179/14 - Pascal ne pardonne rien!

Publié le par JaneDo


Samedi, 28 juin 2014 - 179/14 - Pascal ne me pardonne rien!

Appeler Pascal… Hum… Et s’il m’envoyait pètre comme je l’avais si souvent fait avec lui? Glups! J’ai hésité, longuement. Mais, j’étais en tord, je devais l’appeler. Plus j’attendrais, plus ce serait difficile, plus ça l’énerverait. Donc, je me suis jetée à l’eau sans savoir ce que j’allais lui dire.

  • Tu vois, moi je te réponds même si je suis furieux!
  • Pascal, je suis désolée… Je n’y ai pensé qu’après… Seulement quant Steven m’a expliqué pourquoi t’étais parti. Enfin, ce qu’il t’a raconté, et qui devait être la raison de ton départ.
  • Mouais…
  • J’suis vraiment sorry.
  • Ouais, c’est pour ça que tu as passé la nuit à ne PAS m’appeler?
  • Moi au moins, quant je fais une connerie, j’essaie de m’excuser! Même si tu ne daigne même pas répondre à mes coups de fils.
  • T’es raison. J’étais gênée, et je ne savais pas quoi dire!
  • Ouais, comme moi. Je suis vraiment furax. Tu ne m’as jamais invité chez toi, et Steven pas mois de 2 fois, et ça fait quoi, 2 semaines que tu as déménagé?
  • Dis moi ce que je peux faire pour me faire pardonner?
  • Ohhhh… Et je dois encore te dire quoi faire…? Tu changes d’appart, puisque je n’étais pas le premier à y mettre les pieds? Comme moi j’ai changé de voiture parce que Caroline a eu le malheur de monter dedans avant toi?

Glups… Je ne vais tout de même pas re-déménager, même pour lui faire plaisir? Non non non. J’ai gardé le silence. Autant ne pas avoir à prononcer un gros NoN sonnant.

  • Tu ne dis rien? Bon ben, je vois!
  • Pascal, j’ai pas les mêmes moyens que toi! Je ne peux pas déménager quant je veux, ou changer de voitures quant je veux!
  • Bah, je sais que Caro t’as proposé de partager son appart? Et je peux te trouver autre chose demain!

Argh, non. Je ne veux pas. Je lui ai dit que je ne voulais pas dépendre de lui, ou devoir me sentir redevable. Ce qui signifiait que je refusais. Pascal est revenu sur le fait que j’avais refusé de le voir, que puisque je n’avais pas proposé qu’il vienne chez moi, il avait proposé qu’on passe la soirée chez lui. Tout avait été non. Puis, il apprend que Steven, no problémo, lui, je voulais le voir.

  • De toute façon, j’ai compris. Toi, tu peux faire des conneries, mais tu ne feras aucun effort pour te faire pardonner. Toi, si on parlait d’une voiture, tu ne changerais pas de voiture pour moi. C’est noté Jane. Très cool. J’ai compris. Bon, je te laisse.
  • Qu’est-ce que tu fais? On peut se voir?
  • Comme hier soir? Non, j’ai pas envi. Je suis attendu au club de natation cet après-midi. Mais, même, je n’aurai pas accepté de te voir, t’as qu’à voir ce que ça fait pour une fois, d’essuyer des refus en continue.
  • Pascal… Je… On se voit ce soir?
  • Je sais pas… J’ai déjà quelque chose…

Rhhho la vache! J’ai rarement entendu Pascal aussi furax. D’habitude, il passe dessus si facilement. C’était, je crois, la première fois qu’il me rabrouait comme ça. Je n’avais pas l’habitude. Arf, je ne pouvais pas laisser passer le week-end comme ça, il fallait qu’on se rabiboche. Par contre, je n’oserais pas lui proposé de passer à la maison!

Le reste de la journée, je me suis larvée à la maison. J’étais contente d’être toute seule chez moi. Demain, il y avait le coloc qui venait s’installer, et je n’avais qu’aujourd’hui pour profiter un peu. Zut, je me demande si j’ai vraiment envie d’avoir un coloc. J’aime bien vivre seule, seule. Je n’aime pas avoir quelqu’un d’autre dans ma sphère.

Le soir, j’ai été rejoindre Thomas et les autres, dans l’espoir de croiser Pascal. Je suis sûre qu’il se radoucirait en me voyant en chair et en os. Par téléphone, c’est toujours plus facile d’envoyer quelqu’un balader. J’ai affiché un grand sourire, fait semblant de m’amuser. A tout moment, je pensais voir Pascal passer la porte du bar. Mais niet. Rien. Pas de Pascal.

Vers minuit, j’ai commencé à me dire qu’il ne viendrait pas. J’ai pris mon courage à deux mains pour poser la question à Thomas. Non, Pascal ne voulait pas sortir avec eux ce soir. Apparemment, il avait prévu autre chose.

Flûte. J’étais sortie pour rien. Caroline m’a dit qu’elle était passée voir chez lui. Pascal était à la maison, en training. Il a dit qu’il la rejoindrait plus tard. Rassurée, je suis restée à continuer à faire mon cinéma de “bien-être”. A 1h du matin, j’ai compris qu’il ne viendrait pas. Caroline l’avait appelé, mais il n’avait pas répondu.


Caro et moi avons sauté dans nos voitures, direction chez elle. En fait, on voulait aller jeter un oeil chez Pascal. Après, je rentrerais chez moi. J’étais persuadée qu’il n’y serait pas, qu’il était sorti de son côté. Après discussion, Caro a décidé d’aller faire un tour du côté de chez Elodie, ensuite chez Maud, si Pascal n’était pas chez Elodie. Elle savait où il planquerait sa voiture, moi non.

J’ai laissé ma voiture devant chez Caro, et j’ai fait le reste à pieds. Il y avait de la lumière, mais les rideaux étaient bouclés. Impossible de voir dedans. En plus, j’avais peur que des voisins appellent la police pour leur dire que quelqu’un traînait sur la terrasse de leur voisin, en essayant de regarder à l’intérieur. Au mieux, je risquais de me faire arrêter parce que (for snooping) j’espionnais chez Pascal!! La honte.

Il y avait une voiture parquée devant la maison. Aucune idée à qui elle appartenait.

J’ai aussitôt appelé Caro pour lui dire d’arrêter de chercher. Pascal était bien chez lui, mais pas tout seul, et je ne savais pas quoi faire. J’ai donc attendu qu’elle arrive. Entre temps, si la personne inconnue sortait, je serais fixée sur son identité. Je priais même pour la voir sortir, partir. Ensuite, j’irai peut-être lui parler… J’avais la nausée tellement la boule que j’avais dans la poitrine m’étouffait. J’espère que c’était un copain, et pas… une fille!


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