180.2 - Enfin un baiser... miam miam
Il est extrêmement rare que je ne prenne pas ma voiture, mais ce soir, j'ai fait une exception. Je n'aurai jamais eu, de toute façon, le courage de rejoindre qui que se soit sans être accompagné... et je ne voulais pas que Pascal pense que je lui
courais après... hum!
De petites idées maquiavéliques trottaient dans ma tête. Je me disais que je ne devrais pas sortir. Il me chercherait du regard partout, et niet, pas de moi ;))) hihihi. La prochaine fois, ça lui donnerait la bonne idée de me proposer quelque chose, comme ça il serait sûr de me voir. Du coup, je n’étais pas très chaude pour aller rejoindre les potes parce que s’il était malin, il saurait ou me trouver, du coup mon plan tomberait à l’eau.
Pendant la soirée, Pascal m’envoyait des petits sms pour me demander où j’étais. Je trouvais quand même très chou ces petits messages. Chou aussi qu’il continue malgré mon manque de réponses.
Jeudi soir, on avait passé un chouette moment ensemble. C’était vraiment cool et tout... alors je ne comprends pas pourquoi il n’a rien proposé... ou carrément, je me faisais des idées!!! J’ai appris qu’il était dans la décoration d’intérieur. Je crois que ses parents ont de l’argent. Aucune idée s’il a des frères et soeurs. Je l’imagine fils unique. Ses yeux verts et son regard ont souvent l’air sérieux malgré ses sourires. Je n’ai pas osé lui demander s’il sortait avec Barbie. De plus, à ma décharge, je ne savais plus son nom et je ne voulais pas qu’il sache que je l’avais surnommée Barbie!!!

Quant je suis arrivée avec Thomas, j’ai remarqué le léger froncement des sourcils de Pascal. Ses yeux verts ont pris un reflet métallique. Il m’a sourit puis s’est éloignés. Il m’a ensuite scrupuleusement évitée. Ca m’a rendue triste et j’ai dû faire un très gros effort pour ne pas le montrer.
J’avais tellement envie de sentir une connexion, d’entendre sa voie... Mais les choses se passent rarement comme on les rêves. Je regrettais furieusement d’être venue et ne rêvait plus que de rentrer. J’essayais de passer une bonne soire et de donner le change. Je me forçais aussi à ne pas regarder dans sa direction. Il n’était pas heureux de me voir arriver, ça c'est certain 
J'étais heureuse de rentrer en taxi. La solitude me convient bien. J'ai hésité un moment à aller rejoindre mes amis et faire la fête toute la nuit... mais comme je leur avais faussé compagnie, peut-être mieux pas!
Pascal ne cessait de me surprendre. Il attendait devant chez moi. La surprise était totale, et j'étais à 2 doigts de fondre en larmes de joie! J'aurai pu lui proposer de monter, mais avec mes 2 scouateurs... pas terrible, il s'en doutait bien.
Samedi fin de soirée... mieux que début!
Alors on a été se faire une petite ballade et prendre un café au Guacano. Puis marcher un peu au bord du lac.
Il a été droit au but et m'a demandé s'il y avait quelque chose entre Thomas et moi? Niet, rien, je confirme. Il m'a dit que Thomas est son meilleur ami. Il ne m'aurait pas proposé de prendre un verre jeudi s'il s'était douté pour Thomas. Failli m'étouffer. Non, non, il n'y avait rien de rien. S'il savait que j'avais accepté juste pour le voir... mais je n'ai rien dit. Thomas était son meilleur ami depuis toujours, ils avaient grandi ensemble et leurs familles étaient très proches. Quant on se balladait au bord du lac, il a passé un bras autour de mes épaules, en pote, mais arfff j'ai adoré ça. Il me traitait en simple amie, cela était plus qu'évident. Il m'a proposé d'aller chez lui prendre un café et traîner comme le week-end passé... J'hésitais, je n'avais pas envie d'être encore déçue, alors peut-être fallait mieux rentrer sur une bonne impression. Après tout, c'était aussi une façon de lui montrer que je n'étais pas rentrée plus tôt parce qu'il m'avait ignorée toute la soirée.. hum hum hehumm.
Sur le chemin du retour à la voiture, Pascal m'a pris la main... Si j'avais été un personnage de dessin animé, je l'aurai mis sur "pause" ,j'aurai sauter partout, fait une danse à la "Joey" complètement déjanté, l'aurait couvert de bisous (et là, vaut mieux qu'il soit sur pause hihihi) avant de lui reprendre la main toute calme et de le remettre en mode "play". Mais j'avais passé 30ans et, quant on a plus de 16ans, on ne fait pas des trucs pareils. On est calme et posée, hum! Alors j'ai fait comme si c'était tout à fait... normal, mais je jubillais de joie; "Il m'a pris la main, na na na, il m'a pris la main". il m'a... Bref, c'était chouette 
Il m'a ensuite raccompagnée à ma porte, on a encore papauté un peu en chuchotant, parce qu'il ne fallait pas réveiller tout l'immeuble. En partant, j'ai bien cru qu'il allait enfin... m'embrasser... il était à un chouilla de le faire. J'aurai dû en profiter pour lui sauter dessus... mais une jeune fille bien ne fait pas ça.. La prochaine fois, je m'assois sur "fille bien" et je lui saute dessus. Je ne le laisserais pas s'en tirer comme ça. Bon, peut-être pas quand j'ai 2 scouateurs à la maison??! parce qu'à part l'embrasser, une suite n'étais pas possible... quelle poisse! Il faut que je leur dise que "pension chez la peste" c'est over.
Bon alors j'accepterais d'aller chez lui... crap, et s'il n'essaie plus. J'étais tellement préoccupée par toutes ses pensées tout en enfilant la clef dans la serrure que je n'ai même pas réalisé qu'il était revenu sur ses pas. Je me suis retrouvée dans ses bras. C'était le plus parfait des baisers de toute la planète. C'était
AOUTCH
. Trop trop génial. Il embrasse comme un Dieu. Chaque milli-seconde est gravé dans ma mémoire. Sa main chaude sur ma nuque, sur ma joue juqu'au goût de ses lèvres, la douceur... C'était miam-miam. Si certains garçons auraient bien besoin de leçons, Pascal a écrit le manuel.
Puis, il a marmoné quelque chose comme il n'aurait pas dû sans avoir parlé avec Thomas... what??? Qu'est-ce que Thomas avait à voir là-dedans??? Thomas, mais Thomas rien du tout. C'était comme si j'étais "Au Pays Merveilleux de Candy" et qu'à travers la fenêtre je voyais un paysage de catastrophe. J'étais entre 2 mondes. Je n'avait pas encore attéri, les mots ne venaient pas. Je pouvais quand même pas me jeter à ses pieds et m'accrocher à sa jambe pour qu'il ne parte pas et qu'il m'explique! Avant que j'ai pu trouver quelque chose à dire, il avait filé. Ca c'était un atterrissage en catastrophe.
Mais bon, malgré tout, j'avais encore son baiser. Celui-là était gravé à tout jamais. Il n'était pas pédé, ça au moins c'était sûr. C'était meilleur que tous mes plats préférés réunis.
Si j'avais à choisir, je ne mangerais rien d'autre jusqu'à la fin des temps.