18/2013 - Se faire jeter en beauté!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 18 Janvier 2013 - (18/2013) - Se faire jeter en beauté!

    Pascal a enfin eu la géniale idée de penser à m’appeler. Hélas, il n’était pas d’humeur à me raconter au téléphone ce qui avait conduit à mon exclusion de son univers. J'étais un petit peu dégoûtée.

    Ce soir, ils ne montaient pas au chalet directement, ils devaient se montrer à un anniversaire. Celui de la nana d’un de leur pote du basket. Elle avait loué un refuge. Ils pensaient pouvoir partir vers minuit, et certains iraient au chalet. Constat et déception, Pascal ne m’a pas invitée à l’anniversaire. C’est Caro qui l’a fait.

 
   Au contraire, Pascal m’a dit que c’était préférable que je n’y sois pas. Il a proposé qu’on se retrouve plus tard, s’il le pouvait. C’est le “s’il le pouvait” qui m’a fait accepté d’accompagner Caroline. J’avais l’impression que si je n’y allais pas, je ne verrais pas Pascal du week-end. Qu’il finirait par accompagner sa femme au chalet.

    J’ai raconté à Caro le message que m’avait laissé Jess sur ma boîte vocale. Elle a voulu l’entendre. Caro a écouté 2 fois le message, puis a eu un petit sifflement entre les dents; “Waouh, là, elle était vraiment de mauvaise”. Mais, elle n’a pas cherché à me décourager de l’accompagner à la petite fête.

    Pascal était assis sur le bord d’une table à mon arrivée. Nos regards se sont croisés, l’espace d’une seconde ou eux.    Il a aussitôt détourné le regard en restant totalement  impassible. Je ne saurai dire, s’il était content ou furieux, de me voir passer outre ses recommandations. Je n’ai pas osé aller lui dire bonsoir, et évité soigneusement de me retrouver face à Jess. Son regard assassin, m’a coupé l’envie d’aller les saluer. C’était peut-être mieux comme ça.

 
   Voir Pascal faire de petits bisous à sa femme, même sur la joue et son bras trop souvent autour de sa taille, me faisait bouillir. J’avais l’impression que mon coeur allait exploser de jalousie. Je suis restée sagement dans mon coin, à parler avec quelques copains du basket, avec des connaissances de cette chère Caroline. J’étais soufflée de voir avec quelle facilité, elle arrivait à discuter avec tout le monde. J’étais impressionnée. C'est fou comme elle se sentait à l'aise partout, j'aurai bien aimé être comme ça.

    De temps en temps, mon regard se promenait dans la direction où se trouvait Pascal. J’avais beau essayer de ne pas le regarder, ça ne servait pas à grand chose. Et pourtant, je ne pouvais pas passer le reste de la nuit à ruminer ma jalousie. Valait mieux que je rentre. Le regarder me donnait envie de pleurer.

 Thomas s’est installé vers nous, et après plus d’1h, Pascal est venu nous faire la bise. Il a discuté 1mn avec Adam et Thomas, puis il est retourné auprès de sa femme. Il nous a presque ignorée.

    En me faisant la bise, il m’a demandé discrètement de le retrouver à l’extérieur dix minutes plus tard. Impossible de tenir 10mn, je suis sortie aussitôt sous prétexte d’aller fumer. On pouvait fumer à l’intérieur. en plus, il faisait un froid de canard. Je me suis mise à l’abris au milieu des arbres, face à l’entrée. Juste assez dissimulée pour qu’on ne me voit pas.

    J’ai voulu sortir de ma cachette en voyant Pascal sortir, mais il n’était pas seul. Alors, je suis restée planquée. Je l’ai vu me chercher discrètement du regard, sans me trouver. Une couple l’avait suivi. Ils sont restés vers l’entrée à fumer, puis le type est retourné à l’intérieur, en laissant la fille dehors en compagnie de Pascal.

    Mes pieds commençaient à geler. Je ne pouvais pas marteler le sol, de peur qu’on m’entende. J’avais la folle envie de le planter là et retourner à l’intérieur. Mais, j’aurai dû sortir de ma cachette, et l’humiliation m’en empêchait. La fille à sorti de sa poche un bout de papier et l’a tendu à Pascal. J’ai compris que c’était son numéro de téléphone, quant elle lui a dit de l’appeler n’importe quand.

    Pfff, gonflée la miss! Est-ce que c’est moi qui suit vraiment coincée de chez coincée, ou les filles sont de plus en plus culottée?

    Estomaquée, j’ai vu Pascal lui rendre son billet, avec un petite grimace gêné, en lui disant qu’il n’était pas libre. Wow! Et bien, ça, si ce n’était pas une super gifle! J’étais sidérée et en même temps, super admirative. Même à cette distance, je pouvais voir qu’elle avait violemment rougi. Pascal fixait le papier, n’osant pas la regarder. Comme si elle n’était pas démontée par son geste, elle lui a dit qu’elle savait qu’il était marié, mais elle voulait quand même qu’il l’appelle. Elle aurait aimé le connaître mieux. Encore plus embarrassé, Pascal lui a assuré qu’il n’appellerait pas.

     Comme elle ne semblait pas vouloir reprendre son billet, il le lui a remis entre les doigts, en lui refermant le poing dessus. Glups, la honte! Waouh, j’étais fière de lui. Et en même temps, je remerciais le ciel qu’il ne m’ait pas traitée comme ça quant je m’étais jetée à sa tête!

     Cette fois, je crois que le message était passé. Elle a voulu savoir ce qui ne lui plaisait pas chez elle, etc. Apparemment, elle savait qu’il n’était pas un modèle de fidélité. Elle a même mentionné Caroline. J’étais soufflée qu’on ne me voit jamais, tout le monde désignait toujours Caro comme sa maitresse. Elle a tenté une dernière fois d’insister, mais voyant que ça ne servait à rien, elle est retournée à l’intérieur.

     Pascal a passé une main dans ses cheveux. Il avait l'air aussi embarrassé par ce qui venait de se passer et, pendant une bonne minute, il a semblé en pleine réflexion. Il s’apprêtait à retourner à l’intérieur quant j’ai réussi à attirer son attention vers les arbres.

      On n’avait pas beaucoup de temps, alors je n’ai pas pu lui dire mes pensées, à propos de la scène à laquelle je venais d’assister. Il ne m’en a pas laissé le temps. Rapidement, il m’a glissé une clé entre les mains, en disant qu’il devait rentrer. Pascal a voulu savoir si j’étais d’accord qu’on se retrouve vers 1h du matin à l’hôtel, où il nous avait réservé une chambre.

      On aura tout le temps de discuter plus tard. J’étais agréablement surprise!

    Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais plutôt à un petit “mieux pas que tu viennes à la maison”, mais pas à un rendez-vous! Heureusement, que j’avais pensé filer après l’avoir vu, de peur de devoir faire face à sa femme. J’avais les boules de devoir retourner dedans les larmes aux yeux, s’il m’avait engueulée d’être venue, ou demandé de m’en aller.

    De la tête, j’ai énergiquement approuvé. Ça l’a fait sourire, de ce petit sourire que je trouve proprement irrésistible. Ce qui m’a fait fondre, malgré le froid polaire. Avant de tourner les talons, ses lèvres ont effleuré les miennes, et il est parti aussitôt rejoindre la troupe.

    Les mains tremblantes, j’ai aussitôt envoyé un petit message à Caro pour lui dire que c’était insupportable de regarder Pascal avec sa femme, alors je préférais rentrer. Marcher jusqu’à la route m’a un peu réchauffée. Le taxi que j’avais appelé m’attendait au bout du chemin. Je me suis faite déposer à la maison pour prendre quelques affaires et ma voiture. Je n’avais pas pensé demander à quel nom il avait réservé la chambre, mais j’ai pensé que ce devait être au nom de Michael Webb. J’avais raison.

    Pendant que j’enfilais mes affaires dans mon sac de sport, Pascal m’a laissé un message pour me dire que, Michael nous laissait son appartement, et qu’il irait à notre place à l’hôtel pour le week-end. Je trouvais ça trop cool. Je devais donc laisser la clé à la réception de l’hôtel.

    Trop contente. Ça m’a fait comprendre, qu’on passait le week-end ensemble… C’était le bonheur!


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