47 - Toujours Colère
Après la soirée chez un de mes potes, je suis rentrée m'enfermer à double tour à la maison. Grrrr... j'étais toujours en colère. J'en voulais à Pascal à mort. C'était complètement idiot, mais je n'arrivais pas à dégager cette sale humeur. On ne pourra jamais rattraper la soirée de la St-Valentin manquée quoi qu'on fasse. C'était notre 1ère, qui sait peut-être la seule et dernière St-Valentin et il s'était fait piéger à rester avec Jess. Iiiiiiahhh, j'avais envie de mordre, de me faire les dents sur quelque chose. J'étais colère et j'avais beau essayé de penser à autre chose, je n'y arrivais pas.
Layne n'avait lui au moins pas été aussi idiot. Quoi qu'il ait eu envi de faire, et malgré la chieuse que je suis, il a quand même sacrifié sa soirée pour la passer avec moi. Du coup, en plein délire, je ne lui en voulais plus autant, et j'avais même envie d'aller le retrouver tiens. Ce qui me mettait encore plus en colère, c'était que je ne pouvais pas le faire sans risquer de me retrouver denouveau dans la situation d'avant; pas pouvoir voir Pascal autant... Grrr... Du coup, je me privais de me faire plaisir pour laisser un espace pour Pascal qui n'en profitait même pas. Jess m'avait battu au poteau. Bien joué; 1 à 0.
Zut, j'étais verte!
Pour ne pas me laisser aller à risquer de prendre un appel de Pascal, j'ai coupé mon natel. Yipiii, un dimanche sans cette satanée sonnerie qui dérange à tous moments. J'ai essayé de me planter devant un film, mais rien n'y faisait, ma tête continuait son petit bonhomme de chemin à criser toute seule. Comme je ne pouvais pas me défouler en faisant un jogging d'enfer, j'ai fini par me mettre de la musique rock avec un casque, et je me suis défoulée à chanter et danser. Tout y avait passé, mais surtout de la musique de filles en colère; Pink - So What? et U & Ur Hand, 4 Non Blonds, Billy Idol - White Wedding etc en boucle (entendu sur un blog).
Après 2h de musique et de déchaînement corporel intense, j'étais épuisée.
Pour le plaisir, j'ai vérifié mon natel avant d'aller me coucher... Hum, Pascal a passé son temps à essayer de me joindre. Il n'avait qu'à s'occuper de Jess, moi, j'étais aux abonnés absents, toujours folle de rage! Thomas avait aussi essayé de me joindre. Ça m'aurait fait plaisir de le voir, mais il est un peu proche de Pascal, alors non.
Par contre, j'ai répondu au message de Layne. Il avait envi de prolonger la trêve et de me voir. Je me sentais assez d'humeur pour "an angry sex", alors je l'ai rappelé. Il devait être de sortie parce qu'on s'entendait à peine avec la musique autour de lui, mais il a dû alors voir mon message. C'était vraiment un message court; OK. Mais ça voulait dire ce que ça voulait dire. Il m'a renvoyé un message tout aussi court; "OK" après notre coup de fils où on s'entendait à peine.
J'avais 15mn pour virer mon training, prendre une douche et avoir l'air cool. Timing parfait. Au moins, je n'avais pas le temps de trop me poser de questions, ni de commencer à changer d'avis. Tant pis pour Pascal.
Je ne lui ai pas laissé le temps de parler. Dans ma tête, je me disais que je pouvais lui reprocher pleins de choses, mais, au moins, quoi qu'il ait été en train de faire et avec qui, il avait tout planté pour se rappliquer à toute vitesse. Il méritait une récompense et il l'a eu. Tous les bisous, tous les câlins que je n'avais pas pu donner à Pascal, c'est Layne qui les a reçu. Et j'en avais un paquet en réserve, sans le côté tendresse, j'étais trop en colère.
Toute la journée du lundi, je l'ai passé à regretter...
Malgré toute ma bonne volonté, je n'arrivais pas à décolérer. J'avais beau essayé de lui trouver toutes les excuses du monde. Pourtant, je savais que dans sa situation, j'en aurai fait autant. Je n'aurai pas pu laisser quelqu'un malade ou souffrant et partir m'amuser ailleurs. Pourtant, je revenais toujours à la même chose; c'était notre 1ère St-Valentin!
J'ai été prendre le café chez ma frangine, comme à mon habitude presque tous les lundis. Blablater avec ma soeur, enfin... elle blablate, moi j'écoute. Faire des bisous à mes neveux, qui poussent un peu trop vite. Je les adore ces petits monstres. L'après-midi, après la ballade de Maxou, j'ai bossé. Patricia n'était pas dans les parages.
En fin de journée, j'ai vite sorti Maxou encore avant la sortie des bureaux au cas où Pascal aurait la brillante idée de passer chez moi. Ça n'a pas manqué, j'avais bien fait. Smart que je suis ;)). Je ne lui ai pas ouvert, j'ai fait la morte. Avec un petit pincement au coeur, je l'ai regardé repartir cachée derrière la fenêtre.
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Toujours colère (47-16fév09-lun)