179/2013 - Tracer "voir Jane"... (2)
Vendredi, 28 juin 2013 - 179/2013 - Tracer de sa liste à faire; “voir Jane”! - (2)
Je crois que ça fait 48h que je n'ai pas vraiment dormi... Ce qui se passe avec Pascal me dévore de l'intérieur. J'ai peur! Mais, je ne veux pas laisser la peur me faire perdre mon objectif. Je devais rester vigilante, avoir un coup d'avance, deviner ce qui se préparait, et parfois, ça marche... Comme ce soir!
Ha! J’avais raison! Pascal m’a appelée, en fin de journée, comme je my attendais. Il disait que finalement, c’était annulé avec le groupe pour ce soir. Je pense qu’il n’avait rien avec le groupe, mais qu’il avait rendez-vous avec Elodie, et il ne savait pas comment gérer, et il a utilisé le prétexte du groupe. Il ne s’attendait pas à ce que je lui demande de l’accompagner. En principe, j’allais voir ses concerts que s’il m’invitait. Dans de rares cas, j’avais accompagné Caro. Mais, d’après ce que je savais, Caroline ne savait rien pour ce soir. Elle avait pensé passer chez Thomas et retrouverait Pascal là-bas.
Pascal devenait de plus en plus secret, ce qui était des plus alarmants!!!
Il m’a donc proposé de sortir manger un truc. Je n’en avais aucune envie, mais j’ai proposé de le retrouver à la maison. Il avait d’abord dit oui, puis il a dû se rappeler que ses potes seraient tous chez Thomas, et qu’on risquait de devoir monter. J’ai très bien senti qu’il cherchait comment se tirer des flûtes, sans m’avoir dans les pattes. Alors, j’ai proposé de lui faire à manger à la maison. Chez Brian. Je détestais inviter quelqu’un chez Brian, sans son accord, mais pour Pascal, je voulais bien faire une exception.
Après le dîner, on est resté sur le canapé, dans les bras l’un de l’autre. Puis, Pascal s’est mis à bâiller. Horrible. Cela voulait dire qu’il s’ennuyait avec moi? Ou cherchait-il seulement une excuse pour partir?
Une bonne demi-heure après avoir commencé les bâillements, Pascal a émis son intention de rentrer. Il disait être fatigué. J’ai demandé si je pouvais dormir chez lui. Il a dit que ça risquait d’énerver Jess, sa femme, donc c’était mieux pas. Il savait très bien que je n’allais pas lui demander de rester dormir chez Brian. C’était déjà un évènement de lui avoir permis d’entrer chez Brian.
Je me suis jetée dans ses bras, je ne voulais pas le laisser partir. Je ne voulais pas le quitter. Quelque part, ça me faisait mal qu’il cherche à me quitter pour aller retrouver une autre femme. C’était blessant. J’ai proposé qu’on aille quelque part, ou rejoindre Thomas et les autres, que j’avais envie de rester avec lui. Pascal disait n’avoir pas l’intention de passer chez Thomas, il était bien trop fatigué. A court d’arguments, j’ai dû le regarder partir. Larguée.
Je l’ai suivi. Pas le choix. Je voulais être sûre qu’il rentrait et qu’il ne me racontait pas de conneries. J’espérais très fort qu’il ne mentait pas. J’ai cru que j’allais mourir au volant de ma voiture, les doigts serrés autour du volant, quant je l’ai vu prendre une direction différente, et non le chemin de sa maison. Mais, il ne s’était arrêté apparemment que pour acheter des clopes. Ouffff.
Pascal est rentré. Je me suis sentie super soulagée. Difficile de m’aventurer jusque chez lui, sans prendre le risque de me faire surprendre par Thomas et les copains. Mais! Mais, j’avais une bonne excuse, j’avais promis à Thomas de passer chez lui. Donc, j’ai sauté sur l’occasion. Je me suis donc enfilée dans le chemin pour aller me parquer devant la maison. Si Pascal était chez Thomas, j’aurai une bonne raison de lui coller au fesses.
Rhhh, l’empêche que c’était navrant de lui courir après de cette manière. Ridicule aussi.
En arrivant devant la maison, j’ai réalisé qu’il était presque 23h, et il semblait qu’il n’y ait plus personne chez Thomas. Aoutch! Et un taxi attendait devant la maison. Il y avait de la lumière chez Pascal. J’ai pensé innocemment que le taxi attendait Jess. J’ai parqué et j’ai sonné chez Pascal. J’ai pensé lui demander s’il savait où Thomas et tous les autres étaient. C’était aussi un prétexte pour le voir encore et une bonne excuse vis-à-vis de Jess.
J’ai pas tout de suite compris la tête que faisait Pascal. Je crois que j’ai dû pensé qu’il avait peur que Jess fasse une scène de me voir à sa porte. Mais ce n’était pas ça du tout. J’ai mis du temps à comprendre en constatant que Jess n’était pas là. Pascal s’était changé. Mais, ce n’était pas pour enfiler un training. Il semblait sur le point de sortir.
Puis… Lumière… J’ai enfin capté… J'ai compris... Le taxi, c’était pour lui… Pas pour Jess!
Pascal m’a fait entrer et a baragouiné quelque chose à propos du taxi qui attendait sa femme, mais qu’elle était déjà partie. Qu’il devait aller le décommander. C’est seulement en le regardant payer et discuter avec le chauffeur que mes neurones ont commencés à faire le tri des images, de sa tête quant il m’a ouvert, de son comportement, de ses vêtements, etc.
J’ai choisi de faire ma blonde, faire celle qui ne se rendait compte de rien.
Par contre, Pascal était de mauvaise humeur. C’était soudain. On avait passé une chouette soirée, et là, quelques minutes plus tard, le voilà grincheux. Je suis sûre qu’il savait que je n’étais pas stupide, mais, il doit penser que je croyais tout ce qu’il me racontait. Et pourquoi pas. Pascal pensait me faire fuir, mais j’ai joué l’innocence totale. Tout ce que je voulais, c’est être avec lui. Qu’importe qu’il soit de mauvaise humeur parce que je faisais capoter ses plans.
Son téléphone s’est mis à biper. Il ne savait pas quoi faire. Je savais qu’à un moment ou un autre, il finirait par répondre, qu’il chercherait à s’isoler pour parler à Elodie. Je n’allais pas le laisser me traiter comme ça. Elle n’avait pas le droit de se mettre entre nous, de chercher à me piquer l’amour de ma vie.
Elodie devait certainement savoir qu’on sortait ensemble, malgré ça, elle continuait à lui courir après. Donc, c’est chacun pour soi, que la meilleure gagne!
Pascal était vraiment grinche. Il cherchait vraiment à me faire partir en se montrant le plus désagréable possible. Ça me faisait de la peine. Me rappelant d’horrible et triste souvenir. Il a sorti l’excuse de la présence de sa femme, de sa fatigue. Je restais sourde.
C’était passé minuit, je pense qu’Elodie devait commencer à s’impatienter, elle n’arrêtait pas de l’appeler...