186/2015 - Triste, déjà dimanche
Dimanche - 5 juillet 2015 - 186/2015 - Triste, déjà dimanche
Jess qui devait dormir chez Thomas est partie juste après les feux d’artifices. Je ne sais pas si elle était fâchée ou non, je ne l’ai pas vue partir. Pascal avait été adorable avec moi toute la soirée. Moi, je me sentais mal à l’aise. Habillée casual, jean et t-shirt, alors que la plupart des autres filles avaient sorti le grand jeu; jupe courte, chaussures plates avec des lanières à la Romaine, qui mettaient en valeur leurs jambes, jupe porte-feuille, ou encore de petites robes légères qui dessinaient leurs formes. Je faisais un peu tâche je trouve.
A un moment de la soirée, Pascal avait été chercher des glaçons chez lui, et j’ai vu la miss Manuella se préparer à le suivre. J’ai été plus rapide. J’ai prétexté devoir utiliser la salle de bains et Pascal s’est demandé ce que je faisais sur mon ordi pour toujours l’avoir à porté de bras. Je me suis enfermée dans la salle de bains et mis en marche ma vidéo.
Pascal a chargé Michael et Paul de boissons. Surtout de la bière. Manuella s’est pointée alors qu’ils sortaient, Pascal était occupé à remplir une des glacières et elle est arrivée par derrière pour l’entourer de ses bras. Pascal l’a immédiatement rembarré. Il a demandé ce qu’elle faisait là, et lui a dit que j’étais juste à côté. Il voulait qu’elle s’en aille et lui a demandé de ne pas faire des trucs pareils, on pourrait les voir.
Manuella ne comprenait pas pourquoi il faisait tant d'histoires, ni ce que ça pouvait faire. Après tout, sa femme était là ce soir, et il avait passé la soirée à me laisser me jeter sur lui. Il lui a répété que sa femme et lui étaient séparé, et comme elle le savait déjà, j’étais sa copine. Presque en chuchotant, il lui a rappelé que j’étais à côté et qu’elle devait regagner la fête.
Manuella n'a pas voulu partir tant qu'il ne promettait pas qu'ils se voient lundi soir. Ha! Elle savait pour mon souper en famille???
Il y avait un monde fou à la fête. Je crois que presque tous les américains qu’ils connaissaient, ou avec qui ils travaillaient étaient à la fête. Certains étaient plutôt distants et ne se mêlaient pas facilement. Ils formaient une sorte de bande à part. D’ailleurs, la plupart de ceux qui s’étaient installés sur le bateau étaient des collègues, ou des amis des amis de ceux-ci.
C’était agréable de se lever le dimanche en sachant que Jess n’était pas là, pour me lancer des regards qui tuent. On a voulu déjeuner sur la terrasse, et on pensait pouvoir le faire en tête à tête, mais c’était sans compter ceux qui avaient dormi sur place. Thomas avait organisé un petit déjeuner en plaçant de longues table au milieu des tentes. Malgré le peu d’intimité, c’était quand même très sympa.
On a quand même dû rester avec tout le monde et traîner là jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus personne. Les quelques rares qui restaient étaient des amis proches et les fêtards avec qui on sortait régulièrement. J’avais la furieuse envie d’aller faire une sieste dans l’après-midi. Mais, la présence de Manuella m’a retenue. J’étais sûre qu’elle en profiterait pour mettre Pascal mal à l’aise. Alors, je suis restée près de mon homme, qui ne me lâchait pas d’une semelle d’ailleurs.
Vers 19h, on a mangé avec Thomas, Michael, Caro, Barby, Jess et Paul. Jess était arrivée avec sa copine vers 18h, c’est là que les derniers traînards sont partis.
Hier soir, Thomas m’avait dit qu’Elodie était venue avec son nouveau petit copain. Apparemment, elle est avec quelqu’un maintenant. Pascal avait été les saluer. Il avait fait la bise à Elodie et serré la main de son mec. Pascal n’avait pas l’air troublé, ni gêné. Peut-être qu’il en avait rien à foutre? Le mec à Elodie est... beurk. Un espèce de rasé tatoué! Ils ne vont pas très bien ensemble. Et question tendresse, il avait encore beaucoup de leçon à prendre.
Si on ne m’avait pas dit qu’ils étaient ensemble, je ne l’aurai jamais deviné. Quant je l’ai dis à Caroline, elle m’a fait la même remarque.
Après avoir mangé tous ensemble, je me suis sentie un peu gênée. J’aurai voulu demander à Pascal s’il voulait que je reste ou non. Apparemment, sa femme avait l’intention de rester, alors je ne savais pas très bien quoi faire. Pascal continuait à être tout câlin, comme si sa femme n’était pas là. C’était quelque peu embarrassant. Et une fois de plus, je me suis retirée dans ma coquille, et ne répondait que rarement à ses gestes d’affections. Coincée, je n’arrivais pas à être plus spontanée.
J’ai compris que Pascal voulait que je reste quant j’ai fait mine de vouloir partir. Il avait prévu une petite surprise. Jess n’avait pas l’intention de partir et Barby lui tenait compagnie, en me jetant des regards, qui signifiait clairement que je devais dégager. J’ai fais semblant de ne pas le remarquer. On a dû se les taper toute la soirée. Pour finir, comprenant que Jess ne partirait pas, on a décidé d’aller se coucher.
Pascal m’avait laissé planter 5mn avec les 2, quant j’ai cru qu’il était allé prendre une douche. D’ailleurs, Jess l’a suivi, en me laissant seule avec sa copine. On ne s’est pas adressé la parole.
En fait, Pascal avait pensé à une fin de soirée romantique à la lumière de bougies, mais comme sa femme n’avait pas l’intention de nous laisser profiter de notre soirée maintenant que tout le monde était parti, Pascal m’a embarquée sur le bateau.
Thomas qui était sur le bateau avec une fille, à déguster du champagne français a été viré sans cérémonie. Pascal a dit qu’il aurait dû y penser plus tôt, que c’était le seul endroit où on pouvait espérer avoir un peu la paix. On s’est installé sur le pont pour regarder les lumières de l’autre côté du lac, profiter de la tranquillité et du clapotement des vagues contre la coque, et de la légère brise qui venait de la France. C’était le meilleur moment de la journée.
On a dormi sur le bateau, et ça, c’était le pied! Le clou du week-end. Rassurée par la présence de Pascal, même si je n’avais pas les pieds sur la terre ferme, j’ai dormi comme un bébé.