177/11 - Juste être là, être près de lui...
Juste être là, être près de lui... - (Dimanche.26.juin.2011 - 177/11)
4h20 du matin, le jour se lève, c’est d’une beauté fracassante. Quel monde magnifique, je me sens pleine d’humilité devant autant de merveilles. Je remercie le ciel d’exister, dire qu’il y a des milliards d’années, avant même le 1er big bang, les choses étaient déjà en mouvement, la création formentée par des gaz et de l’anti-matières, c’est fou, et quelque part au confin de l’univers, la vie a commencé sur une planète que nous appelons la terre.
Wouahhh, me voilà perdue devant la beauté de la planète que nous occupons! A côté de moi, l’homme qui fait battre mon coeur à plus de 100 à l’heure me tient la main et me sourit et je ne peux que penser; ciel, que je l’aime! Moi, poussière d’étoiles, qui n’existera plus dans 50ans, je l’aime!
Pascal avait passé la journée avec ses potes et sa femme et la soirée chez lui. Jess avait bien insisté pour sortir, mais il n’en avait pas envi, ils sont donc resté à la maison et ont passé une petite soirée tranquille. Mais, Jess ne tenait pas à rester dedans un samedi soir, alors vers 23h, après quelques coups de fils, elle est sortie avec sa copine Barbie. Pascal m’a tout de suite laissé un message.
On était parqué sur la colline en haut de chez moi, et ses petits bisous et ses sourires me font perdre la notion du temps, il allait devoir rentrer et j’avais envie de me fondre en lui. Malgré tout, malgré le peu de temps à passer ensemble, j’étais heureuse. L’air du matin avait une odeur particulière que je ne voulais pas oublier, la musique de son lecteur CD ajoutait à l’ambiance, sa main qu’il me passait dans les cheveux ou qui me carressait la joue me troublait, mais pas autant que ses yeux, ni autant que ses baisers. Pascal était peut-être marié, mais ce soir, il était à moi.
- Rahhh, je n’ai pas envi de rentrer...
Il avait plongé sa tête au creux de mes épaules, ses lèvres avaient murmuré ces mots au creux de mon épaule, et le mouvement de ses lèvres contre ma peau avait été comme une douce caresse et me faisait trembler. Ca faisait déjà plus d’1h qu’il aurait dû rentrer pour être à la maison avant sa femme, elle sera furieuse si elle se rend compte qu’il était sorti de son côté alors qu’il n’avait pas voulu sortir avec elle.
- Et si on allait chez toi?
- Si on va chez moi, t’es sûr que tu trouvera le courage de partir après?
- Pffff... oui!
- Menteur!
Il a rigolé;
- Je n’ai pas envi de rentrer, j’ai envi de dormir avec toi, me réveiller avec toi, t’emprisonner au lit toute la journée de demain.
Pascal a fait mine de bouder, il n’avait toujours pas envi de rentrer; “Et toi, tu devrais trouver les mots pour me forcer à le faire...”.
-
Tu rigoles? Je n’ai pas envie de te laisser rentrer non plus!
-
Alors je reste!
-
Tu peux pas... Tu va encore t’attirer les foudres de ta famille.
-
M’en fou...
-
Alors reste?
-
Peux pas...
-
Alors vas-y?
-
Veux pas...
Comme je le trouvais chou tout boudeur, afff, envie de le manger tout cru et sans sel! Comment trouver la force d’être une grande fille et le laisser partir? C’était dur, parce que je savais que je ne le verrais pas ce soir.
- C’est pas ton natel qui n’arrête pas de crépiter?
- Hmmm... M’en fiche.
- Tu devrais y aller chou, on se verra demain?
- Ah oui? Quant ça? Si je rentre, je sais bien que je ne te verrais pas demain... Puis, zut, je reste... Enfin, si tu veux bien de moi?
- Pascal... C’est pas sérieux...
- Qui a envi d’être sérieux?
Après avoir tenté d’être la plus raisonnable des 2, j’ai fini par capituler devant sa résolution et sa tête de petit fou boudeur et buté. Je n’aurai pas dû, une fois de plus, je cédais trop facilement à ses caprices!!! En réalisant ça, je me suis immédiatement reprise; il ne pouvait pas rester. Pascal devait être chez lui avant que Jess ne rentre, ce serait mieux pour nous 2, sinon, la prochaine fois, Jess risque de lui coller aux basques et il aura de la peine à s’échapper. Mes arguments ont réussi à le convaincre, il est donc parti à toute vitesse. En rentrant, il m’a envoyé un petit message pour dire que Jess n’était toujours pas rentrée, que j’avais eu raison de le pousser.
Dimanche après-midi, après avoir mangé avec la bande à midi chez Thomas, je suis restée la plus grande partie du temps à lire tranquillement dans mon coin. De temps en temps, je les regardais jouer au criquet ou au volet, je papotais un peu, puis je me replongeais dans mon livre. C’est comme ça que j’aime passer mon dimanche, il manquait juste la petite sieste.
Quant j’ai dit ça à Thomas, il m’a proposé de prendre son lit, mais je n’ai pas osé... Peut-être la prochaine fois.
Pascal passait de temps à autre bavarder avec moi ou ceux qui étaient aussi dans la pergola, discrètement quant personne ne regardait il me faisait un petit clin d’oeil ou m’envoyait un petit bisou. Ce n’était toujours pas facile de passer beaucoup de temps à discuter, parce que dès qu’on était seul, il y avait toujours quelqu’un pour venir se mêler.
Au début, quant je me suis installée à l’écart, Pascal s’était assis à cheval sur ma chaise longue et avait pris mon bouquin pour voir de quoi ça parlait. Je lui racontais que j’aimais les Agatha Christie, que j’avais lu toute la collection, comme les Stephen King, j’aimais ce style de bouquins, Jess est venue s’asseoir entre nous pour faire barrière. Elle a presque arraché mon livre des mains de Pascal pour le regarder aussi.
On avait compris... De toute façon, même si on ne pouvait pas se rapprocher, j’aimais juste être là près de lui, ça me suffisait.
Pourtant, Pascal a cherché toutes les occasions pour passer du temps avec moi. En fin de journée, on est parti marcher tous les 2 au bord du lac. Ce soir, Pascal restait à la maison avec sa femme. On a fait une longue marche, et quant on était hors de vue, il m’a embrassée. Miam, miam, quoique, je m’y attendais un peu.
Chose incroyable, pour une fois, Caroline n’était pas là... C’était même étrange!
Arf, j’aurai pu résumer... Pascal a passé la journée du samedi avec ses potes et sa femme, le soir, sa femme est sortie avec des copines, alors il a pu s’éclipser pour passer me chercher vers minuit. Vers 4h du matin, il m’a déposé à la maison. Il n’avait pas envi de rentrer et j’avoue que je n’avais pas envie de le laisser rentrer non plus, je savais que je ne le verrais pas le soir, parce qu’il restait sagement à la maison avec sa femme. Le dimanche après-midi, je l’ai donc passé chez eux, Pascal et Thomas, avec une partie de la bande qui aime traîner ensemble le dimanche. J’ai lu tranquillement dans mon coin et j’ai réussi à passer un petit moment avec Pascal avant de rentrer, en faisant une longue balade au bord du lac, on s’est embrassé en cachette dès qu’on a été hors de vue. Bizarrement, Caro n’était pas là aujourd’hui!