163/2012 - Bye bye Munich, il faut partir maintenant...

Publié le par JaneDo

Lundi, 11 juin 2012  -  (163/2012)  -  Il fallait partir… Bye Munich…

Avant d’aller se coucher, Pascal devait finir un travail. Et avec l’autre pouf. Il aurait préféré liquider ça avant qu’on aille manger ou juste après. Comme l’autre allait surement s’arranger pour faire durer au maximum jusqu’à ce qu’il soit fatigué et sur les rotules, j’étais contente qu’il ait oublié. C’est drôle, je n’avais jamais fait vraiment attention au fait que Pascal était gaucher.

Nina est une véritable pétasse. Pendant tout le dîner hier soir, en plus de s’incruster, elle n’a pas arrêté de bassiner Pascal à propos de l’invitation chez Georg. Pascal lui a demandé si elle croyait vraiment qu’il allait me planter toute seule à l’hôtel, le soir avant mon départ pour aller se balader chez son pote! Toujours en parlant comme si je n’étais pas assise juste en face, elle a demandé à Pascal à quelle heure je partais pour qu’elle puisse avertir Georg qu’ils arriveront plus tard. Elle pensait que je partais après le dîner. Pfff.

Quant Pascal lui a dit que je restais jusqu’à demain, elle m’a lancé un regard ironique au possible. Puis sans se démonter, elle lui a dit que je pouvais bien me passer d’eux pendant 1h ou 2. Ouais, je n’étais vraiment pas combative, je n’ai rien dit. J’ai laissé Pascal décidé pour moi. Adorable chou, pour qu’elle arrête de le harceler, Pascal a dit que si j'étais d'accord, on passerait faire un saut chez Georg. Ça faisait pas partie de ses plans, elle lui a rappelé que Georg était un de ses amis, qu’il ne me connaissait pas et qu’il les attendait, elle et lui, pas moi. Pascal lui a dit que c’était dommage, parce qu’il y allait avec moi ou pas du tout. Hihihi. Du coup, elle lui a demandé de laisser tomber. Nina lui parlait en allemand, je ne comprenais pas tout, Pascal par contre, lui répondait en anglais. Je sais que ça l’énervait pas mal.

Après notre petite balade pour se détendre et aussi pour digérer, on est rentré s’enfermer dans notre chambre. Là, j’ai remarqué que Pascal commençait à déprimer un peu. J’aime à penser que c’était parce que je partais demain. Evidemment, on a préféré ne pas mentionné ce détail pour le reste de la soirée.

On s’était levé assez tôt pour avoir le temps de prendre tranquillement un café, et peut-être même déjeuner. Arf, il me fallait partir et je n’en avais aucune envie.

Ça aurait pu être cool, rien que tous les 2 en tête à tête. Mais la peste a décidé de me faire chier jusqu’au bout. Elle s’est levée peu après, et tout en se préparant, elle harcelait Pascal pour partir. J’ai noté que ce matin, elle n’avait pas eu besoin d’utiliser sa douche. Quant ce n’était pas pour le hâter à se préparer, c’était pour savoir où était les dossiers sur lesquels ils avaient travaillé, ou s’il y allait à pieds ou en taxi. Bref, c’était juste pour nous empêcher d’avoir la paix.

Puis, il s’est préparé et a dû partir. C’était dur de se séparer, et encore plus avec l’autre qui nous respirait dans le cou.

Pascal m’a serré très fort, on s’est embrassé encore et encore sans arriver à se détacher l'un de l'autre. Puis la porte s’est refermé sur un dernier sourire. Afff, j’étais triste. C’était comme si on m’avait arraché un bout de moi-même. Je me sentais vide et pourtant lourde comme si on m’avait collé des boulets aux extrémités. Puis, il a réapparu ce qui m’a fait sursauté et rire aussi. Il m'a resserré dans ses bras et demandé si je voulais bien rester jusqu’à midi et manger avec lui. J’ai dit oui tout de suite.

Je prendrais la route après.

Pascal est arrivé un peu avant midi. Il avait déjà commandé quelque chose de léger. De toute façon, faut l’avouer, on n’avait pas faim. Pour éviter d’être tous les 2 déprimés, j’ai prétendu que je partais seulement dans la soirée, que j’attendrais son retour. Pascal est retourné au travail tout content, persuadé de me trouver à l’hôtel en rentrant le soir. Mais, je devais partir, alors je lui ai laissé un mot à la réception et je l’ai averti. Pas que l’autre fasse disparaître le mot que j’avais mis toute la matinée à écrire. Je lui ai laissé aussi de petits mots un peu partout; sous son oreiller, sur sa guitare, dans la pharmacie de sa salle de bains, dans son ordi, etc. Pascal tout comme Mathieu m’avait appris comme ça pouvait faire plaisir ces petites attentions.

Puis je suis partie, le cœur en lambeaux. Mes bras et mes jambes pesaient des tonnes. Dur de m’en aller…

Pascal était en pleine réunion, donc il ne verrait mon sms qu’après sa réunion. Là, je serais assez loin pour ne pas avoir l’envie de faire demi-tour. Ça n’a pas manqué, il a appelé dès qu’il a lu mon message. Il m’a un peu grondée de lui avoir laissé croire qu’il me reverrait en rentrant. Mais, il a compris mon intention et je crois que ça lui a fait plaisir de voir que je faisais attention à lui.

Juste le temps de poser mes affaires, prendre un douche pour essayer d’enlever la fatigue du voyage (sans succès), j’ai filé chez ma sœur pour le souper de famille. J’étais raide. Crevée.

Lilice et Marco m’avaient déjà appelée, l’un pour savoir quant j’arriverais, et heureusement j’étais en chemin, et l’autre si je pouvais passer le chercher. Hélas, j’avais raté l’appel de Marco, que je n’ai vu qu’après avoir vu l’appel de ma puce. Quant je roule, j’ai toujours la musique à fond et je n’entends presque jamais mon natel.

Pascal a essayé de m’appeler vers 20h, mais je n’ai vu son appel qu’après être rentrée vers 21h. Alors je l’ai rappelé, et on a gazouillé au téléphone pendant plus de 2h. Il avait lu mon petit mot, et ça lui a fait énormément plaisir. Je ne disais pas grand-chose, ça avait été l’enfer d’écrire quelque chose de… sensé, sans remplir une feuille de "Je t’aime". Je lui disais merci pour ce week-end, que ces bras étaient le seul pays où je me sentais chez moi. Que je l’aimais encore plus aujourd’hui qu’hier et encore moins que demain. Qu’il me manquait déjà, comme il me manque chaque fois que je ne suis pas avec lui. Qu’il était l’amour de ma vie, le seul qui me rende heureuse. Hum, dire qu’il m’a fallu une matinée pour écrire de telle banalité!

Puis, en allant se coucher, il a trouvé mon petit mot avec pleins de coeur et un big "I'm crazy about you" sous son oreiller et il m’a envoyé un petit sms pour me dire que c’était trop chou et qu’il m’adore. Trop chouky. L’air de rien, ça m’a donné une indication sur le moment où il a été se coucher, donc j’en ai fait autant et j’ai dormi comme un bébé le sourire visé aux lèvres.


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