192/2013 - Petit saut chez Thomas... croisé Pascal...
Jeudi, 11 juillet 2013 - 192/2013 - Petit saut chez Thomas… croisé Pascal!
Jeudi, j’ai corrigé 2 lettres pour ma frangine, comme hier soir. Le soir, vers 18h, j’ai passé 2 heures en FaceTime avec Brig, ma cops qui habite en Floride. Puis, 1h au téléphone avec Dol. Dol m’avait déjà appelé dans l’après-midi. Elle était chez sa copine coiffeuse et sa soeur gardait la petite. Elle voulait qu’on sorte prendre un verre. Pas question. Je ne sortirais plus en publique avec elle, ça c’est sûr. La dernière fois, c’était la dernière. Dol m’avait fichu la honte au Bleu. Alors finito.
Ce soir, j’étais raide, il a fait une chaleur mortelle aujourd’hui, et j’avais passé la journée à courir en ville. Petite pause l’après-midi pour donner ma tête à Léandro, mon coiffeur. J’ai coupé court. J’en pouvais plus de ses cheveux qui me chauffe la nuque. Avec mes cheveux frisés, c’est pire que porter une écharpe. J’ai gardé de longues mèches sur le front. Même ça, ça me semble trop. J’aurai dû y aller dare-dare et tout raser.
Léandro est pédé. Tout en s’occupant de mes cheveux, il n’a pas arrêté de me raconter ses frasques. Entre ses partouses, ses coups d’un soir, Léandro ne m’a pas épargné les détails. Carrément dégoûtant. Dégueulasse. J’arrive pas à comprendre ce qu’on peut aller biduler dans le derche de son partenaire.
Beurk. Léandro ne m’a pas épargné non plus, les nombreuses interventions médicales que comportent son train de vie; les infections, les complications pour aller aux chiottes et tout le reste. Ieeeerk. En l’observant, je me suis demandée dans quelle catégorie le mettre… Mec? Non. Fille? Carrément non. Alors quoi? Chose? Peut-être. Ce n’est qu’un outil utilisé pour la vidange de quelques pervers refoulés. Triste.
Pascal m’avait invitée à sortir prendre un verre avec lui ce soir, et j’ai refusé. Je savais de quoi on risquait de parler, et je n’avais pas encore les idées claires sur le sujet. Thomas m’avait aussi proposé de passer prendre un verre chez lui, ou il recevait ses potes. Je ne voulais pas vraiment, mais pour lui faire plaisir, j’ai fait un saut.
En passant, j’ai vu que Pascal était chez lui. Michael était avec lui. Pascal était en training, et n’avait pas l’air d’être sur le point de sortir. Ni même d’avoir l’air de passer chez Thomas. Pour montrer que je n’étais pas fâchée, faire comme si de rien, comme il savait si bien le faire, je suis passée en vitesse lui faire un bisous, avant de monter chez Thomas. Je lui ai fait exprès un bisou sur la joue, mais Pascal a pris mon visage et m’a embrassée sur les lèvres. Jeez, ses lèvres sont si douces. Arrrrh, j’aurai voulu rester collée, suspendu à sa bouche… Non non non, je ne dois pas me laisser tourner la tête aussi facilement.
J’aurai pensé, qu’après m’avoir vue monter, Pascal serait venu faire un tour… C’est ce qu’il aurait fait il y a pas si longtemps. Apparemment, je ne l’intéressais plus autant. Mais alors, pourquoi m’avoir embrassée sur les lèvres? Il pensait que j’allais redescendre vers lui ou quoi? Je ne suis restée qu’une demi-heure chez Thomas. Je crois que Michael a dû dire à Thomas que j’étais passée en bas. Probablement aussi que Pascal m’avait embrassée. Pourtant, Thomas semblait heureux de voir que je n’y étais pas restée vers Pascal. J’ai remarqué aussi que Thomas m’a regardé partir. Probablement pour vérifier si je ne m’arrêtais pas chez Pascal.
Je crois que je me suis foutue dans la merde. J’aurai voulu pouvoir repasser chez Pascal sans me sentir coupable. Mais, Pascal ne me l’avait pas proposé, donc… Heureusement, parce que je me serais sentie obligée de refuser pour Thomas. Grrh, pourquoi est-ce que je me fout toujours dans des situations aussi débiles? Pourquoi est-ce que je dois me sentir coupable? Pourquoi ne pas simplement faire ce que j’ai envie?
Ouais… et après, Pascal aurait été retrouvé sa Elodie? Je me serais sentie bernée. Alors, bon, la culpabilité a peut-être du bon.
J’étais contente d’avoir fait un saut chez Thomas. Il pensait toujours à me proposer des sorties, pas Pascal. Non, Pascal a l’air de croire que ça allait de soi. Quant on était ensemble, il pensait que c’était normal de se retrouver dans les soirées. Il en oubliait même de penser à me prévenir. Peut-être se reposait-il trop sur Thomas pour me transmettre les invitations. Ou peut-être est-ce moi qui attendait d’être invitée pour oser me montrer.