18/15 - Coupable sans raison...

Publié le par JaneDo

Mardi 28 avril 2015 - 118/15 - Coupable sans raison...

De ne pas lui avoir répondu de la journée d’hier, d’être rentrée après l’avoir vu tout faire pour renvoyer Caro, je me suis sentie coupable. Triste même. Coupable de l’avoir laissé m’attendre pour rien. Coupable de m’être laissée emporté par ma sensibilité du jour, et de n’avoir pas apprécier à sa juste valeur, le fait qu’il avait demandé à Caro de s’en aller. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle foutait encore devant sa porte?

Encore une journée tranquille sans Gis dans les pattes. Un bonheur total. Elle devait avoir des cours aujourd’hui, donc être là vers 23h. Elle n’est pas rentrée de la nuit. C’était tant mieux pour moi. Pascal a tenu à ce qu’on aille manger ensemble, mais, je voulais encore profiter de ma petite solitude encore un peu.

En fait, Gis n’avait pas pu aller à son cours aujourd’hui. Elle était restée sur Lyon. Hélas, demain elle sera là.


Mercredi 29 avril 2015 - 119/15 - Débile...

Bon, Dol en pleine démonstration de tragédie Grec veut que j'aille la chercher. Gis est au téléphone, et je me suis faite couler un bain... L'appartement était nickel, en 20 minutes après son arrivée, Gis a foutu le bordel; son bol par dessus le mien (hygiène), la place de travail entre l'évier et les plaques de cuisson dégueu, mal essuyé, ses assiètes non rangées, rhhhh... Je crois que je vais la gicler, j'en peux plus!

Donc, je saute dans mon bain un petit 1/4h, ensuite je file chercher ma copine... Donc ma soirée est cuitos! Je pourrais aller sur mon journal que beaucoup plus tard. Comme Dol a tendance à coller aux basques... beaucoup beaucoup plus tard! Pourquoi est-ce que je m'inflige ça!

Pascal m’a encore harcelée pour qu’on aille dîner ensemble. Hum, comment lui dire que j’avais le moral dans les chaussettes, sans lui dire pourquoi! Et je n’avais pas envie de parler du pourquoi, ni à lui, ni dans mon journal. Le simple fait d’y penser me désole.

Ce n’était pas seulement ce que mon neveu m’a dit qui me déprimait, mais aussi les tonnes d’idées confuses qui se baladaient dans ma tête; UK? St-Domingue? Une maison au bord de la mer en Espagne? Quelques jours avec ma copine Nicole? Mais alors? Je ne verrais pas Pascal pendant???

Argh... Comment faire ce que j’ai envie et en même temps, ne pas le perdre de vue? Il allait trop me manquer si je suis mes envies et que je pars m’isoler quelque part pour me ressourcer et peindre à volonté pendant 6 mois! J’ai donc réalisé que ce qui me déprimait le plus, c’était de me sentir «coincée».

Mon incapacité à vivre de manière aussi indépendante, comme avant me donnait l’impression d’être ligotée ici, pendue à attendre les quelques instants que je pouvais passer avec Pascal. C’était carrément débile! Oui, carrément stupide, parce que si une copine me racontait ça, je lui dirais qu’elle était une idiote finie de vivre sa vie en suspens à cause d’un mec!


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