178 - Obnubilée, jalouse, perdue...
Dimanche..... 27 juin 2010
Je pense que je n'étais pas la seule en train de mourir sur place, rongée par la jalousie, à mes côtés Caroline, elle aussi, se morfondait. On restait ensemble toutes les deux, on se tenait compagnie. Quant Pascal et Jess ont décidé d'aller se coucher, j'ai enfin réussi à décoller mes fesses de mon siège pour aller aussi me coucher. Lamentable non!
Je ne m'attendais pas à ce que Pascal vienne me rejoindre, alors quant Caro m'a demandé si elle pouvait partager ma chambre, j'avais accepté. C'était vraiment pas très malin. Peut-être une demi heure après avoir prétendu aller se coucher, Pascal s'est faufilé dans ma chambre vers les 1h du matin. Afff, trop mignon avec son truc sans manche qui laissait voir ses bras musclés et son bronzage parfait. A croquer!
Après la surprise de trouver Caro là, Pascal a dû lui demander de retourner dans sa propre chambre. Glups, ça m'a quelque peu surprise, mais ravi aussi. J'ai été obligée de me joindre à lui, malgré les suppliques de Caro pour rester. Elle promettait de se tourner dans l'autre sens, de ne pas nous déranger... J'ai même eu peur qu'à la fin, Pascal ne se décide à repartir. C'était chiant, j'aurai dû réfléchir avant de lui dire d'accepter qu'elle passe la nuit dans ma chambre.
Pascal avait raison, fallait qu'elle s'en aille. C'était difficile de la faire partir sans devenir désagréable, et on ne pouvait pas sortir de la chambre pour aller à la sauna ou ailleurs, sans prendre le risque de se faire surprendre. Poisse! Si quelqu'un nous voyait, tous les efforts que Jess et lui faisaient serait foutu, réduit à néant. De plus, son père risquerait de revisiter notre cas et j'avais peur qu'on finisse par devoir se séparer.
Caro le suppliait du regard et je pense qu'elle a dû avoir les larmes aux yeux, parce que d'après son geste, il avait dû essuyer une larme. Pascal l'a ensuite serré contre lui en lui caressant les cheveux. Encore une petite bouffée de jalousie et même un peu de fureur a parcouru ma colonne vertébrale. J'étais fâchée de l'avoir invitée dans ma chambre parce qu'elle m'enlevait de précieuses minutes avec Pascal, fâchée qu'elle réussisse encore à être le centre de la planète, d'avoir la 1ère place, encore une fois avant moi.
Mais, je dramatisais... Je crois que c'est "Sminette" qui a dit une fois que; nous les filles, on avait tendance à dramatiser, ben elle a raison. J'ai cru fondre comme une petite sucette sucrée quant j'ai entendu Pascal lui demander gentiment de nous laisser, qu'on avait pas souvent l'occasion de passer du temps ensemble. D'abord, même si j'étais à 2 pas, ma tête était tellement embrouillée que je ne saisissais pas ce qu'il lui disait, c'est seulement sa voix douce et tendre qui m'a fait revenir sur terre pour écouter, rongée par la jalousie. God! ce que je déteste cette jalousie!
- ...ce serait gentil. Tu sais, Jane a été adorable de te laisser dormir là, ne lui fait pas le regretter, hein? Tu sais, on a pas souvent l'occasion d'être ensemble, rien que les 2... alors, tu veux bien nous laisser pour cette fois?...
Comme je l'adore ce bonhomme... Ses cheveux tombant devant ses beaux yeux verts, ses mollets, ses pieds nus, la courbe de ses fesses musclées, mignons et parfait dans son bermuda kaki, son menton carré... Arf, il est trop à croquer, trop choux. Je trouvais adorable sa manière de lui parler si gentiment. Pourtant, j'avais envie qu'elle disparaisse illico presto que je puisse le manger tout cru. Sa gentillesse est une de ses nombreuses qualités et qui me rend croque dingue de lui.
Pascal avait beau insisté, Caro continuait à s'accrocher. Je commençais carrément à en vouloir à Caro, mais j'étais aussi consciente que c'était de ma faute. En fin de compte, Pascal lui a proposé d'aller faire un tour, faire une sauna et de revenir dans un moment. Quelle poisse, Caro est tenace, rien à faire pour la faire partir.
Heureusement pour elle, Pascal est un type super gentil, ce qui lui causait souvent des problèmes. Ce n'est pas un de ces sale type qui lui aurait dit de se casser, point barre, et l'aurait fichu à la porte sans ménagement.
Je me suis promise de ne pas manquer de lui rappeler ça demain, et lui dire ce que j'en pensais. Pour l'instant, je l'ai prise à part et gentiment à mon tour, je lui ai demandé de nous laisser, sinon, je ne la laisserai plus venir dormir dans ma chambre ou ailleurs. Caro a fini par accepter de nous laisser en me soutirant la promesse de ne pas fermer, pour qu'elle puisse revenir plus tard pour dormir. Une vraie sangsue!!
Dès que Caroline a passé la porte, je me suis jetée sur Pascal. A la corbeille ma réserve habituelle. On a pas perdu notre temps à parler de Caro, elle avait déjà assez failli me gâcher la soirée comme ça. Mais Caro n'avait pas dit son dernier mot, et elle n'avait pas fini d'être une épine dans mon pied. 20 minutes après, elle se re-pointait dans ma chambre... Arh! On avait pas terminé, et Pascal s'est retiré. Arhhhh, je vais la couper en mini morceaux, jeeez!!!
J'ai compris plus tard qu'il ne voulait pas que Caro s'imagine qu'on allait s'amuser à faire l'amour à 3. J'ai compris plus tard aussi, parce qu'elle me l'a avoué; que c'était ce qu'elle espérait. Elle est arrivée en plein pendant qu'on faisait l'amour, elle pensait se mêler tout simplement. Apparemment, cela faisait un moment que Pascal ne l'avait plus touchée et ça lui manquait. Hum, c'est pas franchement jojo de l'entendre parler de ça, ça me met toujours très mal à l'aise.
Pascal ne voulait pas s'endormir là, mais 20 minutes, c'était peu pour passer du temps ensemble, alors il est resté encore un peu. Il faisait hyper chaud, collé tous les 3, Pascal en sandwich entre nous deux, on a fini par s'endormir. Arhhhh, qu'est-ce que j'aime son odeur!!! Le pauvre, il devait avoir chaud. J'ai regretté de ne pas avoir mis la clim.
Quelques heures plus tard, la montre de Pascal a sonné et il a sauté du lit, s'est habillé en 4ème vitesse pour filer vers la chambre de sa femme. Je me suis rendormie aussitôt après son bisou.
Quant je me suis réveillée, vers les 10h, Caro était déjà partie. Je l'ai retrouvée sur la terrasse en train de déjeuner, un fusil à pompe à la place des yeux, assise à côté de... Marilou! Marilou l'avait passée à la moulinette à propos de Pascal comme un capitaine de la Gestapo. Jess et Barbie étaient dans le jardin avec les garçons. Les panneaux vitrés de la piscine étaient grandes ouvertes, et certains pataugeaient dans l'eau. J'ai dû m'asseoir face à Marilou, sinon en me mettant à côté de Caro, on aurait eu l'air d'une rangée d'oignons. Donc, je me suis retrouvée à côté de sa copine, une sorte de planche à pain avec une tignasse blondasse.
Marilou avait remarqué qu'on avait l'air de plutôt bien s'entendre avec Pascal, qu'on semblait proche, alors Marilou a continué son inquisition; savoir depuis combien de temps on le connaissait, ce qu'il aimait, des questions sur ses amis, son couple. Elle voulait tout savoir sur lui et aussi si Jess et Pascal formait un couple aussi uni qu'il y paraissait. Caro et moi, nous nous sommes regardée... Glups!!! Vania et Caro avaient raison, cette Marilou s'intéressait à Pascal...!!! Si elle savait pour Pascal et moi, en tous cas, elle n'a rien montré. De toute façon, on savait parfaitement, une fois qu'on aurait quitté cette table, elle continuerait son petit jeu, à nous ignorer. J'avais un peu les boules quand même, parce qu'elle n'était pas laide.
Dès que Jess s'est pointée avec Barbie, Marilou et sa copine se sont éclipsées.
Quelques minutes plus tard, comme s'il suivait sa femme partout, Pascal est venu lui aussi prendre un café et traîner sur la terrasse. On a bavardé un moment avant d'aller rejoindre les autres. On a passé une super journée sportive et de détente. J'ai joué au Volley, j'aime assez, et je dois dire que j'suis pas trop nulle.
Un peu bizarre, mais Thomas me dit que je suis toujours tellement obnubilé par Pascal, que je ne vois rien, ni personne d'autre, que j'étais même distante avec tout le monde. Il trouvait que j'avais l'air d'évoluer dans une petite bulle et que je ne fonctionnais qu'en fonction de Pascal.
Thomas avait remarqué mes regards en direction de Pascal, seulement préoccupée par ce qu'il faisait que j'avais l'air d'avoir oublié de m'amuser. Hum! Il pensait savoir ce que je ressentais dans ces moment là, il l'avait lu dans mes yeux. Il avait l'impression parfois que je ne savais pas penser à autre chose que Pascal, et que je ne remarquais pas ceux qui tentaient vainement de capter mon attention, de faire partie de ma vie, de mon monde. Je le savais, mais c'était plus fort que moi!
Vers les 18h, on a repris la route pour tous rentrer. Le week-end était déjà terminé.
Pascal me retrouvait plus tard chez moi, après avoir été manger avec Jess et une bande de potes. J'étais trop contente. C'était lui qui l'avait proposé, apparemment son besoin d'espace était terminé? Thomas m'a proposé de l'accompagner pour aller manger avec tout le monde, mais j'ai refusé. Après avoir eu Caro dans les pattes, hier soir, je préférerais ne pas programmer quoi que ce soit qui risquerait de perturber mes retrouvailles avec Pascal plus tard.
Je piaffais d'impatiente de le voir arriver... Vers les 21h30, enfin il était là... Tout entier, en chair et en os ;) Les cheveux devant les yeux, les mains dans les poches, appuyé au montant de ma porte avec son petit sourire coquin... Vraiment trop sexy! S'il pouvait mesurer à quel point je l'aimais, je crois qu'il aurait peur!
Comme j'étais contente de le voir... Je l'avais pour moi toute seule, jusqu'au lendemain matin...
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------ Obnubilée, jalouse, perdue... - 27.juin.10.dim - (178) ------