20/2013 - Horribles doutes!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 20 Janvier 2013  - (20/2013) - Horribles doutes!

    Waouh, j’étais si impatiente de voir Pascal. Je m’étais précipitée pour l’attendre chez Michael. Etant en avance, j’avais même pris le temps de me plonger dans un bain chaud. S’il arrivait entre temps, il me rejoindrait. J’avais allumé des tonnes de bougies un peu partout. C’était romantique. Après le bain, j’ai éteint une partie des bougies et même mis des dessous sexy. Pourtant, ce n’est pas trop mon truc.

    1h30 du matin, personne…

    Je ne me suis pas vraiment inquiétée, Pascal avait simplement un peu de retard. A 2h du matin, l'angoisse a commencer à me submerger. Peut-être qu’il avait trouvé cette solution pour me faire partir de la fête, et n’avait aucune intention de venir? S’il ne venait pas, j’allais vraiment flipper. Impossible de l’appeler sans que sa femme ou ses copains s’en aperçoivent. J’aurai l’air idiote.

    Peut-être qu’ils savent, qu’il m’avait fait miroiter un rendez-vous pour m’expédier loin du refuge. Ils devaient bien tous rigoler.

    Wafff, impossible d’empêcher ma tête de partir dans des déductions débiles. En même temps, je ne pouvais pas l’imaginer me faire ça. 3h du matin, toujours pas de Pascal, et pas de messages. Je commençais à me sentir seule et perdue. Et à me poser des tonnes de questions. Heureusement, après m’être sentie désolée pour moi-même, idiote, et pleuré un bon coup, j’ai fini par m’endormir, étalée au milieu du lit, toute habillée…

    C’est atroce comme je me sens tout de suite terrifiée, si les choses ne se passent pas comme je l’avais imaginé.  Toujours aussi terrifiée de perdre cet homme. C’est terrifiant d’aimer autant quelqu’un.

    Mais, Pascal n’avait pas cherché à m’éloigner, il avait seulement pas vu le temps passé. Il avait tout honte. Ça m’a un peu froissée qu’il ait pu m’oublier, oublié que je l’attendais. Mais, je ne lui ai pas montré. J’étais rassurée qu’il soit enfin là. Il a avoué qu’il s’amusait bien, et que sa femme ne voulait pas rentrer. Pour éviter de s’engueuler en publique, il ne lui avait rien dit, et attendait seulement qu’elle veuille bien rentrer. Il avait décidé de filer après l’avoir déposée à la maison, c’est tout.

    Je l’ai entendu arrivé, mais j’ai continué à faire semblant de dormir. Je l’ai vu me regarder en souriant à travers mes cils, s’approcher du lit. Avec un regard adorable, rempli d’amour, il a passé ses mains dans mes cheveux. Mais, j’ai continué à jouer l’endormie. Il s’est déshabillé, puis s’est faufilé dans le lit près de moi. Je savais qu’il ne me laisserait pas dormir, qu’il me réveillerait. Et c’est ce qu’il a fait avec beaucoup de délicatesse.

    Penser à ce moment là me fait encore frissonner de plaisir. Comme je l’adore!

    Mouai, je sais, il ne me faut pas grand chose, pour tout lui pardonner. Pour me sentir heureuse, comblée. Mais, pour ma défense, il n’y a personne qui sait m’aimer, mieux que lui. Personne qui sait être aussi doux, me faire croire que je suis la femme la plus sexy du monde. Personne qui sait me faire me sentir aussi désirée. Impossible de lui résister, je me suis laissée fondre entre ses bras.

    Malheureusement, il ne pouvait pas rester, sans s’attirer des ennuis. Et rester là sans lui, impossible. Je me sentirais trop seule. Après avoir tout remis en place, je suis rentrée le coeur battant encore à la folie, le sourire aux lèvres. On se retrouverait là ce soir, vers 20h, alors, je n’étais pas triste, mais plutôt impatiente.

    J’avais ma journée pour moi. Pas grand chose à faire. J’étais crevée. Pascal avait remarqué mes yeux rougis, il a su que j’avais passé une partie de mon temps à pleurer en l’attendant. Il a voulu savoir pourquoi. Je n’ai pas pu lui raconter les horreurs qui m’avaient traversés l’esprit. J’aurai eu trop honte.

    On a mangé devant la cheminée. Pascal nous a commandé chinois. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander, ce qu’il avait trouvé comme excuse pour être là. En haussant les épaules, il a raconté à Jess, qu’il sortait avec des copains. Il a dit que la prochaine fois, il prétendrait devoir jouer avec le groupe à l’extérieur, comme Zurich par exemple. Il savait qu’elle ne le suivrait pas, s’il allait si loin.

    On s’est larvé toute la journée, passant le plus clair de notre temps à faire l’amour… C’était si bon, si agréable. Je me sentais à nouveau vivante. Exister.

    Michael l’a appelé, pour lui dire que Jess avait essayé de savoir s’ils étaient ensemble. Elle a laissé un message sur sa boîte vocale. Il avait préféré ne pas lui répondre. Petit problème, s’il sortait ce soir dans les mêmes bars, elle allait forcément voir qu’ils n’étaient pas ensemble. Pascal lui a alors dit qu’il ne l’avait pas pris comme alibi, qu’il avait juste mentionné des copains, sans lui préciser qui.

    Cette fois, il a dormi avec moi. Il a éteint son natel pour ne pas avoir à répondre à sa femme. Ou à Thomas.

    Le dimanche, on est sorti se promener au bord du lac, malgré la neige. Il n’y avait personne. Ça aussi, c’était super agréable. Puis, on a pris notre petit déjeuner dans un petit The-Room qu’il connaissait. Après avoir pris ce bol d’air, on est rentré se larver chez Michael.

    On a beaucoup parlé. J’ai osé lui raconter certaines de mes angoisses, de mes doutes. Pascal m’a rassurée. Il n’avait aucune intention de nous séparer. Il avait regretté ce qu’il avait dit l’autre fois. Il ne voulait pas que je balise sur ça. Il m’avait juste dit ce qui se passait dans sa tête, et ce n’était pas pour m’inquiéter. J’ai compris pourquoi il parlait plus volontiers avec Caro, parce que moi, je prenais toujours les choses à la lettre. J’avais tendance à tout voir en noir.

    J’ai regretté de lui avoir raconté mes peurs. Je l’ai alors encouragé à me parler, que j’essayerais de ne plus me faire aussi peur. Que je voulais qu’il partage ses idées avec moi. J’ai préféré ne pas mentionner Caroline.

    Vers 19h, on est rentré chacun chez soi. Je savais qu’il allait s’en prendre plein la tête. Il ne devais pas détaler le week-end, sa femme le prendrait mal. Mais, j’étais quand même contente de l’avoir vu, d’avoir passer ces moments avec lui. C’était rassurant de savoir qu’il le voulait aussi, et qu’il était prêt à faire des folies pour être avec moi. Je m’en suis voulue d’avoir douté de lui.


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