174/2012 - Je veux... ??? Je sais pas...
Vendredi, 22 juin 2012 - (174/2012) - Qu’on me foute la paix bordel
Halala, qu’on me laisse tranquille! Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir faire ci ou faire ça? Aller boire des verres ? Ça ne me dit rien. Je ne veux rien entendre, rien voir. Qu’on me laisse toute seule, je veux qu’on me foute la paix. Même mes sœurs m’agacent. Rhhhoh, faut que je me contrôle, que je ne laisse pas transparaître mon agacement.
Et Dol… J’ai fait l’idiotie de l’appeler. Je ne voulais pas qu’elle pense que je lui en voulais ou quoi. Elle vient de sortir de l’hôpital, elle est encore fragile, je ne voulais pas qu’elle s’imagine que je la laissais tomber. Elle voulait absolument m’offrir à manger. J’ai été la chercher chez sa coiffeuse. Hasard, cette fille était apprentie chez mon ancien coiffeur, René.
Jeeez, elle m’a tout de suite reconnue. Hélas, moi rien de rien. Mais j’ai fait semblant. Et j’ai dû sourire, rigoler, mettre de la musique et prétendre que ça allait. Par moment, je devais contrôler le reflux de chagrin qui me noyait le cœur ou les larmes qui montaient.
J’avoue que j’étais contente de la jeter chez elle et rentrer. Je sais que ce n’est pas de sa faute, qu’elle n’aurait pas su ce que j’avais, et c’était le meilleur moyen d’éviter les questions. Mais c’était hyper dur. J’ai vraiment dû me retenir de ne pas lui dire qu’elle m’agaçait. Hhhh. J’ai pensé que je devrais voir si Mathieu ne pourrait pas aller la faire marcher un peu, la coatcher pour pas qu’elle sombre à nouveau!! Je vais voir.
On a voulu proposer à Tchoy de venir manger avec nous, mais nos appels se croisaient. Nous pas. Dol voulait sortir, aller en boîte, dans des bars, moi non. Pas envie. C’était déjà un gros effort d’être sortie manger avec elle. Bref, je ne sors pas ce soir, et pouvoir me décharger sur Tchoy m'aurait bien arrangée.
Quant on s'est finalement parlé, je ne lui ai rien dit. J'aurai pu, c'est mon meilleur pote. Faut dire qu'il a 11 frères et soeurs. Il était là pour petit Pierre, il aurait compris mes humeurs.
Envie de rien. Veux pas qu’on m’approche, ni qu’on me touche. Pas envie de me forcer à devoir parler pendant des heures à qui que ce soit. Même à Pascal. Je ne veux pas lui dire pour le moment. J’ai zappé ses appels. Pauvre chou, désolée. Il devait se demander ce qui se passait, pourquoi je ne répondais pas, ce qu’il avait bien pu faire pour me contrarier. Rien. C’est moi qui tourne pas rond. Pascal va penser que je suis fâchée et se demander pourquoi.
Pfff, qu’est-ce que c’est compliqué.... Je suis fatiguée…