193/2013 - Terrible revers...
Vendredi, 12 juillet 2013 - 193/2013 - Terrible revers...
Quelques petites courses à faire avant le week-end, question de ne pas avoir à franchir les portes des magasins bourrés de monde, et faire la queue aux caisses. J’ai la chance de pouvoir faire ça la journée, quant il y a pas la foule, alors j’en profite. Ce soir, Thomas avait organisés la soirée dans le jardin chez lui. Je trouve que c’est une brillante idée. C’est plus sympa, et pour les inconditionnels de la baignades, il y avait le lac.
Pascal avait réitéré son invitation ce soir. Il me proposait d’aller dîner ailleurs, et si j’en avais envie, on pouvait revenir se mêler à la fête dans le jardin. Ça m’emmerdait un peu. Je ne crois pas que Thomas apprécierait de savoir que j’avais traîné avec Pascal avant, et me voir arriver avec lui, ne ferait que mettre de l’huile sur le feu.
Mais, j’avais envie de voir Pascal… Alors, j’ai accepté. Je ne suis qu’une faible femme amoureuse après tout!!
J’ai prétendu devoir rentrer me changer avant d’aller à la soirée chez Thomas. Je me sentais mal à cause de cette stupide rivalité entre Pascal et Thomas. Je ne voulais pas que Pascal m’utilise pour montrer à Thomas qu’il pouvait m’avoir quant ça lui chantait. Je pense que Pascal voulait prendre la température, savoir si j’étais sérieuse avec Thomas. Ou peut-être se rassurer, à savoir que j’étais encore toute folle de lui. Avec ses pensées sinistres, j’ai fini par rappeler Pascal et lui dire que je n’y arriverais pas pour le dîner. Que j’avais un truc familial. Donc, je le verrai à la fête chez eux.
J’ai proposé qu’on reporte à demain soir le dîner en tête à tête. Lui ai dit que ça me faisait plaisir de se retrouver que les deux. J’ai regretté aussitôt d’avoir été aussi loin. J’aurai dû me couper la langue, ou lui dire tout ça par sms. Je ne voulais pas qu’il puisse lire en moi comme à livre ouvert. Nul. Pascal a tout de suite été d’accord. Ouais, j’aurai dû retenir mon enthousiasme et ne pas trop m’exposer!
Quant je suis arrivée, peu après 22h, il faisait presque nuit, mais j’ai tout de suite aperçu Pascal, près de la pergola. Il discutait avec des copains. Thomas, était comme je m’y attendais, en train de faire les grillades, entouré d’une bande de copains. Il buvait une bière, avait le sourire.
C’est vrai Thomas était beau, grand, solide. Il me plaisait bien. Mais mon regard est aussitôt retombé sur Pascal. Lui, me faisait tourner la tête, mon coeur était en folie dès que mon regard se posait sur lui. J'ai des milliers de papillons dans le ventre quant je pense à lui. Pourquoi bon dieu!
Puis, j’ai vu Elodie. Elodie s’approchait de Pascal. Mon Pascal. Elle était avec une copine. Mon coeur loupait au passage quelques battements. Rien que de la voir, j’avais les vapeurs. La jalousie m’habitait comme un spectre maudit. Je ne contrôlais rien. Pascal leur a fait la bise, et Elodie s’est placée à côté de lui. Plutôt collée à lui. Leurs épaules se touchaient. Elle était plantée là, comme s’ils étaient ensemble. Ou c’était mes peurs qui l’imaginaient?
J’étais contente de mettre habillée en blanc. J’étais contente d’avoir mis une robe longe, ma vaporeuse jupe flottait autour de mes chevilles, on ne pouvait voir à quel pont je tremblais. Jess m’a attrapée par la taille pour me faire la bise. Elle arrivait de la maison. Heureusement, ça m’a distraite et m’a obligée à détourner mon regard fixé sur Pascal. Autant faire semblant de ne pas le voir. Il faisait bon, et la présence de Caroline me calmait.
Tout sourire, on a descendu les marches. Cette fois, c’était en direction de Thomas que je regardais. Mais, du coin de l’oeil, je pouvais distinguer les mouvements du côté de Pascal. Il m’a vue. C’est avec un immense plaisir que j’ai fait signe à Thomas, ignorant Pascal. De ne pas le regarder m’éviter une crise d’angoisse. Ça me permettait même d’oublier qu’Elodie était là. Et avec lui.
L’empêche, j’enrageais. Qui l’avait invitée elle? Pascal sans doute. Quant? Après ou avant que j’aie refusé d’aller dîner avec lui?
Je savais que ce soir, j’étais au top avec ma nouvelle coupe. Et cette jupe à l’espagnole m’allait particulièrement bien. J’étais bronzé, et j’avais même pris le soin de me maquiller avec soin. J’avais fait une french, qui soulignait à merveille la longueur de mes ongles. Je ne me faisais pas souvent les ongles. En général, un vernis transparent faisait l’affaire. J’aime être naturelle. Ce n’était pas difficile de remarqué que Pascal me suivait des yeux.
Exprès, je me suis mise de manière à être face à lui. Pourtant, je ne le regardais pas, faisant mine de ne pas l’avoir vu. De ne pas savoir qu’il était là, et de bien le supporter. Caroline était repartie pour se coller à ses basques. Ciel, comment faisait-elle pour le supporter? Je l’ai vu faire des gestes dans ma direction. Je pense qu’elle parlait de moi avec Pascal. C’est lui qui a fini par venir jusqu’à nous.
Le bras de Pascal autour de ma taille m’a fait l’effet d’une décharge électrique. Sa joue a effleuré mon visage alors qu’il se penchait pour me faire un bisou dans la nuque. Ha, il sentait si bon. J’espère qu’il n’a pas senti le frisson qui a parcouru mon corps. Il souriait, ses yeux lançaient des flammes. J’étais contente de le voir me couver des yeux. Ses yeux m’engloutissaient, me gobaient. J’ai jeté un regard discret en direction d’Elodie. Elle nous observait les lèvres pincées. J’ai pensé; “bien fait pour ta tête”.
J’ai senti une certaine tension chez Thomas. Il avait perdu le fils de la conversation avec ses copains et nous regardait ouvertement. Ça m’a gênée. Ce soir, je ne resterais pas chez lui. Je ne voulais pas qu’il s’imagine qu’on sortait ensemble, ou que j’avais des comptes à lui rendre. Pourtant, j’ai ressenti un petit serrement désagréable. Ça me faisait de la peine de le décevoir et de lui faire de la peine.
Pascal semblait prendre racine, alors Elodie a fini par oser venir se joindre au groupe que nous formions autour du barbecue. Elle a tiré sur le t-shirt à Pascal. Ça m’a énervée qu’elle s’incruste et que Pascal la laisse faire.
Mais en tout, la soirée à été une réussite. C'était vraiment sympa. Personne ne semblait vouloir partir pour aller se coincer dans une boîte de nuit, ou traîner ailleurs dans un bar ou autres. Tard dans la soirée, vers les 2h du matin je crois, les garçons avaient rapporté leurs guitares et nous jouaient des morçeaux connus qu’on pouvait chanter tous ensemble. C’était vraiment très sympa. Un moment, on a même, chacun notre tour, raconté la pire histoire qui nous était arrivé, ou les souvenirs, ou évènements qui nous avaient marqués.
Ça permettait de mieux se connaître, ou voir le parcours de certains. Même les failles.
J’ai raconté mes vacances en Espagne avec Moustique et le groupe de musiciens de Kirk. On était une bande d’amis, environs 15. On logeait dans la villa de 3 étages qu’occupait Kirk et ses potes musiciens; Galéo, Mozart (c’est un surnom, je ne connais même pas son vrai nom) et co. Entre parenthèse, Mozart était un vrai beau gosse et c’était aussi le copain à Martine aussi! Le 3ème matin à la villa, je me suis levée tôt. Je rêvais d’avoir un moment de paix avant la levée des troupes pour le déjeuner.
Avec passion, je m’étais installée sur un matelas gonflable au milieu de la piscine, mon livre du moment à la main. Il faisait bon, j’avais 2h à moi.
J’avais à peine lu 3 phrases, quant la propriétaire, qui habitait en haut de la villa s’est jetée à l’eau. Ben, mes 2 heures de paix sont tombés à l’eau avec elle! Ça a fait rire lceux qui me connaissaient depuis que je monte régulièrement au chalet à Gstaad. Ils avaient tous l’habitude de me voir me faufiler à travers le chalet à la recherche d’un coin tranquille, ou plantée sur mon ordi chaque soir avant nos sorties.
Vers les 3h du matin, Elodie est enfin partie. Je me suis sentie soulagée de voir que Pascal ne l’avait pas suivie. J’ai pensé qu’il restait pour moi. Ça m’a fait reprendre de l’espoir.
Vers 4h30 du matin, je suis partie à mon tour. Avant que Pascal ne décide de rentrer dormir, je voulais qu’il voit que je ne dormais pas chez Thomas. Thomas m’a accompagnée à ma voiture, cherchant à me faire changer d’avis. Je suis partie le coeur léger, même si je ne passais pas la nuit avec Pascal.
Mais, au bout de quelques kilomètres, les doutes sont venus me ronger l’estomac. Je tremblais un peu de retourner sur mes pas, de peurs que quelqu’un me chope en train de les épier dans le jardin. Vers 5h, je jour commencerais à se lever et ce serait difficile de se cacher. Mais, je voulais me rassurer et être sûre que Pascal restait dormir chez lui. J’ai pris une douche froide en constatant que Pascal n’était plus là. Il n’était plus dans le jardin. La voiture à Pascal n’était plus parquée devant la maison.
Frissonnante, transpirante, j’ai foncé chez Elodie…
Merde! Je n’arrivais pas à croire qu’il soit parti chez elle. Pascal a attendu que j’aie tourné les talons pour foncer chez Elodie? Je n’ai même pas pensé aller d’abord voir chez Caroline. Peut-être parce que je savais? Je devinais? Les doigts crispés autour du volant, je conduisais la tête bourrée d’images, de questions. Folle d’angoisse. Et peut-être un peu de rage. J’aurai dû rester, je n’arrêtais pas de me le répéter. Pourquoi avoir voulu faire la grande et partir? Stupide. Trop stupide. J’aurai dû m’en douter.
Akemi-sama doit avoir raison... Pascal doit être amoureux de cette fille pour courir chez elle, chaque fois qu'il en avait l'occasion! Je dois bien me rendre à l'évidence!!!