. J’avais encore le cœur qui cognait à mort. Le souvenir des moments qu’on venait de passer ensemble me faisait rougir. Mes joues en feu, tout comme mes oreilles. J’avais l’impression que je n’avais pas seulement les oreilles violettes, mais que tout mon visage avait chopé un fard.

Pascal m’avait installée sur le tabouret de bar et avait passé son bras derrière moi. Comme pour me protéger d’une chute, ou pour empêcher qui que ce soit de se placer entre nous, ou encore pour empêcher qu'on me bouscule. J’essayais de regarder ce qui se passait autour de moi, mais sans arrêt mon regard était capté par son visage, ses sourires. Ce devait être un peu ridicule de dévorer son mec des yeux. Man, je l’adore.

On a filé avant que Nina ait l'idée de rentrer. Demain c’était fini, je devais rentrer, alors on n'avait pas trop envie de dormir. Pascal a essayé de me convaincre de rester jusqu’à mercredi et de rentrer avec lui. S’il insistait tellement, c’est qu’il n’avait pas dans l’idée de me tromper, donc j’étais rassurée. Mais, je ne pouvais pas rester.


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