176 - Vendredi en montagne russe!
Vendredi..... 25 juin 2010
Ha vendredi enfin, j'en pouvais plus, la semaine m'a semblé éternelle! Ce soir, j'allais mangé avec Vania. Elle m'avait manqué, ça faisait des lustres qu'on ne s'était pas vue. Je suis impatiente de l'entendre me raconter, de long en large et en travers, ses petites histoires perso, moi aussi j'en avais un paquet à lui raconter.
On a été au Churrasco. On était tranquille, on s'était trouvé une petite table tout au fond. Le temps de manger, on a filé chez elle. Le problème avec les restos et tout, c'est qu'on ne peut pas fumer, alors on est quand même mieux chez soi.
Qu'est-ce qu'on a ri... Bon, on a failli aussi pleurer, mais comme tout était du passé, on a préféré rire de nos conneries. Par contre, Vania trouvait que c'était une très mauvaise idée de faire copine-copine avec Caroline, elle la trouvait pas nette. Elle m'a fait aussi remarqué un truc auquel, va falloir que je réfléchisse; que faire si je deviens trop amie avec Caro et que Pascal ne veut plus la voir, ou que je ne veuille plus qu'elle approche de mon mec???
Pour Vania, c'est sûr, Marilou drague Pascal. Elle l'avait très peu vue, mais c'était la 1ère chose qu'elle a remarqué. Zut, va falloir aussi que je sois vigilante là aussi. Quoique, ça m'emmerdait! Après tout, Pascal est un grand garçon. Quand même, je ne voulais pas souffrir bêtement... Baf, pour l'instant, je n'avais pas envie de me donner des maux de têtes avec ça. Je me suis promise d'y réfléchir plus tard.
22h, 23h... Toujours pas d'appel de Pascal, je commençais à m'inquiéter! Plus le temps passait, plus j'avais les boules. Et s'il ne m'appelait pas? Je crois que là, j'aurai des raisons de m'inquiéter. Rho, je n'arriverais pas à fermer l'œil, ma tête se mettra à me jouer des tours.
Bon, inutile de continuer à me torturer, je l'ai appelé. Pas de réponse. Je crois que j'avais dû perdre la moitié de ma taille d'un coup, réduite à la taille d'une épingle à cheveux. 10mn plus tard, il me rappelait. Le hic, c'est que j'avais eu le temps de l'imaginer dans les pires situations, j'avais le cœur dans la bouche. J'étais nerveuse à mort. Carrément nul.
Ça va bien, il était crevé et pensait justement partir. Ils n'avaient pas terminé, mais il était crevé et mon appel tombait à pic. Il n'avait pas vu tout de suite parce que, non seulement Jess, mais aussi Caroline avaient passé la soirée à l'appeler. Il ne pouvait pas bosser en même temps et resté pendu au téléphone.
Pour éviter qu'il trouve normal de couper son natel ou utilise ça comme excuse à l'avenir, je lui ai quand même rappeler que c'était vendredi soir, et qu'il n'était pas sensé travailler, c'était normal qu'on essaie de le joindre! Donc, c'était impardonnable qu'il ne réponde pas à son téléphone. Pascal a reconnu que j'avais raison.
On était toujours au téléphone quant il a pris la route.
- Dis, on peut se retrouver plus tard chez toi? Heum... Écoute, je pensais passer vers Caroline, elle avait pas l'air d'avoir la forme. Ça te gêne pas?
Ben là, je regrettais d'avoir passer mon temps à jouer la forte, parce que du coup, c'est moi qui passait en dernier! Je crois que ma réponse l'a surpris. Glups! C'était rare que je me laisse aller à être aussi franche, mais faut pas pousser mémé quand même!
-
Ça me gêne!
- Oh... Euh, ok, ben j'arrive.
Je me doutais bien que dès qu'on a raccroché, il a dû appeler Caro. Mais bon, j'étais encore chez Vania et il fallait que je mette le turbo pour rentrer. J'étais presque arrivée quant Pascal m'a rappelée pour me dire qu'il voulait faire un saut chez Caro et en profiter pour rentrer se changer. J'étais en boule. Je ne lui ai pas fait de scène, mais c'était limite. C'était inutile que je fasse des pieds et des mains pour qu'il n'aille pas chez Caro, je sentais qu'il le ferait quand même, alors je l'ai bouclé.
Pascal promettait de ne pas faire long.
Minuit toujours pas là! J'avais vraiment les boules. Si je m'écoutais, je fermerais ma porte à double tour et qu'il aille se faire pendre ailleurs. Mais bon, si je faisais ça, qu'est-ce qui l'empêcherait de faire demi tour et de retourner chez Caro? Rien à foutre, je ne lui ouvrirais pas. Après j'aurai une bonne raison de lui faire la gueule et de l'envoyer péter.
Oui, mais s'il reste à insister que je lui ouvre, comme il sait si bien le faire? Là, j'aurai l'air d'une idiote jalouse, et je ne saurais pas comment garder la face! Hum, dilemma!
Si je finissais par lui ouvrir, il me faudrait me lancer dans une scabreuse explication, du pourquoi du comment je suis fâchée, pas vraiment le meilleur des rôles pour moi. Ma tête se videra comme une cruche percée, je ne trouverais pas mes mots et je finirais par me sentir idiote! Non, je le laisserai rentrer.
Si je le laisse partir, je serais obligée de lui faire la tête, donc tout le week-end, ce ne serait pas très malin. Il me manquera trop et je ne saurais pas comment poser les armes. Pfff, il y avait pas moyen, je devrais le laisser entrer, c'était moins pire que de l'envoyer balader, mais je lui ferais un peu la tête. Pas question que je le laisse penser que c'était normal de me faire passer en dernier.
1h du matin... Je me demande ce que c'était pour lui; pas longtemps!!! J'étais à 2 doigts d'éclater comme une bombe nucléaire et de tout péter dans mon appart de colère, mais il est arrivé juste à temps. J'avais quand même les boules!
Évidemment, dès que je l'ai vu, ma colère a fondu comme neige au soleil. Si on me demandait pourquoi j'étais enragée quelques minutes plus tôt, j'aurai été incapable de répondre! Pfff, j'suis une faiblasse!
Mais j'ai des excuses; comment résister quant à peine la porte ouverte, qu'il me fauchait dans ses bras, presque à m'étouffer. Sa voix chaude et tendre me murmurait qu'il était heureux d'être enfin avec moi, que je lui avais manqué à mort. Comment résister? Comment même placer 2 mots? Il ne m'a pas laissé le temps de parler que je me retrouvais...
Sans cervelle, la tête vide, bercée par ses baisers, par le son de sa voix remplie d'amour et de tendresses, incapable de reprendre mon souffle, tellement il me serrait fort, j'étais sa chose . Nos lèvres ne se quittaient que pour s'attarder sur le corps l'un de l'autre. Et j'adorais embrasser chaque parcelle de lui. Dans ses moments là, je l'aime à mourir et mon cœur n'était même pas assez grand pour contenir tout mon amour, j'étouffais....
Aux portes du paradis, je me suis demandé s'il avait eu les mêmes gestes et les mêmes mots pour Caro?
C'était fugace, juste l'espace d'une seconde, la seconde d'après c'était, pffft, parti, effacé! Mais c'est clair qu'en couchant ces mots dans mon journal, en me remémorant les événements, je me suis rappelée de cette petite main qui m'avait tordu le cœur quand j'ai pensé à ça!
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------ Vendredi en montagne russe - 25.juin.10.ven - (176) ------