185/2015 - Notre Fête... Nationale (1)
Samedi - 4 juillet 2015 - 185/2015 - Notre Fête... Nationale (1)
Hahhhh, je sentais que j’allais passer une très mauvaise soirée! Ça allait surement mal se passer. J’allais finir par partir en larmes ou un truc du genre. L’angoisse me trouait déjà l’estomac. Rhhh, ces temps-ci, je suis tout le temps angoissée. J’ai tout le temps la trouille. Je ne me sens pas très bien. Tout va mal dans tous les domaines de ma vie, et ça me fait frôler les abîmes de la déprime.
Après le départ de tout le monde, j’ai passé un moment sur les genoux de Pascal sur la terrasse. A l’intérieur, Jess s’installait dans la chambre à Pascal, et pas dans la chambre d’amis. Je pense que Pascal aurait dû dire quelque chose, mais il ne l’a pas fait. Comme s’il trouvait ça normal. Elle faisait tout pour me faire comprendre qu’elle était dans la place et que je devais m’en aller.
Je ne voulais pas lui donner le plaisir de nous voir nous prendre la tête à cause d’elle.
Pascal pensait que je restais dormir, mais après avoir confronté Jess pour le week-end passé, je préférais partir pour éviter de faire des histoires. Sans gêne, Jess a déclaré qu’il était clair que, le fait que Pascal me laisse de côté pour elle signifiait quelque chose. Pascal a serré les dents, il a vu que j’avais raison. Raison de me sentir vexée. En partant, Pascal m’a dit de prévoir de dormir là demain.
- J’ai cru qu’elle partirait jamais!
- T’es gonflée! Tu saura qu’elle dort ici demain! Alors tu fais comme tu veux; tu dors chez Thomas ou chez les parents.
- Oh arrête de faire ta mauvaise tête. Tu n’osera quand même pas me l’imposer tout de même?
- Demain, c’est un peu notre anniversaire et on reste ensemble. Je trouve que je suis correct et gentil de te laisser me déborder, alors que Jane pourrait se fâcher. Heureusement, elle n’est pas comme ça. Je ne laisserais personne nous gâcher ça. Pas même toi.
- Je t’embête... J’aime bien te taquiner. Tu prends la mouche si facilement!
Jess s’est radoucie et a changé de ton pour se faire plus câline. Elle a voulu le toucher et il s’est détourné. Pascal était énervé. Il se méfiait.
- C’était quoi ces allusions? Pourquoi tu as essayé de lui faire croire qu’on avait...
- Ahhh, qu’est-ce que ça peut faire? Ça n’a pas eu l’air de la surprendre. De toute façon, je n’ai pas menti, on a dormi ensemble.
- De la manière que tu as balancé ça, en jouant celle qui voulait bien corroboré mes dires, pour ne pas me contrarier, on aurait dit que tu mentais. Ne joue pas à ça. Je ne veux pas qu’elle pense ça.
- Arrête avec ça!
Pascal lui a demandé de mettre ses affaires dans l’autre chambre, il ne voulait pas qu’elle s’installe là, parce que demain soir, il ne voulait pas qu’on soit obligé d’attendre qu’elle dégage pour se coucher, ni qu’il soit obligé de se prendre la tête avec elle devant moi. Il avait bien remarqué son cirque pendant que j’étais là, il n’avait rien voulu dire, parce que ça aurait gâché le petit moment qu’on passait ensemble.
- Tu es trop nul! Si tu voulais pas qu’elle s’imagine des choses, t’aurai dû le dire quant elle était là. Faut croire que, quelque part, tu voulais qu’elle s’en aille, parce que secrètement, même si tu fais le fâché, tu voulais que je m’installe là, et tu voulais passer la nuit avec moi.
- Pas du tout... C’était sympa hier de discuter ensemble, non? Mais il a fallu que tu gâches tout avec tes sous-entendus.
Jess le regardait par en-dessous, un petit sourire malin aux lèvres;
- Tu ne veux pas te l’avouer Pace, mais tu m’aimes toujours. Je me demande si tu fais pas tout ça simplement pour me rendre jalouse. D’après ce que j’ai entendu, tu n’es pas aussi, collé-collé avec elle quant je ne suis pas là. Tu l’a trompes tout le temps.
- Je ne sais pas ce que tu imagines, mais t’as tout faux.
- Ah bon? Et Caroline? Mariella ou je sais pas quoi? Elodie? Maud? Natacha?
Pascal était sidéré. J’imagine que c’était Thomas qui l’avait mis au courant de ses frasques. Ni lui ni moi, n’imaginions qu’elle en savait autant sur sa vie! Je crois que Pascal a rougi.
- En tous cas, quant on était ensemble, tu ne m’avais jamais trompée... et tu veux prétendre que tu l’aimes? Et que tu ne m'aimes plus!
- Je l’aime Jess, quoi que tu puisses en penser! J’ai changé. A l'époque, j'étais naïf! Jane m’a fait découvrir d’autres choses, d’autres facettes... Et d’abord, ça ne te regarde pas.
Pascal transbahutait ses affaires tout en parlant. Jess a été obligée de l’aider à évacuer ses affaires. Il voulait se coucher. Quant il est sorti de la douche, sa femme l’attendait, assise au coin de son lit. Elle lui a demandé avec une toute petite voix, si elle pouvait dormir avec lui encore ce soir.
Elle essayait de jouer avec ses sentiments. Il manquait juste la petite larme pour l’obliger à la consoler. Pascal ne voulait pas. Il lui a dit qu’il aurait peut-être dit oui, s’il ne l’avait pas vue tout à l’heure, en train d’essayer de me faire croire qu’il s’était passé quelque chose. Alors elle lui a promis qu’elle ne dira rien. Pascal s’en foutait, parce que c’est lui qui me le dirait, mais il n’avait pas aimé son petit jeu. Si j’avais été différente, ça aurait pu mal se passer.
S’il acceptait, il lui a fait promettre de dégager demain soir. Pour avoir ce qu’elle veut, elle le lui a promis. Hum, elle se fichait de sa gueule, demain je pourrais parier qu’elle nous fera chier.
Pascal m’a alors appelé. J’ai mis ma séance ciné « appart Pascal » sur silence. Il voulait m’expliquer ce que je venais de voir. Me demander si ça ne me dérangeait pas; qu’elle avait promis de nous laisser tranquille demain soir. Je lui ai dis de faire ce qu’il veut, en tous cas, moi, ça ne me gênait pas. Et pour le rassurer, je lui ai dis que malgré les sous-entendus que Jess avait fait, je ne croyais pas qu’il ait couché avec elle. Aussi que; même si elle dormait ce soir aussi dans le même lit, j’avais confiance.
Après avoir raccroché, Pascal lui a dit qu’elle ne pourrait dormir là, que si elle promettait encore une fois de ne pas nous emmerder samedi soir, et seulement une fois qu’elle aurait déménagé ses affaires. Jess a souri. Elle était persuadée que Pascal était toujours à sa botte.
Elle est venue se coucher avec une nuisette sexy et transparent. Elle était à poil dessous. Hum, elle est bien foutue!
Ils ne sont pas endormi tout de suite, Jess a voulu en savoir plus sur moi. Elle ne comprenait pas ce qu’il faisait encore avec moi. Elle a tapé où ça fait mal, en lui disant que je devais avoir honte de lui pour ne pas vouloir le présenter à ma famille. Mais Pascal est surprenant; il me comprenait. Il était à peine plus vieux que l’aîné de mes neveux, il comprenait ma gêne.
Mathieu, mon ex, avait 15ans de moins que moi, et il avait souffert de la confrontation. Pascal savait que je ne voulais pas revivre ça, ni lui faire vivre ça. Jess a paru déçue de sa réaction.
Après c’était des tonnes de arrêtes. Dès qu’ils ont éteint, Jess a essayé de l’allumer. De le toucher, de le faire craquer. Elle voulait savoir pourquoi il pouvait coucher avec toutes ces filles et pas avec elle? Elle était persuadée qu'il en avait envi. Mais, Pascal n’a pas cédé. J’imagine qu’il en avait envie, ou peut-être était-il encore fâché à cause de ce qu’elle avait essayé de faire. Moi, j’étais fière de lui.
Samedi - 4 juillet 2015 - 185/2015 - Notre Fête... Nationale (2)
Samedi, je suis arrivée en fin d’après-midi. Il faisait encore une chaleur mortelle. La plupart se baignait dans le lac. Pascal et Thomas faisaient partie des baigneurs. De mon côté, il était hors de question, ieeeerk, que je pose le pied dans cette flotte. Je tremble rien qu’à l’idée de sentir toutes sortes de plantes dégueu me frôler le dessous des pieds. il n’y aurait pas assez d’eau dans le quartier pour me laver après. Brrrrh.
Je les ai regardé se baigner, s’amuser, mais je restais à bonne distance à discuter avec ceux qui n’avaient pas envie de se mouiller. Assez loin pour éviter que quelqu’un ait l’idée brillante de me jeter à l’eau. Caroline passait son temps à grimper sur le dos à Pascal, qui la foutait la tête la première dans l’eau du lac. Des frissons d’horreur me parcouraient le dos à l’idée d’avoir la tête sous cette eau!
Pascal est sorti pour venir me faire un bisou. Je me suis retenue d’avoir un mouvement de recul. Les plantes dégueu. Mais, j’ai gardé les lèvres serrés, Pascal avait mis la tête sous l’eau, et je ne voulais pas en avoir dans la bouche. J’étais tout de même un peu tendue, comment allait se passer cette journée. Je restais donc sur mes gardes, légèrement distante. Je ne voulais pas passer pour l’idiote de service.
Pourtant, très vite, je me suis sentie rassurée et confiante. Pascal restait près de moi. Il m’entourait de ses bras, posait son menton sur mon épaule, me faisait de petits bisous sous l’oreille.
Je ne répondais pas bien à ses attentions ou ses gestes de tendresses. Je ne voulais pas passer pour une idiote s’il m’abandonnait et allait s’amuser ailleurs, ou m’oubliait dans mon coin. Mais surprise, Pascal est resté tout le temps vers moi. Totue la soirée. Il m’a fallu plus d’1h et une discussion avec Pascal pour me détendre.
C’était un peu notre anniversaire et Pascal espérait qu’on passe toute la soirée collé l’un à l’autre. Ensemble. Il n’avait aucune intention de me laisser toute seule, et espérait bien que je dormirais à la maison ce soir. Et il avait l’intention de tout faire pour.
Je n’en demandais pas autant. Je ne voulais pas le priver de ses potes, le voir s’isoler de tout le monde parce qu’il pensait que c’était ce que je voulais.
Pascal a tenu parole; on a passé toute la soirée ensemble. On a dansé ensemble, rigolé ensemble avec ses potes, Thomas, Caro, etc. Main dans la main. Il était tendre, attentionné. Dès que je m’éloignais un peu, il se précipitait pour me rechercher. C’était chou, et finalement, je lui rendais spontanément ses baisers, me collait à lui sans gêne.
Jess a fait une ou deux petites remarques, mais j’ai zappé. L’attitude de Pascal me sécurisait. Manuella a essayé de profiter d’une de mes escapades pour s’attaquer à Pascal, mais il l’a envoyé boulé je crois. Aussitôt, il m’a rejointe et a voulu me raconter, mais c’était pas utile. Je l’ai fait taire d’un bisou.
Pascal était carrément parfait. Il se comportait en petit ami exceptionnel. Présent. Je ne méritais pas autant d’attention.
La fête était géniale, les feux d'artifices fabuleux, la bouffe fantastique; composée de hamburger, de steaks, T-bone steak, tout ça sur le grill, de chips (frites), toutes sortes de salades. Je me suis d’ailleurs tapée un steak énorme, un hamburger, et des frites. Il y avait un immense gâteaux rectangulaires pour le dessert avec le drapeau américain. C’était sensas.
Le bateau mouillait près du ponton. C’était sensé servir de dortoir en fin de soirée. Certains ont voulus regarder les feux depuis le bateau. Comme Pascal faisait sauter les charges avec Paul, je suis restée tout près. Quoique, j’ai toujours peur que ces trucs me viennent dessus et que je sois brûlée.
Après la soirée, après que la plupart des invités se soient écroulés de fatigue, on s’est installé un moment sur la terrasse. Deux copains à Pascal ont pris un café, parce qu’il voulait prendre leurs voitures. Mais, ils étaient passablement cuits. Alors Pascal leur à proposé de dormir dans la chambre d’amis. C’est comme ça que j’ai appris que Jess dormait chez Thomas.
Le jour commençait à pointer le bout de son nez. C’était dimanche. On a été se coucher, mais on n’a pas dormi tout de suite. Pascal avait d’autres idées derrière la tête. J’étais crevée, mais, l’amour avec lui, c’est encore mieux que d’être au 7ème ciel! Je suis incapable de lui résister. Et certainement pas ce soir. Avec les souvenirs, c’était encore plus fort.